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Affichage des articles associés au libellé art contemporain

Piotr Pavlenski : performance devant la Banque de France

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(photo : Sarah Constantin / twitter sarahconstantin) L'artiste russe réfugié en France  Piotr Pavlenski a fait une performance vers 4 heure du matin le 16 octobre Place de la Bastille. Il a aspergé d'essence deux fenêtres d'une succursale de la banque de France et a été filmé et pris en photo par quelques journalistes. Il avait déjà réalisé cette performance en Russie en mettant le feu à la porte de la Loubianka (siège de l'ex KGB maintenant siège du FSB). Arrêté avec sa compagne Oskana Chaligui ils ont été placés en garde à vue pour dégradations volontaires de biens par l’effet d’une substance incendiaire. La Banque de France annonce qu'elle va porter plainte. Piotr Pavlenski a publié un communiqué qui accompagne sa performance (le voici en entier tel qu'il apparait sur le twitter d' Inna Shevchenko qui relait le message) : Art contemporain et subversion est une discussion que nous avons parfois avec les amis. Il va être intéressant d...

Qu'est-ce que l'Art, Monsieur Tolstoï ? (Deuxième partie)

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Faune Barberini, fin du IIIème siècle avant JC. Voir aussi : Qu'est-ce que l'Art, Monsieur Tolstoï ? ( Première partie ) "Quand un artiste, dans les époques où l’art était universel, composait un ouvrage, — comme par exemple un sculpteur grec ou un prophète juif, — il s’efforçait naturellement de dire ce qu’il avait à dire d’une telle façon que son œuvre put être intelligible à tous. Mais quand l’artiste n’a plus travaillé que pour un petit cercle de gens placés dans une condition exceptionnelle, pour des papes, des cardinaux, des rois, des ducs, ou simplement pour la maîtresse d’un prince, il ne s'est plus efforcé, naturellement, que d'agir sur ces gens, dont il connaissait bien les mœurs et les goûts." Je ne suis pas sûr qu'il y ait eu un art universel et je me méfie toujours de ces époques mythiques où "tout allait mieux". Par contre l'artiste qui s'enferme dans un réseau et qui ne "répond" plus qu'à certaines personnes/...

Qu'est-ce que l'art, Monsieur Tolstoï ? (1er Partie)

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Dans Qu'est-ce que l'art (1931), Léon Tolstoï, après avoir donné quelques définitions d'esthéticien au sujet de la beauté, arrive à la conclusion que toutes les définitions proposées par les chercheurs s'articulent autour de deux principes opposés : - soit "la beauté est une chose qui existe par elle même, une manifestation de l'Absolu, du Parfait, de l'Idée, de l'Esprit, de la Volonté, de Dieu" ; - soit "la beauté est seulement un plaisir particulier que nous éprouvons dans certaines occasions (...) la beauté est une impression de plaisir personnelle"... et Léon Tolstoï propose de faire une distinction entre l'art et la beauté... Quoi que quelque peu daté et "sapé" par une certaine idée du "vrai christianisme" le livre et les réflexions de Tolstoï sont intéressants et assurément à discuter. L'art n'est pas la beauté "Pour définir une forme particulière de l'activité humaine, il est né...

Faites le mur / Exit through the gift shop

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Là dans mon fauteuil ce soir de réveillon, j’ai sans doute vu le film le plus malin depuis longtemps. De ce film, il vaut mieux ne pas savoir grand chose pour garder intacte la manipulation opérée, alors attention avant de continuer à lire ces lignes. LA VERITE ? Qu’est-ce que le street art ? Qui est Banksy ? Voici les questions que ce documentaire est censé poser par l’intermédiaire de Thierry Guetta, français expatrié aux Etats-Unis depuis les années 80, mono-maniaque de la prise d’images, cousin d’ Invader , cet artiste connu pour ses représentations du célèbre jeu en mosaïque posées un peu partout dans les villes du monde. Thierry Guetta, qui commence donc en filmant sa famille, en vient à s’immerger dans le monde du street art et se prendre de passion pour ces artistes, qu’il va rencontrer grâce à son fameux cousin. En guise de documentaire, on ne voit au final quand même pas grand chose si ce n’est des photocopies, des pots de colles, des toits et des murs, de toutes ce...

