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Affichage des articles associés au libellé De la musique dans les bouquins

La musique adoucit les moeurs

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La Médiathèque Jacques Demy propose dix panneaux d'exposition qui font un focus sur le rock et la littérature : Luc Baranger, Yasmina Khadra , Oppel & Dorison, Philip K. Dick, Roland C. Wagner, Mo Hayder , Fred Gevart, Jean-Paul Jody, Cathy Unsworth et Marc Villard en compagnie d'Alice Cooper, Led Zeppelin, Baaziz, les Smashing Pumpkins, Nick Cave & the Bad Seeds, Elvis Presley et quelques autres enragés de la guitare. Les chroniques du Dj Duclock regroupées sous le titre La musique adoucit les mœurs , sont parues dans le magazine L’Ours Polar (initiateur de cette exposition, et disparu entre temps) et continuent dans le magazine L’Indic . En prenant à chaque fois pour base un auteur et son roman, cette série propose de visiter les passerelles qui existent entre le livre et la musique... Mon sac de sport était dans le coffre alors que je descendais la 13ème Rue. Bob "Here" officiait comme DJ sur HFS et débitait des idioties postpatchouli. J'intro...

Le Commisaire Llob, raï, berceuse kabyles et chaâbi pour l’Algérie (Article paru dans L'Ours Polar n°37/38 de Juillet 2006).

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Sûrement que l’Algérie a besoin de rêver… Alors, le commissaire Llob enfile son costard fripé. C’est un genre de nouveau chevalier, un pourfendeur d’injustice, un redresseur de tord qui bataille pour son pays et la justice. A travers son personnage, Yasmina Khadra (derrière ce pseudonyme se cache un ancien officier de l’armée Algérienne qui a servi durant la guerre contre le GIA, il vit actuellement dans le Sud de la France) raconte l’Algérie, Alger, la corruption, les intégristes, les magouilles des grosses fortunes qui tentent de tirer à eux la couverture abandonnée par le socialisme… Le commissaire Brahim Llob fait un peu penser à un Marlowe algérien. Comme Chandler, Yasmina Khadra fustige les politiques, les grosses fortunes, et les petites frappes à leur solde, tous enfoncés jusqu’au cou dans le corruption. Il raconte le désenchantement d’un pays à qui l’on a volé sa révolution. Avec les intégristes en menace constante, suppôt des maffias politico financières. Llob, héro fatigué...

Alain Gerber, Miles, Fayard

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Le personnage de Miles et le processus de création sont au centre du bouquin. Et sa façon d'aborder Miles sous forme de témoignages racontés à la première personne est bien réussie, avec de bons changements de style suivant qui cause... Le personnage de Philly Joe Jones en frapadingue de momie et de vampire est particulièrement bon, celui Jimi Hendrix aussi. Bien sûr il s'agit d'icône, de genre de "faux témoignage" ; comme le rappelle Pincio au début de son très bon " Un amour d'outremonde " : "la vérité biographique n'existe pas" (il est comme ça Pincio, il te pond un roman sur Kurt Cobain - remarque il en a bien fait un sur Kerouac qui tourne en orbite dans une station spatiale autour de la terre avec Marilyn Monroe en vendeuse de livres - et il te dit que tout ça c'est pas vrai même si ça colle foutrement à ce que tu as aussi imaginé)... Je ne sais pas trop comment il a bossé là-dessus - je veux dire Gerber - sûrement à base d...

Nick Wall, W. AXL ROSE, Biographie non officielle, Camion Blanc, 2009

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"Il avait l'air de sortir tout droit de la pochette de l'album : un haut-de-forme noir enfoncé sur une cascade de boucles sombres qui cachait délibérément ses doux yeux noisette, il serrait une bouteille de Jack Daniel's comme un petit enfant tient son nounours. "Je parie que tu couches avec elle" plaisantais-je. "Bien sûr," rétorqua-t-il. "J'aime aussi me réveiller à ses côtés. C'est le seul moyen..." Il fit une pause et regarda autour de lui."... de supporter tout ça ."" Extrait de Mick Wall , W. AXL ROSE, Biographie non officielle , Camion Blanc, 2009 Des gosses paumés... Voilà l'histoire d'une bande de gamins paumés qui s'emparent du rock pour balancer leurs envies et leur hargne à la face du monde et survivre ; on leur donne alors les moyens de s'exprimer et ça donne un très grand groupe de rock, peut-être même le plus grand groupe du monde. Voilà un poncif du rock. Nick Wall, journaliste rock, ...

