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Affichage des articles associés au libellé jazz

Mathias Heise Quadrillon, un groove sophistiqué

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Mathias Heise   Quadrillon est une formation de jazz danoise composée de Aksel Stadel Borum (batterie), David Vang (basse), Mads Christiansen (guitare) et Mathias Heise (harmonica et claviers). Les 8 compositions de l'album Quadrillon  (2022) naviguent entre jazz, funk et rock dans une fusion des années 2020. L'harmonica chromatique (qui n'est pas présent sur tous les morceaux) possède cette douceur de timbre délivrant des ambiances à la fois sophistiquées et intimes dans les paysages ouatés que dessinent les synthétiseurs et la guitare ; le tout est immergé dans un groove pas tape à l'oeil. Écouter Quadrillon c'est comme voyager à grande vitesse dans un véhicule légèrement futuriste et regarder le paysage par la fenêtre. L'album se termine dans une jam de big band avec des cuivres et s'inscrit dans la continuité des albums Sudden Ascent (2015) et Decadence (2017). Je n'avais pas réécouté le disque depuis un an ou trois et la redécouverte, au fil d...

Deep in the Earth High in the Sky, quelque chose de grunge

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 Le concert du trio Avice, Stewart et Taylor du 31 Janvier 2025  au Pannonica avait été un grand moment de musique, dans une ambiance qui m'évoqua la BO d'un polar urbain. L'enregistrement qui eut lieu par la suite au studio Sextan de Malakoff (Nantes) est paru en février 2026 sur le label  RogueArt . C'est peu dire que je l'attendais avec impatience. Et cette impatience n'a pas été déçue. Deep in the Earth High in the Sky  propose 12 morceaux de free jazz avec Aymeric Avice (trompette, flugelhorn), Luke Stewart (contrebasse, mbira) et Chad Taylor (batterie, mbira). Le trio crée des terrains granuleux, parfois visqueux et toujours organiques. Les paysages / images / scènes (rayer les mentions inutiles) qui se développent à l'écoute sont étirés par les effets de bouche, de réverbération et de distorsion de la trompette. La contrebasse et la batterie jouent aussi leur partition, tout le monde est à armes égales ; et les mbira adoucissent les dénivelés, ori...

Les disques du Vendredi, Miroslav Vitous, Suzi Quatro & Hellripper

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Le clarinettiste français Michel Portal et le batteur Jack DeJohnette nous ont quittés, mais il reste leur musique. Ici avec le contrebassiste Miroslav Vitous  en leader. Mountain Call est un recueil d'enregistrements sur quelques années. Parfois cinématographique, parfois intime, avec des réminiscences de Weather Report ... toute une époque. Au moment où j'écris ces lignes je n'ai écouté que deux titres du  Freedom de   la chanteuse et bassiste Suzi Quatro  qui sort aujourd'hui. Mais je pense que nous avons là un album de rock, de ce bon vieux classic rock qui permet d'affaler la journée. On vous en dira des nouvelles (ou pas).  Il en va de même pour  Coronach  de  Hellripper , le one man band écossais black metal (qui s'entoure de quelques invités). Dés les premières notes il vous emmène dans sa rage.  Emeric Cloche.

Les disques du vendredi, du jazz et du jazz avec John Zorn et le duo Blair / Huber

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Le printemps arrive et il va commencer avec deux albums cool et chaud. Du Jazz et du jazz. Sing Me Now Asleep , un nouveau John Zorn dans l'ample discographie du musicien américain. On retrouve ici le Gnostic Trio formé de Carol Emanuel (harpe), Bill Frisell (guitare) et Kenny Wollesen (vibraphone) auquel vient s'ajouter Ikue Mori aux machines électroniques. La musique est composée et arrangée par John Zorn. une oeuvre inspirée de la pièce de Shakespeare A Midsummer Night's Dream. Un album apaisant et minimaliste. In a New Order de Blair / Huber . Premier EP du duo de Frankfort (Allemagne) composé de Darius Blair (saxophone) et Niko Huber (guitare). Chaud et plutôt minimaliste là aussi. Ne cherchez pas le disque cela se passe sur les plateformes Bandcamp , Qobuz , etc. 14 minutes pour planer. Emeric Cloche.