Jeff Koons dans la continuité d’Andy Warhol ?

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Jeff Konns, Jeff dans la position d'Adam , 1990 "Par son oeuvre Jeff Koons veut réduire les préjugés et équilibrer les contrastes charismatiques. Je crois effectivement qu'une utopie concrète était le fondement de la collaboration avec la Cicciolina. Lui seul, en tant qu'artiste pouvait s'approprier la "matérialité de la fiction" avec une star pornographique célèbre pour bien montrer que l'artiste ne fait rien d'autre qu'exprimer les images, les obsessions, les passions de tous les humains. Cicciolina était également importante pour lui parce que, outre son activité de comédienne, elle siège au parlement italien." extrait de Jeff Koons de Angelika Muthesius, Taschen, 1992. L'abandon de l'esthétique ? « Comme Duchamp, Warhol abandonne l’esthétique, il quitte son métier de dessinateur, renonce à la patte, au savoir faire à la main, et se consacre à l’Art. Sphère qui se dissocie des questions de goût, de beau et d’uni...

Jeff Koons, Equilibrium, la fin du monde ?

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Jeff Koons, Three Ball Total Equilibrium , 1985 "Les réservoirs sont d'ultimes états d'existence et pour moi, ils sont également le début de l'intelligence artificielle. A cause de la vibration, les ballons de basket bougent. Cela change le modèle de l'information communiquée entre eux. C'est le début des modèles de pensée indépendants." Jeff Koons dans Jeff Koons édité par Angelika Muhesius pour Taschen. Des ballons de basket en équilibre et immobiles, des équipements de plongée en bronze... Immobilité totale ou pas (il y a plusieurs séries de ballons de basket en équilibre) et équipements (on trouve aussi un tuba et un canot de sauvetage sur le même principe) comme des vestiges d'un monde lointain... Est-ce la fin du monde ? Les œuvres de Jeff Koons ont souvent besoin d'une fiche explicative avec extrapolation, Jeff Koons lui-même me semble parfois s'exprimer un peu comme Jean Claude Van Damme... Jeff Koons, Aqualung , 1985

Elvis Presley, Andy Warhol et Bob Dylan

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Andy Warhol, Elvis 1 & 2 , 1964 Elvis le chanteur, Elvis le cow boy et Elvis de Warhol... d'une sérigraphie trois coups. Il existe aussi des Single Elvis... l a répétition est une des obsessions de Warhol et on pourra croiser des Double Elvis et des Triples Elvis... Elvis Presley, un mythe traité comme une marchandise ? Une œuvre d'art industrielle. Andy Warhol, Single Elvis ,1963 Voici Andy Warhol avec Bob Dylan en 1965 devant un double Elvis... Notons au passage que c'est sûrement ce jour qu'Andy Warhol filmera Dylan en gros plan pendant 8 minutes alors que Bob fume dans un fauteuil (je n'ai pas réussi à mettre la main sur le film). Tout ça se passe à la Factory où Andy Warhol prit l'habitude de filmer les stars de son époque. Photo : Internet Plusieurs légendes tournent autour d'un de ses Elvis qui fut donné à Bob Dylan. Selon les versions Bob l'attacha à l'antenne d'une voiture avant de s'en servir de cible pour jouer aux fléch...

Andy Warhol : Occuper l'esprit

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"J'ai commencé ma carrière comme artiste commercial et je veux la finir comme artiste d'affaires... Je voulais être un homme d'affaires de l'art ou un artiste homme d'affaires... Gagner de l'argent c'est de l'art, travailler c'est de l'art et faire de bonnes affaires c'est le meilleur des Arts." (1) Pour Tunafish Disaster (1963) Andy Warhol répète des photos de boîtes de thon et des personnes que ces boîtes de thon auraient tuées par indigestion. Les visages sont placés à côté des boîtes qui les ont tués et la chose est répétée jusqu'à saturation. L'effet est assez choquant. Les grands médias et leur décompte constant de morts dans les catastrophes agissent sûrement en partie sur le même système de répétition saturation en variant leur sujet, cela marque et occupe l'esprit. Andy Warhol, Tunafish Disaster, 1963 Cet effet de saturation va permettre à Andy Warhol d'accoler son nom à Marylin, Coca Cola ou les soup...