Nos clitoris sont comme des bites

"Le désir féminin est passé sous silence jusque dans les années 50. La première fois que des femmes se rassemblent massivement et font savoir : "Nous sommes désirantes, traversée de pulsions brutales, inexplicbles, nos clitoris sont comme des bites, ils réclament soulagement", c'est à l'occasion des premiers concert de rock. Les Beatles doivent cesser de se produire sur scène : les femmes dans la salle rugissent à chaque note qu'ils jouent. Aussitôt : mépris. Hystérie de la groupie. On ne veut pas entendre ce qu'elles se sont déplacées pour dire, qu'elles sont bouillantes et désirantes. Ce phénomène majeur est occulté. Les hommes ne veulent pas en entendre parler. Le désir c'est leur domaine, exclusivement. Il est extraordinaire de penser qu'on méprise une jeune fille qui hurle son désir quand John Lennon touche une guitare, alors qu'on trouve gaillard un vieillard qui siffle une adolescente en jupe. Il y a d'un côté une convoitise ind...

Nicolas Bardinet, Une histoire du Banjo, Outre Mesure, 2003

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"Après m'être mis au lit, je fus diverti par l'agréable sérénade d'un Noir installé près de mon auberge ; pour amuser ceux de sa race, il chantait et jouait sur un bangoe. Cet instrument ne supporte pas la comparaison avec la guitare, mais peut apporter beaucoup de plaisir à une oreille musicale." Thomas Fairfax, Voyage de Virginia à Salem Massachusetts (1797). Une histoire du Banjo (Outre Mesure, 2003) de Nicolas Bardinet nous fait voyager dans l'espace et dans le temps. Dans l'espace puisque les luths banjoïformes se retrouvent dans le monde entier. Dans le temps parce que la naissance de l'instrument telle qu'on le connait à l'heure actuelle a à voir avec la déportation des Africains vers le continent américain. Le banjo est en gestation dans les "bagages" des esclaves et va accompagner l'histoire de la musique des États-Unis d'Amérique depuis les champs de coton et avec les "minstrel" sorte de spectacles ra...

Dahlia Noir et West Coast Jazz

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Je passais une heure à mesurer trajectoires et marques d'éclaboussures, à racler et récupérer les morceaux dans des tubes à essai, et vaporiser ma poudre sur l'arme du suicide à la recherche d'empreintes. Le travail terminé, je sortis un sac de ma trousse et enveloppai le fusil, en sachant pertinemment qu'il allait finir propriété de quelque grand sportif du L. A. P. D. James Ellroy, Le Dahlia Noir (tradiction de Freddy Michalski), Rivages/Noir, 1988. Dans le Dalhia Noir Ellroy dresse les portraits de plusieurs personnages, deux flics obsédés qui vivent avec une fille en chair et en os (ce trio n'est pas sans rappeler, en plus outré, simpliste et noir, Pylone de Faulkner) et un cadavre coupé en deux, fantôme obsédant ; en toile de fond la fin des années 40 à Los Angeles, Hollywood et ses sirènes. De nombreux thèmes se croisent : la boxe, la vie du LAPD, la corruption, la politique, la prostitution, les lesbiennes, le porno, Los Angeles, les relations entres Blanc...

Antoine Bataille, l'interview

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Dans Fugue Bâtarde , Antoine Bataille mélange diction de textes (dont un extrait du Livre de ma mère d'Albert Cohen) avec vocalise fantôme, électronique, piano et orchestration romantique tendue et flippante. L'expérience doit être à tenter en concert, ça tombe bien, il sera au Théâtre de Nesle (Paris 06) tous les Lundi à 21 h 30 jusqu'au 1er Mars. Dj Duclock : Bonjour Antoine, lors de tes concerts tu es seul avec ton piano et ton matériel électronique... l'improvisation semble jouer une part importante durant ton concert, non ? Antoine Bataille : Bonjour. L'architecture des concerts est très précise. Cependant à l'intérieur de ce carcan se déploient des plages d'improvisation principalement au piano. Mais cette architecture même peut être bousculée et remise en question sur le vif. Je joue avec un piano acoustique, un petit clavier, des filtres sonores, la voix, des textes et des pédales de sampling. Je conçois cet ensemble comme un instrument hybride, ...