Les disques du Vendredi : Neal Black, Kristina Reiko Cooper et Kristof Negrit

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Dans l'océan des sorties de ce Vendredi 13 Mars, tourneront, entre autres, ces trois albums de jazz, de classique et de blues.   Number 3 Monkey de Neal Black & The Healers avec un blues rock mené par la guitare de Neal Black. Comme le groupe Malted Milk dont nous parlions hier, Neal Black joue depuis une bonne trentaine d'années avec ou sans les Healers en mêlant avec un égal bonheur l'électrique et l'acoustique.  Hidden Legacies où la violoncelliste Kristina Reiko Cooper plonge dans les tourments du XXème siécle et propose un programme autour de Mieczysław Weinberg et Erich Korngold accompagnée par Constantine Orbelian et le Kaunas City Symphony Orchestra.  État d'âme de Kristof Negrit , premier album pour le batteur guadeloupéen avec un quartet (saxophone, piano, contrebasse, ka ). Intimiste, feutré et entraînant.

Les disques du Vendredi : Existance, Shai Maestro et Malted Milk

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Le groupe   Existance sort son 5ème album avec Wildfire,  une belle production claire et organique (enfin pas trop moderne quoi) qui met en valeur la basse et donne un agréable son de batterie. À ranger pas trop loin de Judas Priest et des années 80, en espérant les voir en concert du côté de Nantes... Découvert aux côté d' Avishai Cohen , ne passez pas à côté de  Shai Maestro  avec  the Guesthouse  un nouvel album en trio. En 2013 nous disions que "les compositions et le jeu de Shai Maestro se rangeaint dans les catégories limpide, dynamique, sophistiquée et complexe" , on pourrait rajouter aujourd'hui qu'il explorent un territoire à haute teneur cinématographique. Pour un cinéma intérieur. Malted Milk  avec  Time Out , le groupe nantais n'a de cesse de peaufiner son blues et sa soul made in L.A. Un disque de 30 minutes qui va coller au printemps qui vient.

Play de Theo Croker et Sullivan Fortner

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L'histoire dit que ces deux là - Theo Croker et Sullivan Fortner - se connaissent de longue date. Ils sont rentrés cette année en studio pour le label ACT afin d'enregistrer des standards de jazz... et le résultat ne leur à pas plu. Alors ils sont retourné au studio le lendemain, sans partitions cette fois-ci. Et ils ont joué. Play . Ils ont joué à jouer. Pas de tube, pas de bling bling, juste du jeu, des ambiances, une mélodie... et en route pour la musique. Voilà mon univers, fait voir le tien ... ... et ces deux lascars connaissant très bien leur affaire, le disque est une perle. Trompette veloutée façon jazz cool et pianiste qui rappelle, de temps en temps,  Morton Feldman ou Ran Blake . Play sera un des disques de 2025 et plus. Emeric Cloche. 

Luigi Grasso, deux faces

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 C'est Dantesca qui a fait suite à  La Dimora Dell'Altrove sur la chaîne Hi-Fi . De la m usique classique et du jazz, mais pas à la façon du West Coast. Non. Une musique classique plus âpre, moins easy listening ; avec toujours ce côté cinématographique ( Béatrice ). Un cinéma opéra, avec du Richard Strauss ( Salomé ) et du Kurt Weil ( Grandeur et décadence de la ville de Mahagony ). Et puis aussi Camille Saint-Saëns, Stravinsky, Ravel. Voilà pour la face A, une suite qui puise son inspiration dans  La Divine Comédie  de Dante.  Et côté Jazz ? La face B avec sa Manhattan Serenade . Il y a du saxophone et des cordes. Des phrases musicales qui peuvent pencher du côté de Charlie Parker, mais pas tout à fait... Bird à Broadway, sinon. Une composition et des ambiances plus classique avec des moments cinéma toujours ( Lonely Paris ). J'étais content d'avoir un whisky dans le gosier pour écouter cette face B. Deux faces, 31 minutes sans section rythmique et toujours ...

Luigi Grasso, que le film commence !

