Le Potentiel érotique de l'opéra II (Le Retour)

Der Ring der Nebelungen, mise en scène de Frank Castorf
Dans moins d'un mois maintenant le site Duclock fêtera ses 10 ans. Une des entrées les plus consultées cause du potentiel érotique de l'Opéra, elle a été publiée en novembre 2010. Un peu de chair et de sang ont coulé sous les ponts depuis...

En 1981 la mise en scène au Palais Garnier (Paris) du Grand Macabre de Gyorgy Ligeti par Daniel Mesguich faisait scandale, pensez donc... on y voyait des figurantes entièrement dénudées. L'Opéra propose souvent des histoire de sexe et de crime. La danse de Salomé fait toujours son effet et ce sont maintenant les chanteurs et les chanteuses qui se dénudent. Dans le Ercole (Vivaldi) de John Pascoe, Hercule chante à poil.


Le ténor Zachary Slains dans Ercole de John Pascoe


Un des derniers pataquès en date est signé Frank Castorf à Bayreuth en 2013 avec sa mise en scène de Richard Wagner pour Der Ring des Nibelungen. Wagner aussi avec Olivier Py pour un Tannhâuser plutôt hot en 2005.


Tannhauser Olivier Py, 2005 (Photo : Ariane Arlotti)


Certains metteurs en scène font cycliquement scandale dans le milieu de l'opéra. Les commentateurs et la critique ont alors pour fâcheuse habitude d'éluder tout le reste du travail (chant, décor, mis en scène, orchestre). Calixto Bieito est un spécialiste de la chose. Son Lady Macbeth de Mtsensk de 2014 fait parler de lui, il contient entre autre des scènes de combat dans la boue et de cunnilingus.


Calixto Bieito, Armide, 2009

Notez que les romantiques ne sont pas les seuls à proposer quelques scènes érotiques, le baroque aussi réserve des surprises.





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