Hot House et Miles Davis

"Observez de quelle manière ce mec-là procède dans Hot House , en mai 45, au sein du All-Stars de Diz. Il donne l'impression de cabrioler : en fait il rampe. Quelqu'un a-t-il jamais joué quelque chose d'aussi insinuant , quelqu'un a-t-il jamais joué quelque chose de moins solaire que ces putains de trente deux mesures ? L'instrument fait la toupie, les idées font la roue, mais, ce qu'on vous raconte au moyen de toute cette pluie de confettis dorés, illuminant la nuit, ça vous arrive tel un murmure à l'oreille, tel un écho ruminant dans vos tripes, telle une prémonition de ce que vous entendrez au fond de la tombe. C'est une parole lente, et sombre, et douloureuse, et sans pitié, une parole qui, durant quelques minutes, vous arrache à votre vieille peau. Eh oui !... Pour un peu la belle vie vous pendait au nez... Il aurait suffi d'allonger le bras... Le paradis perdu, c'est la porte à côté. Il est un peu tard, mais qu'est-ce qui empêcher...

Alexandre Dumas, Pauline (1838)

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Joseph Vernet, Littoral , 1776, Oil on copper, 62 x 85 cm Pauline est un des premiers romans d'Alexandre Dumas. Chose rare chez le maître du feuilleton populaire, l'action se situe vers 1834, c'est à dire du temps de l'auteur. On retrouve ici les ambiances gothiques du Frankenstein de Marie Shelley avec chaînes, châteaux, cave, claire de lune, bord de mer, voyages en Europe (notamment en Ecosse sur les traces de l'écrivain Walter Scott, le créateur du roman historique). De nombreux peintres sont évoqués : Jardin, Vernet, Giotto... Côté musique on croise entre autre Bellini, Meyerber, Rossini, Lizst, Schubert, Mozart et le pianiste Thalberg, plus loin, Liszt qui joue L'invitation à la Valse de Weber. L'art répond à l'art. Alexandre Dumas nous propose de suivre les aventures d'Alfred de Neval, dandy, héros inadapté issu d'une noblesse oisive dont le rôle politique a été relégué à l'arrière plan. Invitation à la valse de Weber joué par Yvon...

Barbey d'Aurevilly, L'Ensorcelée

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Barbey possède une écriture cruelle et marquante et l'on se souviendra longtemps du calvaire que les Bleus font endurer à l'abbé de La Croix-Jugan. Comme dans l'oeuvre de Balzac le narrateur n'a de cesse de donner son opinion sur le récit qu'il fait. Les digressions du narrateur sont particulièrement réactionnaires (contre révolutionnaires et frappées du sceau du "c'était mieux avant") et l'auteur lui-même précise dans sa préface qu'il entend réparer le déni d'Histoire qui est fait aux Chouans. " L'histoire en effet manque aux Chouans. Elle leur manque comme la gloire, et même comme la justice. Pendant que les Vendéens, ces hommes de la guerre de grande ligne, dorment, tranquilles et immortels, sous le mot que Napoléon a dit d'eux, et peuvent attendre, couvert par une épitaphe, l'historien qu'ils n'ont pas encore, les Chouans, ces soldats de buissons, n'ont rien eux, qui les tire de l'obscurité et les préser...
Avec quoi était-il remonté ? "Des rythmes et des riffs, répond-il. Dans ma tête je n'ai jamais eu de mélodie, rien que du bruit, des sons manipulés. L'émotion dans le bruit - c'est ça la techno. Comment on peut changer les humeurs et les sentiments rien qu'en changeant de beat , en éclairant une pulsation ou en la fonçant, en retravaillant une phrase ou même une seule note." Surgeon dans Anarchie au Royaume-Uni, Mon équipée sauvage dans l'autre Angleterre ( Yes, We Have No , 1999) de Nik Cohn paru aux éditions de l'Olivier en 2000. Surgeon , Atol (1995)

