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Affichage des articles associés au libellé harmonica

Mathias Heise Quadrillon, un groove sophistiqué

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Mathias Heise   Quadrillon est une formation de jazz danoise composée de Aksel Stadel Borum (batterie), David Vang (basse), Mads Christiansen (guitare) et Mathias Heise (harmonica et claviers). Les 8 compositions de l'album Quadrillon  (2022) naviguent entre jazz, funk et rock dans une fusion des années 2020. L'harmonica chromatique (qui n'est pas présent sur tous les morceaux) possède cette douceur de timbre délivrant des ambiances à la fois sophistiquées et intimes dans les paysages ouatés que dessinent les synthétiseurs et la guitare ; le tout est immergé dans un groove pas tape à l'oeil. Écouter Quadrillon c'est comme voyager à grande vitesse dans un véhicule légèrement futuriste et regarder le paysage par la fenêtre. L'album se termine dans une jam de big band avec des cuivres et s'inscrit dans la continuité des albums Sudden Ascent (2015) et Decadence (2017). Je n'avais pas réécouté le disque depuis un an ou trois et la redécouverte, au fil d...

Nico Wayne Toussaint signe treize blues en solo

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  L'harmoniciste Nico Wayne Toussaint signe avec Burning Light un disque de blues solo ; seul avec sa voix, son harmonica et sa guitare. En trente ans de carrière où il a acquis un jeu précis et subtil en partageant la scène avec des noms comme James Cotton, RJ Mischo ou Luther Allison ; joué avec Neal Black, Fred Chapelier, Cash Mc Call, David Maxwell et Monster Mike Welch. Le moment était venu de payer son tribut à la musique qu'il pratique depuis plus de trente ans. L'album enregistré en trois jours au studio Célestine Records (Pau) propose treize blues, des anciennes compositions et des nouveautés, le tout hanté par les grandes figures historiques du genre. Le jeu de guitare est sans fioriture, la voix est sobre, l'harmonica lumineux. Le disque gagne en intensité au fur et à mesure que l'on s’approprie les morceaux. Si Nico Wayne Toussaint ne fait pas de folie avec sa guitare, la sobriété à laquelle il s'astreint est un atout. Pas de folie ne veut pas dire...

