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Affichage des articles associés au libellé cinéma

New Job, please accept

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Self Driver est un film réalisé avec une économie de moyen et une unité de lieu. Dis comme cela on ne sait pas trop où cela va nous mener, mais sachez que vous avez ici la possibilité de passer un agréable moment de suspense. Tout se passe dans une voiture, le protagoniste est un chauffeur VTC. En bon représentant du nouveau lumpenproletariat ubérisé, il accepte une nouvelle application mobile proposant des courses de nuit dans Toronto.  Se déploie alors sous nos yeux l'engrenage de l'ubérisation avec l'obéissance à l'application du téléphone portable, le besoin argent et les limites morales. On comprend bien vite où va en venir cette histoire, mais son côté halluciné (sans en faire des tonnes) n'est pas déplaisant. La nuit urbaine donne lieu à de belles lumières nocturnes et cette honnête production de série B canadienne n'est pas ennuyeuse. Le réalisateur  Michael Pierro  maîtrise ses images, il faudra juste soigner le scénario pour la prochaine fois, car même...

Tu as été mordue à la pleine lune, maintenant tu es poilue

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Au début de notre millénaire, John Fawcett et Karen Walton tournent un film au sujet de la puberté et de la lycanthropie. Ginger snaps parle de la transformation des corps et de l'arrivée des menstrues en faisant une analogie avec la lycanthropie. Ajoutons à ces thématiques la relation entre deux soeurs, le tout dans une petite ville du Canada. Les actrices Emily Perkins  et  Katharine Isabelle  incarnent avec brio ce moment compliqué de l'adolescence où désir, honte, émotions, pulsions, morbidité et vie en société s'affrontent.  Ginger Snaps se penche sur l'adolescence féminine en oscillant entre comédie horrifique (le rôle de la mère de famille notamment) et gore (avec des effets spéciaux organiques), c'est un teen movie qui peut devenir culte si vous le regardez au bon moment dans votre vie (et bon sang c'est agréable d'avoir des films cultes). Et si vous pensez que vous êtes trop âgé, sachez qu'il n'est jamais trop tard pour certaines choses....

The Undertaker, sauvé par la poésie

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  Au programme ce sera filles dénudées et filles mortes avec respiration bruyante de gros dégueulasse (comme dans l'iconique film  Maniac  de William Lustig sorti en 1980). Ce n'est pas la seule ressemblance avec le film de Lustig, on retrouve l'acteur Joe Spinell qui une fois encore brille par son jeu de pervers passionné. Joe (Roscoe) crève l'écran avec sa tête de saurien (il aurait fait un excellent profond dans une adaptation de Lovecraft). Un méchant qui possède quelque chose de Robert Mitchum dans  La Nuit du Chasseur  (Charles Laughton, 1955). L'actrice Rebecca Varon (Pam) tire aussi son épingle du jeu. Comme souvent avec ce genre de film un peu bancal et cliché, la poésie va apparaître au détour d'une prise de vue, d'un paysage ou, plus rarement, d'un dialogue. Le scénario de  The Undertaker  tient du  teen movie . Un bellâtre veut prouver à sa prof d'anthropologie que son oncle est un criminel.  On pourrait s'ennuyer beaucoup et l'on...

Le Berliner Philarmoniker sous le Troisième Reich

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En 2007, le réalisateur Enrique Sánchez Lansch revient sur la période 1933-1945 du Berliner Philarmoniker ; 2007 c'est aussi la date anniversaire des 125 ans du fameux orchestre allemand. Les musiciens qui témoignent semblent être comme en dehors de l'Histoire, ils se consacrent à la musique, tout entier à l'orchestre même s'ils voient les musiciens juifs partir... Furtwängler arrivera à en faire rester certains, ils semblait jouir d'un certain pouvoir et il est sorti la tête haute de son procès en dénazification. Les nazis partageaient des goûts similaires en matière de compositeurs, mais pas pour les même raisons. Les musiciens de l'orchestre étaient exemptés de service militaire et pouvaient voyager ; le Berliner Philarmoniker servira d'outil de propagande culturel. Dès le début les survivants le disent, cet orchestre n'était pas un orchestre de nazis, même s'il y avait des musiciens nazis parmi eux. L'orchestre continuera à jouer après l...

"Un parfait inconnu", entre biopic et fable

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Le film Un parfait inconnu possède un scénario étrange. En sortant de la salle de cinéma, je me demandais ce que des personnes qui ne connaissaient pas la vie et l’œuvre de Bob Dylan pouvaient penser de ce qu'elles venaient de voir. Un homme pas loin de moi a dit "ah oui, plus de deux heures quand même. Il y a quelques longueurs et c'est l'histoire d'un petit con." À part pour les longueurs, il y a du vrai là-dedans. Laissons de côté ce que l'on sait sur Dylan. Le film raconte l'histoire d'un jeune homme qui semble doué pour composer des paroles de chansons folk ou country ou rock... Les gens du sérail et de l'industrie musicale le prennent sous leur aile, ainsi qu'une fille et une chanteuse renommée. Le type, dont on ne sait rien du tout, n'est pas très loquace. Il semble surtout se consacrer à composer des chansons, ces chansons parlent du monde et parlent à beaucoup de personnes (des jeunes et des musiciennes, des musiciens et des vi...