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Depuis mon fauteuil, je lance le nouveau disque de Luigi Grasso avec la télécommande. En ces temps modernes la télécommande de la chaine Hi-Fi c'est mon téléphone branché sur Qobuz. Il gère le son en High-Res grâce à un petit Octavio relié à l'ampli. Bref je lance le disque  La Dimora Dell'Atrove . C'est un film qui commence dans une ambiance étrange et familière. Un film aux allures d'années 50 avec un arrière plan West Coast Jazz. Je pense au symphonisme hollywoodien des films comme Laura , Forever Amber , The Bad and the Beautiful . Si des réminiscences de Stan Kenton et de Chico Hamilton me viennent en tête, elles sont torpillées par un côté free jazz comme avec cette clarinette à la Ornette Coleman ( Variazone II Primo Tema et plus loin Epilogo ). La Dimora Dell'Altrove est une suite, un moyen métrage de 38 minutes en compagnie de la  NDR de Hambourg . Et déjà je lorgne du côté des autres albums de Luigi Grasso, The Greenwich Session, l'invitation a...

Hiromi, la pianiste tout terrain

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Si tu es arrivé ici parce que tu cherches du piano tu vas être servi. Attention cependant, il ne s'agit pas d'un piano lounge à écouter en travaillant ou en bouinant je ne sais quoi... Non. D'abord il n'y a pas que du piano dans l'album Out There , la pianiste japonaise Hiromi est accompagnée et le groupe s'appelle Sonicwonder avec Adam O’Farrill à la trompette, Hadrien Feraud à la basse et Gene Coye à la batterie ; ensuite parce que les claviers (il y a aussi des synthétiseurs) de madame Hiromi sont endiablés. Je veux dire par là que tu ferais mieux de t'assoir dans ton plus beau fauteuil, de cesser ce que tu es en train de faire et d'écouter. Oui, juste écouter ce jazz-rock parfois contemplatif. Écouter le grand foutoir hypnotique et jubilatoire qui va se déployer dans ton esprit avec ce 13ème album... et puis danser peut-être, parce qu'Hiromi n'a pas oublié que le jazz peut se danser. Emeric Cloche.  

Maudlin of the well, avant et après garde metal death prog post rock

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La première fois que j'ai écouté l'album Bath de Maudlin of the well sur le réseau de streaming Qobuz je suis allé voir s'il ne m'avait pas mis sur une playlist. J'ai beaucoup aimé le début disons ambiant/prog de l'album puis quand il a basculé dans du death metal je me suis dis "Hey c'est bon ça aussi mais ce n'est pas le même groupe".  C'était le même groupe.  Un groupe éclectique et rock progressif où l'on croise un saxophone, une clarinette, un orgue, du synthétiseur, des bruitages, du growl, de la voix claire en plus de la batterie, de la guitare et de la basse. Tout cela avec la nette impression de se promener dans un livre de science fiction teinté de fantastique et de mystique. De ces bouquins où tout est possible avec des passages extravagants mais où l'histoire finit par retomber sur ces pattes. L'album possède une cohérence. Un scénario qui tient tout les morceaux entres eux. Une navigation entre le rock progressif ...

Jeong Lim Yang, la magie de l'évocation

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 Il y a des albums, dès les premières mesures, tu sais que ça va fonctionner. Synchronicity de Jeong Lim Yang s'ouvre sur une rivière de piano, un violon étrange et une basse ; la basse joue comme si c'était toi qui regardais le violon tournoyer sur la rivière. Tu es à la fois en train d'écouter la musique, de la regarder et d'être dans la musique. Synchronicity , le premier morceau possède la magie des mondes incertains et inachevés ; l'art des bribes musicales et de l'évocation. Il en va de même pour la valse à reconstruire ( Ordinary Waltz ), la langoureuse Morning Glory . La musique se fait parfois évidente, ainsi Salad for lunch évoquera un paysage bien campé - un restaurant par exemple - grâce à une basse au jeu traditionnel même si par petites touches le restaurant prendra d'étranges détours. Le morceau Weeping dream est un songe, une pastorale, un instant apaisé. Stimmung continue le rêve le transformant petit à petit en réalité avec un emballem...