Une Cantate pour Robin Cook

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"- Que voyez-vous maintenant ? - Je vois Truesafe qui commence à gagner de l'argent en faisant des choses que le contribuable a déjà payées à l'Etat qui devait s'en charger. - Vous voulez dire le travail de sécurité ? - C'est ça mais ne parlez pas si fort. (Il a frappé la table du bout de son index.) Désormais, les agences de sécurité sont les points forts de la Grande Bretagne et nous devenons chaque jour plus forts - de toutes les industries de l'Occident, c'est la nôtre qui connaît la croissance la plus rapide. Je connais la valeur des chiffres. Pour ne prendre qu'un seul exemple, mises ensemble, les grosses agences comme la nôtre peuvent mettre sur une affaire un quart de million d'hommes - et la police ? Et l'armée ? Mis ensemble ? - Je ne saurais le dire comme ça. - Un peu plus de la moitié - environ cent cinquante mille, tout compté. Et il faut dire que nos hommes ne sont pas les premiers venus - vous êtes bien placé pour le savoir. Ils r...

Le Déchronologue de Stéphane Beauverger

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Décidément quand il s’agirait de chercher querelle territoriale ou généreuse raison d‘empoigner son voisin, les mêmes alibis avariés seraient éternellement resservis. Si les couronnes d’Europe n’avaient pas tant brûlé d’envie de venir planter leurs dents dans la couenne caraïbe, le lynchage et l’exécution de quelques colons français mal débarqués en domaine anglais n’aurait jamais trouvé si vibrant écho. Les trônes ont ceci de commun avec les baquets d’aisance que leurs usagers les souillent dès qu’ils s’y posent. Extrait de Stéphane Beauverger , Le Déchronologue , La Volte, 2009 Un siècle après la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb, les européens n’ont de cesse de guerroyer pour se partager le gâteau. Sauf que là le temps s’en mêle… Je ne vous en dis pas plus sur cet excellent roman de science-fiction pirato-caraïbe, nous en parlerons plus en détail dans le prochain numéro de L'Indic qui verra le jour en Novembre 2009. Mais sachez d'ores et déjà que les sauts ch...
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Kinky Friedman, tout à la fois chanteur de country, écrivain et héros d'une série de polar... Kinky est un grand amateur de cigare qui boit un ou deux verres de temps en temps : "Après un ou deux verres, je me suis senti beaucoup mieux que ça ne m'était arrivé depuis des années. Ca fait toujours cet effet-là pendant une heure environ." Dans son appartement New Yorkais il a une chatte avec laquelle il cause, enfin à laquelle il parle, mais elle ne répond jamais. Kinky (ça peut se traduire par fada / exentrique / Vicelard) est un peu un alter ego de Kinky "le Fank Zappa de la country" Friedman. Dans les romans de Kinky Friedman, Kinky fait beaucoup de blagues pas respectueuses et enquête un peu. On croisera des jeux de mot avec le Canadian Mist (un cocktail à base de whisky que l'on peut traduire par Brouillard Canadien ) et A Canadian I missed ( une canadienne qui me manquait ) qui pourrait bien être une chanson de country... puisque que Kinky - l'é...
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Macbeth de Shakespeare, le remord rend fou En prévision de l'étude et de l'écoute attentive du Macbeth de Verdi (et sûrement, plus tard des version d'Ernst Bloch puis Emile Goué) lisons donc le Macbeth de Shakespeare dans la traduction de Pierre Jean Jouve aux éditions Flammarion (quoi qu'Yves Bonnefoy en a aussi fait une éditée en poche). Les dialogues de la pièce de théatre, écrite à la fin du XVIème ou tout début du XVIIème siècle, sont particulièrement évocateurs et une ambiance très forte s'en dégage. Le thème du remord destructeur, du Mal - oui avec un grand M - qui ronge ceux qui s'y sont adonné est particulièrement bien rendu. Macbeth et Lady Macbeth s'épaulent et s'enfoncent dans un bourbier qui leur tape sérieusement sur le système nerveux. Johann Heinrich Füssli, Lady Macbeth somnambule , 1781-84 (221X160cm) La tragédie de Shakespeare aborde des thèmes qui semblent intemporels, malgré les personnages étranges des sorcières. On a ici le remo...