69. Soul Station, Jean "Toots" Thielemans

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J'essaye de ne garder que 100 Cd dans ma cédéthèques (un genre de mission impossible) sur les 100 il restera Man Bites Harmonica , mon Toots Thielemans favoris avec le groove étrange et doux de Soul Station ... Soul Station , Jean "Toots" Thielemans
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Béla Fleck and the Flecktones , Warner Bros, 1990 Le banjo est souvent caractérisé par un jeu à la fois fluide et haché. Il semble ici que l'ensemble des instruments suive cette manière de jouer, même la basse de Victor Lemonte Wooten qui reprend de temps en temps les rolls du banjo. Béla Fleck roll parfois à la vitesse de la lumière ce qui n'est pas étonnant au vu de la jaquette intergalactique (dessinée par Mark Fox ). Le son de l'harmonica donne un petit air désuet, Howard Lévy possède un jeu technique et expressif assez époustouflant ; il se débrouille aussi très bien au clavier. Les compositions sont très structurées, presque mathématiques. L'unité de ton de l'album installe une certaine ambiance. Ce doit être la première fois que Roy "Futur Man" Wooten apparaît avec sa Drumitar, un instrument qu'il a lui-même mis au point. Sunset Road sonne un peu bateau, surtout pour la partie piano... L'ensemble de l'album est un peu froid. Béla Fleck...
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Reverend Gary Davis, The Guitar & Banjo of Reverend Gary Davis , Prestige Folklore, 1964, remastering : Fantasy Studio, 2001 Le Reverend Gary Davis, prêcheur et chanteur de rue aveugle, enregistre 11 titres le 2 mars 1964 à Englewood Cliffs dans le New Jersey sous la houlette de Rudy Von Gelder. Du finger picking des familles, du rag time (le disque s'ouvre sur Maple Leaf Rag de Scott Joplin), des compositions et des arrangements de morceaux traditionnels comme cet extra-ordinaire Devil's Dream au banjo. Si le Reverend Gary Davis ne chante pas sur cette galette il nous cause pleinement avec sa guitare, son banjo et son harmonica et comme le fait remarquer Nicolas Bardinet dans l'avant-propos de Une histoire du Banjo (Outre Mesure, 2003) on dit rarement jouer de la guitare ou du banjo en langue anglaise, mais to pick , to rap , to fram , to strum , to frail ou encore to ring et c'est bien de cela qu'il s'agit là, faire sonner. Une façon de jouer qui ne ...
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Nine Below Zero , Sonny Boy Williamson II Nine Below Zero est un blues qui fut enregistré pour la première fois en 1966 sur le More Real Folk Blues (Chess, 1966) de Sonny Boy Williamson II. On va ici en écouter un enregistrement sur pellicule, réalisé en 1963 lors de l'American Folk Blues Festival, avec Sonny Boy Williamson II à l'harmonica et au chant, Otis Spann au piano, Willy Dixon à la basse et Matt "Guitar" Murphy à la guitare. Sonny Boy Williamson II (Rice Miller de son vrai nom) interprète Nine Below Zero à l'American Folk Blues Festival en 1963.
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Jimmy Page & The Black Crowes, Live At The Greek , SPV, 1999 Rien de neuf sous le soleil, mais bien souvent le vieux à du bon. Alors on glisse Jimmy Page & The Black Crowes dans la platine, on se sert un bon whisky et on savoure en remuant de la main droite, en pianotant de la main gauche et en se cambrant en arrière. La chose sonne comme du Led Zep avec la section rythmique un peu moins puissante. Jimmy Page, le héros Zeppelinien à la guitare; Chris Robinson le chanteur des Black Crowes dans les pas de Robert Plant, mais tout de même un peu moins flamboyant aux vocaux, Rich Robinson à la guitare et en renfort à la voix; Steve Gorman à la batterie, Audley Freed à la deuxième guitare, Sven Piepien à la basse et Ed Harsch aux claviers. Ils balancent un bon vieux blues rock des 70'. L'album a été enregistré sur deux soirées au Greek à Los Angeles. Pour de stupides et enrageants problèmes de maison de disque et de droits les chansons jouées et écrites par les Black Crowes n...
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Art Ensemble Of Chicago, Certain Blacks , America-Musidisc, 1970 réédité Free America, Universal, 2005. La musique que nous jouons demande des musiciens très complets. Des musiciens qui puissent jouer du bebop d'une main, du blues de l'autre, ou du classique d'une main, du ragtime de l'autre! Lester Bowie. De 1969 à 1972, Pierre "Berjot" Robert produit pour America-Musidisc une quinzaine de vinyles en laissant une totale liberté au musicien et en ne s'occupant que de la logistique. Cette collection, véritable hymne au free jazz sous toutes ses formes qui venait de débarquer à Paris, a été rééditée en 2005 par Universal. On y retrouve Roswell Rudd, Archie Shepp, Dave Burrel, Steve Lacy, Anthony Braxton, Alan Shorter, Frank Wright, Emergency, Paul Bley, Mal Waldron et le Clifford Thornton Quartet. Les disques sont tous réédités avec des jaquettes retravaillées et illustrées par des peintures abstraites de Jérôme Wilz. Pendant 23 minutes l'Art Ensemble O...
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Greg S z lapczynski, la part du diable , Souffle du Blues, Night & Day, 2002 Greg Szlapczynsky explore les possibilités de l'harmonica en mélangeant les genres. Les morceaux sonnent bien et Greg arrive a éviter le piège de l'harmonica mixé trop en avant, même s'il est parfois un chouïa trop propre. Il compose de manière éclectique et sobre. Le morceau la part du diable est un chef d'oeuvre d'inventivité qui n'est pas sans rappeler disons One Phone Call / Street Scenes de Miles Davis dans la façon de poser une ambiance. Et les ambiances de Szlapczynski elles vont du tango ( La Boîte ) à la guinguette ( Valse à 30 ans ) en passant par les balades dans les rues de Paris ( Rue des lions ), le blues rural (Vamper Boogie Jam ), le rock planant ( Blue Mountains ), le jazz feutré ( Faster Pussycat ), l'électro ( 1962 ) et la Pologne ( Czas Wyleczy z ran )...
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Charlie Musselwhite Blues Band, Stone Blues , Vanguard, 1968 Vintage de chez vintage et qui chauffe comme un grille pain des années 60. L'harmonica branché sur la distortion, Musselwhite pour son troisième album n'a pas encore ce son velouté immédiatement reconnaissable (quoi que sur les dix minutes de Bag Gloom Brews ...) mais il possède déjà son phrasé bien à lui et il swingue comme un malade sur de bons vieux standards qui vous collent fissa le cul au tabouret du bar avec une bonne bignouse à la main. Pas le meilleur Musselwhite, non, mais y a des jours on demande pas mieux que ça... taper du pied en rythme. Le blues band de l'époque se composait de Clay Cotton au piano et à la voix. Y a Barry Goldberg au piano et à la production, le Barry qu'on a aussi croisé au Newport Folk Festival de 1965 où il monte sur scène avec Bob Dylan et en 67 aux côtés de Mike Bloomfield et les Electric Flag. Eddie Hoh est à la batterie, on le retrouve lui aussi avec monsieur Bloomfi...

