Luigi Grasso, deux faces

 C'est Dantesca qui a fait suite à La Dimora Dell'Altrove sur la chaîne Hi-Fi. De la musique classique et du jazz, mais pas à la façon du West Coast. Non. Une musique classique plus âpre, moins easy listening ; avec toujours ce côté cinématographique (Béatrice). Un cinéma opéra, avec du Richard Strauss (Salomé) et du Kurt Weil (Grandeur et décadence de la ville de Mahagony). Et puis aussi Camille Saint-Saëns, Stravinsky, Ravel. Voilà pour la face A, une suite qui puise son inspiration dans La Divine Comédie de Dante. 

Et côté Jazz ? La face B avec sa Manhattan Serenade. Il y a du saxophone et des cordes. Des phrases musicales qui peuvent pencher du côté de Charlie Parker, mais pas tout à fait... Bird à Broadway, sinon. Une composition et des ambiances plus classique avec des moments cinéma toujours (Lonely Paris). J'étais content d'avoir un whisky dans le gosier pour écouter cette face B.

Deux faces, 31 minutes sans section rythmique et toujours cette impression d'années 50.

Emeric Cloche.