Eat Me de Robert R. McCammon

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Mange-moi ( Eat Me , 1989) de Robert R. MC Cammon ouvre le tome 3 de Territoires de l'inquiétude - une anthologie présentée par Alain Dorémieux - qui propose "15 visages de la mort". La nouvelle est un véritable festin qui prend place dans un monde décalé entre la trilogie des Zombies de Romero et une toile de Bosh. On y croisera du rock, avec une batterie qui cogne comme des battements de coeur, du Brahms, du Chopin, du Beethoven et du Strauss. L'histoire, qui prend le parti de Je suis d'ailleurs d'Howard Philip Lovecraft et dont le lyrisme fait mouche, est à découvrir en s'écoutant le Bones des Killers .

Jan Thirion, John & Yoko sont dans un hosto, Krakoen, 2008

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"Branle bas général, comme chaque mardi matin, Le professeur. Léo Ferré visite ses patients. Avec sa kyrielle d'internes et d'étudiants. Tout doit être nickel, sol, lits, malades, rimmel des infirlmières. Dans le sillage du mandarin, personne ne pipe mot. La garde blanche écoute au stéthoscope tout ce qui tombe de la bouche professorale. Le moindre bafouillis a valeur d'évangile. On prend des notes. Les visites se succédent au pas de course. D'est en Ouest, comme le soleil. La marche c'est bon pour la santé." Jan Thirion, John et Yoko sont dans un hosto , Krakoen, 2009 Le nom des personnages, tous issus de la chanson française et francophone, du rock ou de la variété, de la pop des années 60-70, et les "éléments perturbateurs" qui touchent au fantastique distillent une ambiance très forte et rare qui n'est pas sans rappeler l'imaginaire de Boris Vian. Petit à petit on s'enfonce dans cet univers - le huis clos de l'hôpital - ...

The Long Ryders, 10-5-60, 1983 réédité par Demon/Zippo, 1987

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Les années 80 ne sont pas des années folichonnes pour le rock, cependant en 1983 le premier EP des Long Ryders (avec un Y comme les Byrds) débarque dans les bacs. Georges P. Pelecanos cause des gaziers dans Drama City et résume très bien la situation : J'introduisis une cassette des Long Ryders dans l'autoradio. Le premier morceau, "Sweet Mental Revenge" possédait un break de guitare qui rappelait les Eagles ; à cette différence près que les Ryders avaient des couilles. Je montai le son. On retrouvera Sweet Mental Revenge sur leur premier LP Native Sons dont on causera prochaînement. Voilà du concentré de rock américain de Los Angeles comme on en croise pas si souvent et il serait bon de le rééditer, cela éviterait de le trouver à 144,07 Euros sur Amazon pour la version CD... Quelque part entre le rock où planerait l'ombre de Bob Wills et le Charlie Daniel's Band avec un soupçon de new wave façon United Kingdom qui passe très très bien, ce premier p...

Jean Teulé, Le Montespan, Julliard, 2008

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"Sa jupe moirée va et vient comme une marée sur les premières marches de l'escalier. Louis-Henri resté près de la boule de cuivre de la rampe, joue celui qui boude sa femme : - J'hésite... (...) - Savez-vous que dessous je porte trois jupes légères ? Voyez d'abord la première, couleur bleu naissant, qu'on nomme la modeste , fait-elle en dégageant légèrement l'arrière de sa robe pour dégager une jupe qu'elle soulève à son tour. La deuxième bleu mourrant, porte le nom de f riponne ..." Et tous les deux de monter ainsi l'escalier en détaillant la façon dont s'agence l'appartement des jeunes mariés "faite à la verticale sur trois étages - une distribution aberrante liée à l'étroitesse du parcellaire parisien qui oblige à construire en hauteur. Que d'allées et venues dans l'escalier ! - il faut monter le bois mis en réserve dans la cave et aussi l'eau, dans des seaux tirés au puit de la cour." Jean Teulé a le souci du d...