Aymeric Avice, Luke Stewart et Chad Taylor, comme dans un polar des 90's

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  Vendredi 31 Janvier il fallait être au Pannonica de Nantes où Aymeric Avice (trompette), Luke Stewart (contrebasse) et Chad Taylor (batterie) ont proposé un set d'un peu plus d'une heure. Un groove du tonnerre avec un fort côté rock et noisy chez Aymeric Avice, jazz pour Chad Taylor et Luke Stewart. L'alchimie entre les trois musiciens prend parfaitement. Les morceaux ayant un côté musique de film on ressort de là avec des images plein la tête. Une tempête comme la bande son d'un polar des années 90 (enfin pour ce qui concerne mon imaginaire à ce moment là, des films comme Bad Lieutenant , Little Odessa , L'impasse , Lost Highway ...). Un plaisir explosif. Et pour notre plus grande joie, un album a été enregistré par le trio le Dimanche 2 février pour le label RogueArt au Studio Sextant à Malakoff (France). Nous restons à l'affût en attendant la parution de celui-ci. Photo : Superposition / Collage.

Passing time... Que nenni !

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Le disque Passing Time est sorti en 2024, mais il aurait pu être gravé dans les années 50 ou 60. Une foule de noms (et pas des moindres) se bouscule à l'écoute de l'album. Parmi eux Dexter Gordon, Stan Getz et Jim Hall, du haut vol. Rien de révolutionnaire en 2024, mais du bebop, du cool, de la ballade et du swing. Une foule de noms, mais pas tout à fait eux. Le quintettte a son caractère. La pianiste Jihye Im possède un jeu très clair et aucune comparaison ne me vient en tête à part et de loin Tonny Flannagan pour la délicatesse. Étrangement aucune des mélodies jouées ici n'est connue. Pas de standards, mais des compositions. Des nouveautés dans des structures et des tessitures qui sont comme une bonne vieille paire de chaussons. Un plaisir sans âge. Jeremy Sandfelder et ses musiciens font comme si le temps s'était arrêté et ils le font bien. Emeric  Cloche.  

Ari Karason fait penser à Sting

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 Le trompettiste islandais Ari Karason qui joue dans le Danish Radio Big Band de Copenhague, le Reykjavík Big Band de Reykjavík ou avec The Nordic Quintet sort un album sous son nom à lui. Melodies for us est ma première écoute d’album jazz millésimé 2025. Un jazz gentil et intimiste ; on l'entendrait presque susurer au creux de l'oreille avec sa trompette ( Untill The End of Time ). Les accompagnements - Eyþór Gunnarson , Petros Klampanis (claviers) et Jeroen de Rijk (percussions) - sont léchés. On pourra presque penser au Modern Jazz Quartet sauf que la trompette prend beaucoup de place par rapport à la rythmique. Le piano sur les duos ne risque pas de faire de l'ombre à la trompette même s'il est mixé assez fort. Un album pas solo qui serait solo en quelque sorte. On frise la musique lounge à la longue ( How Can You Mend A Broken Heart ). Mais l'album n'est pas trop long et swing même un peu sur la fin ( Me myself and I ). Le dernier morceau Shape...

Bitches Brew, Live Evil, Covenant & Symbolic

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    Il y a des correspondances entre l'album Bitches Brew de Miles Davis et disons Covenant de Morbid Angel . Comme pour les musiques issues du grand chaudron du métal extrême on n'écoute pas Bitches Brew comme on écoute une bonne vieille rengaine (enfin pas les premières fois). On n'écoute pas Bitches Brew n'importe quand, ni avec n'importe qui. En vérité on l'écoutera seul afin de ne pas ennuyer les autres. Et si on écoute "vraiment" Bitches Brew , alors il se passera quelque chose... comme une errance dans un jungle musicale moite et dangereuse, remplie de paysages dans le paysage. Comme pour le death metal il faudra accepter de pénétrer dans cette musique et se laisser absorber, submerger. Ensuite, une fois que vous serez sorti de là il sera temps d'aborder le Live Evil (toujours de Miles Davis) ou pourquoi pas Symbolic du groupe Death . En musique comme en littérature il y a des chemins d'écoutes qui finissent par former un parcours...