La couleur tombé du ciel au cinéma

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Lovecraft est difficilement adaptable au cinéma. Sa manière de raconter une histoire ne se fait pas dans l'action ni dans la description de scènes faciles à filmer. "Les gens d'autrefois s'en sont allés, et les étrangers ne veulent pas vivre là." Ce genre de phrase est difficile à mettre en scène au cinéma. Et quand il décrit c'est souvent... indescriptible ; les images et les paysages convoqués par l'auteur sont grandioses, féériques et terrifiants, remplis d'effets spéciaux en quelque sorte. Sauf que la cervelle du lecteur n'a pas besoin de millions de dollars pour les créer.  Comment rendre à l'écran la couleur extra-terrestre de La couleur tombée du ciel ? Comment montrer l'indicible au cinéma ? Chez Lovecraft les histoires sont exempts de véritable héros et d'histoire d'amour. Elles se déroulent sur un temps long dans la tradition de l'histoire racontée au narrateur par un autochtone ; il s'agit souvent de...

Rambo et les violences policières

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Le déclencheur de la violence de John Rambo dans le premier film de la saga est l'humiliation et la violence qu'il subit de la part de la police lors de son interpellation.  La répression d'une manifestation contre la guerre du Viet Nam est à l'origine de la genèse du scénario de Fisrt Blood , le livre de David Morell ... Voilà ce qui dit l'auteur dans le Mad Movies consacré à Rambo :  "Près de 12.000 policiers de Chicago ont accueilli les manifestants anti-guerre. Ils ont foncé dans le tas, créant une véritable émeute, et ont assailli quiconque se trouvait sur leur passage, y compris des reporters de télévision réputés. La police était tellement incontrôlable que les manifestants sont devenus ultra-violents. Les forces de l'ordre frappaient aveuglément, en se fichant totalement que leurs actes soient diffusés en direct à la télévision. Soudain, je me suis dit : et si l'un de ces manifestants était comme ces anciens combattants en colè...

Michael Kohlhaas (Arnaud des Pallières, 2014)

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Au XVIème siècle les Cévennes sont une terre protestante. Victime d'une injustice un marchand de chevaux nommé Michael Kohlhaas refuse de se plier à l'abus que se permet un baron qui connaît du monde à la cour de Marguerite d'Angoulême.

The Witch (Robert Eggers, 2016)

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Au XVII ème siècle, une famille anglaise immigrée en Amérique du Nord est bannie de la communauté. Elle vit hors du village, seule, à la lisère d'une forêt. Un drame familial et historique.

Don't Breathe, La maison des ténèbres (Fede Alvarez, 2016)

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Halloween  approche, c'est le moment de regarder quelques films d'horreur et d'épouvante . Rocky, Alex et Money commettent des cambriolages ; un gros coup devrait leur permettre de quitter la ville de Detroit pour aller s'installer en Californie. Devrait...

All cheerleaders die (Lucky McKee et Chris Sivertson, 2013)

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Lucky McKee ( The Woman en 2011) et Chris Siverston ( The Lost en 2005) avaient eût l'idée de  All cheerleaders die en 2001 et tourné une vidéo, c'était un genre de délire, de blague adolescente... En 2013 - maintenant qu'ils sont devenus cinéastes - ils réalisent le film.

L'amour à la plage, Dj Duclock

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Depuis quelques temps je fouille de plus en plus du côté du cinéma muet.

Une étrange affaire (Pierre Granier Deferre, 1981)

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Louis est publicitaire dans un grand magasin. Quand un nouveau directeur arrive, sa vie change.

Qui a tué Ali Ziri ? (Luc Decaster, Zeugma Film, 2015)

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Luc Decaster réalise un documentaire sans voix off en prenant le temps de poser le décor et de laisser les gens s'exprimer. Une alternative salvatrice par rapport à beaucoup de documentaires où l'on nous dit ce que l'on voit et ce qu'il faut penser.

Halloween 5, La revanche de Michael Myers (Dominique Othenin-Girard, 1989)

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Comme pour les deux premier Halloween ( 1 et 2 ) le film commence à la fin du précédent. Les années 80 se terminent, et ce cinquième opus accentue le côté rock et sexe pour faire basculer un peu plus la franchise dans le teenager's movie.

Stung (Benni Diez, 2015)

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Le film de bêbêtes qui tuent les gens est un des sous genre du cinéma d'horreur et d'épouvantes. Certains de ces films sont des classiques ( Les Oiseaux , Les dents de la mer , La Mouche ...), ils ont engendré de nombreux petits, que ce soient avec des animaux ou des insectes , ça trucident depuis de nombreuses années et avec plus ou moins de bonheur.

Turbo Kid (Anouk Whissell, François Simard et Yoann-Karl Whissell, 2015)

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Au pays enchanté du post apocalyptique Turbo Kid passe comme une comète à la fois tenace et fugace. Fugace, oui, parce que le film n'a pas de distributeur alors qu'il cartonne dans les festivals.

German Angst (anthologie cinematographique, 2015)

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German Angst propose une séance éprouvante non dénuée d'une certaine poésie, qui amènera à débattre autour de la peur, de la violence et des rapports humains. Pour public averti... 

Deathgasm (Jason Lei Howden, 2015)

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Sur le programme de la 7ème édition du festival de l' Absurde Séance il y a marqué " Deathgasm : amateur de métal, hard-gore et comédie bien saignante, ce film est pour vous !" 

It Follows (Robert Mitchell, 2014)

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Voilà encore un film manqué lors de sa sortie en salle... c'est le genre de chose que tu sais très vite en voyant la qualité des images. Dès les première minutes devant ta télé tu te dis : faut voir ça en grand pour être convenablement enveloppé dans l'histoire.  Une histoire d'angoisse et de traque. Une allégorie de la fin de l'innocence, de la prise de conscience de   la vanité , et de la mort qui vient .