Jean Thielemans, Man bites harmonica !, Riverside, 1958

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Il y a eu un miracle le 30 Décembre 1957 puis le 7 janvier 1958 à New York où Pepper Adams est venu voir, sûrement par curiosité, comment un ruine babine pouvait bien sonner avec un cuivre… Après quelques mesures, la question ne se posait plus. L’harmonica chromatique de Toots et le sax baryton de Pepper Adams se baladent à merveille. La section rythmique n’est pas en reste avec Kenny Drew au piano, Wilbur Ware à la basse et Arthur Taylor à la batterie. L’extra ordinaire toune Soul Station avec son étrange ouverture à la guitare électrique qui sonne comme un vibraphone -« mon tribut à Milt Jackson » dira Toots- justifie à elle seule que l’on se procure la galette dans les plus brefs délais. Son autre composition Fundamental Frequency swingue à merveille sur un tempo bop lancé à toute berzingue. Toots sait aussi siffler :
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Toots Thielemans, Les Thompson, Toots Blues 1950-1952 , Paris Jazz Corner, 2004 Jean "Toots" "Sprouty" Thielemans est un excellent guitariste, un excellent siffleur (jetez donc un coup d'oreille sur bluesette ) et aussi un excellent harmoniciste. Dans Toots blues il est accompagné, entre autre, par un improbable orgue électrique. Orgue à bouche et orgue électrique... ça sonne aussi déjanté que la musique d'un Tex Avery, ça crachotte comme un vieux 78 tours de Dominic Cravic et jamais le mot vintage n'aura aussi bien résonné. Comme ça swingue un max, l'envie de se trémousser se fait rapidement sentir et le salon se transforme vite en piste de danse . Dans la deuxième partie de la galette on découvre Les Thompson, un flic bien singulier, qui souffle/aspire des standards de jazz du genre Take the A train , Stardust , I'm in the mood for love ... en compagnie de Conte Candoli, Wardell Gray, Dexter Gordon, Bobby Tucker, Don Bagley et Chico Hamilton,...
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Sonny Terry & Brownie McGhee , Conversation With The River , World Network n°6. Enregistré live au WSR-Folkfestival, Cologne le 6 Août 1980. Il fut un temps où je m’attaquais dès le matin à Conversation With the River de Sonny Terry et Brownie McGhee … un peu comme d’autres se consolent du réveil à coup de clopes, de cafés noirs ou de bibines. Je passais les premières quarante et une minute et trente trois secondes de la journée avec le harp bleu du Tennessee de Sonny Terry et les harmonies blues de Brownie McGhee… Et Styve Homnick à la batterie comme un clébard prompt à sautiller autour de ses maîtres pour la promenade… Et quelle promenade ! Le boiteux et l’aveugle nous racontent tous ces petits trucs qui tourbillonnent autour d’une histoire d’amour… la poussière qui traîne dans le cœur quand tu mascagnes sur ton chantier loin de la maison et qu’il te reste plus qu’à espérer que c’est seulement parce que le téléphone est cassé et que le facteur est en prison que ta c...

Two Gallants

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Duo voix guitare harmonica batterie. Tyson Vogel et Adam Stephens viennent de San Francisco. Ces deux Californiens maigres comme des clous se connaissent depuis la maternelle et sûrement qu'ils ont appris à jouer ensemble de la musique et du stylo. Ils ont développés un langage à eux avec l'aide de quelques Faulkner, Raymond Carver, James Joyce, Leadbelly, Bob Dylan, Robert Johnson, John Fahey, Leonard Cohen, Shane Mc Gowan... et jouent ce qu'ils appellent du pulk, sorte de folk punk teinté de blues. Leur musique se situe entre folklores de la vieille europe et picking. Leurs textes sont de petits scénarii noirs qui causent de bas-fonds, de violences, de pendaison, de ségrégation, d'ivrognerie, d'histoires d'amour et de démons intérieurs toujours prompts à surgir. Si leur patronyme est directement issu de la nouvelle éponyme de James Joyce, on peut se demander si le titre de leur deuxième album what the toll tells n'est pas un clin d'oeil à Hemingway. L...