Avishai Cohen, le trompettiste

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  Il y a Avishai Cohen le contrebassiste et Avishai Cohen le trompettiste (et flûtiste). Il font tous les deux du jazz et les deux ont sorti un album en 2024. Deux disques excellents. Ashes to Gold (l'album Avishai Cohen le trompettiste) est une suite musicale en 5 parties. Une musique impressionniste dessinant des paysages évocateurs et complexes. Les tableaux se déploient avec la lenteur d'une promenade, mais aussi avec colère, parfois en tâtonnant. Les parties composant la suite (écrite en grande partie en Israël juste après le 7 Octobre 2024) passent par divers sentiments.  Une mélancolie certaine plane sur l'album. La musique française ( Maurice Ravel et l'adagio du concerto pour piano en Sol Majeur) y est aussi pour quelque chose. Il sert de liant pour aller vers la courte pièce The Seventh , composée par Amalia (la fille d’Avishai), une mélodie immédiate.  Le son ECM est là avec ce qu'il comporte de profond et de lissé. L'alchimie entre les musicien...

lennie's

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  lennie's est sorti ce vendredi chez Soprane Productions. Le disque a été enregistré à Paris en 2021 par Julien Reyboz et a été mixé par Paul Boulier . Le son du quintet est organique et s'inscrit dans la lignée de Lennie Tristano et du jazz des années 60. La rythmique est tenue par le trio Ariel Tessier (batterie), Blaise Chevalier (Contrebasse) et Jean-Christophe Kotsiras (piano) qui portent (et remuent) Ludovic Ernault (sax alto) et Pierre Bernier (sax ténor). Les deux saxophones permettent le contrepoint comme quand Lennie Tristano joue avec Lee Konitz et Warn Marsh . Partant de standards (pas vraiment reconnaissables pour les néophytes) et en gardant la trame harmonique des morceaux dont il s'empare, le quintet - avec le compositeur Jean-Christophe Kotsiras - transforme les mélodies ; tout en douceur (on est entre le cool et le bop). I Remember you devient Anamnèse . Sur Shinning les musiciens démontent puis remontent Everything I Love et ainsi de suite de...

Thom York fait son cinéma

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 (Bilingual review - English version below)  La jaquette de Kid A résonne avec une des images mentales que je dois à Abraham Merritt . Alors que je lisais réfugié au CDI du collège de La Rocale à Bon-Encontre une vision apaisante s'est imposée. Cette vision - un lac entouré de montagnes - ne m'a jamais quitté et reste, pour moi, un exemple de la puissance évocatrice de la littérature. Dans ce même album, Everything in the right place , est une de mes chansons rock favorites. Ceci étant dit je ne suis pas un grand fan de Thom Yorke que je trouve parfois un peu trop pleurnichard (mais pour ne rien vous cacher je ne suis pas un fin connaisseur de son œuvre). Dès le début de l'album Confidenza j'ai pensé à un mariage entre l'électro et la musique baroque. Même quand le chant arrive ce mariage tient. Nous ne sommes pas dans du Purcell , mais il y a quelque chose du XVIIéme siècle. J'ai aussi pensé à Marin Marais en plus lent, plus monolithique (écoutez donc le mo...

Red Hot & Ra - The Magic City by Meshell Ndegeocello

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 (Bilingual review - English version below)  La lumière tutélaire, séminale et cosmique de Sun Ra se déploie sur l'ensemble de l'album. À l'image de The Omnichord Real Book (sorti en 2023) -  qui déjà plongeait dans l'univers du jazzman philosophe cosmique - les compositions enregistrées ici sont des patchworks originaux, évocateurs et puissants. Red Hot & Ra - The Magic City de Meshell Ndegeocello accompagnée d'une multitude de musiciens est un voyage dans le temps autant que dans l'espace. Les gimmicks musicaux de Meshell sont là, se fondant avec un naturelle confondant - ce qui n'est pas étonnant si l'on y songe - dans l'univers de Sun Ra. La musique saccadée à laquelle la bassiste nous a de longue date habitué se fait juste un peu plus... planante. Space is the place ! La série d'enregistrements Red Hot sont issus d'une organisation américaine de lutte contre le SIDA. ____________________ Tutelary, seminal and cosmic's light ...