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Affichage des articles associés au libellé saxophone

Les disques du vendredi, du jazz et du jazz avec John Zorn et le duo Blair / Huber

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Le printemps arrive et il va commencer avec deux albums cool et chaud. Du Jazz et du jazz. Sing Me Now Asleep , un nouveau John Zorn dans l'ample discographie du musicien américain. On retrouve ici le Gnostic Trio formé de Carol Emanuel (harpe), Bill Frisell (guitare) et Kenny Wollesen (vibraphone) auquel vient s'ajouter Ikue Mori aux machines électroniques. La musique est composée et arrangée par John Zorn. une oeuvre inspirée de la pièce de Shakespeare A Midsummer Night's Dream. Un album apaisant et minimaliste. In a New Order de Blair / Huber . Premier EP du duo de Frankfort (Allemagne) composé de Darius Blair (saxophone) et Niko Huber (guitare). Chaud et plutôt minimaliste là aussi. Ne cherchez pas le disque cela se passe sur les plateformes Bandcamp , Qobuz , etc. 14 minutes pour planer. Emeric Cloche.

Passing time... Que nenni !

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Le disque Passing Time est sorti en 2024, mais il aurait pu être gravé dans les années 50 ou 60. Une foule de noms (et pas des moindres) se bouscule à l'écoute de l'album. Parmi eux Dexter Gordon, Stan Getz et Jim Hall, du haut vol. Rien de révolutionnaire en 2024, mais du bebop, du cool, de la ballade et du swing. Une foule de noms, mais pas tout à fait eux. Le quintettte a son caractère. La pianiste Jihye Im possède un jeu très clair et aucune comparaison ne me vient en tête à part et de loin Tonny Flannagan pour la délicatesse. Étrangement aucune des mélodies jouées ici n'est connue. Pas de standards, mais des compositions. Des nouveautés dans des structures et des tessitures qui sont comme une bonne vieille paire de chaussons. Un plaisir sans âge. Jeremy Sandfelder et ses musiciens font comme si le temps s'était arrêté et ils le font bien. Emeric  Cloche.  

Terrace Martin & Calvin Keys, The Near North Side

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 (Bilingual review - English translation below) Calvin Keys guitariste de jazz a enregistré avec Ray Charles , Ahmad Jamal , Pharoah Sanders , Sonny Stitt , Joe Henderson , Bobby Hutcherson , Leon Williams et quelques autres. Né en 1942 il a maintenant plus de 80 ans et sûrement plus rien à prouver.  Terrace Martin est multi instrumentistes. Il a produit des musiciens tel que Stevie Wonder , Snoop Dogg , Raphael Saadiq ou Kendrick Lamar . Né en 1985 il n'a pas encore 40 ans mais il bien est connu du monde de l'industrie musicale. C'est sur son label Sound of Crenshaw que les huit morceaux qui composent The Near North Side sont sortis. Sur l'album il joue du saxophone sur deux titres ( In a Sentimental Mood et The Near North Side ). Calvin Keys distille son jeu tour à tour en accord ou en solo avec une franchise qui ne dénote pas même si l'album est plutôt feutré. La section rythmique est assurée tout en douceur par Ben Williams (basse) et Christian Euman ...

Max Roach & Anthony Braxton, Birth & Rebirth

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  1978, le producteur Giacomo Pellicciotti réunit deux générations de jazzmen dans les studios italiens du label Black Saint à Milan. Max Roach icône du be bop et Anthony Braxton représentant de la nouvelle génération y jouent sept improvisations. Des univers variés se mettent en place, Max Roach trône en roi des tambours, Anthony Braxton déploie un jeu naturel et fluide aux saxophones et à la clarinette. Si vous avez un doute écoutez Magic and Music et son rythme de valse. Il vous faudra ensuite plonger dans cette jungle free jazz luxuriante ( Tropical Forest ) et très abordable ( Birth ). Les deux réitéreront leur collaboration chez Hat Hut Records en 1979 avec One in Two - Two in One pour deux longues pièces improvisées. Une musique qui demande toute votre attention, mais qui n'est pas "difficile". Emeric Cloche

Art Pepper, Intensity

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Les disques d'Art Pepper sont des concentrés d'émotions. Tout est là ramassé en quelques morceaux, raconté avec la syntaxe et la grammaire du jazz. Pour cet album ce sera huit reprises et une composition ( Five Points ). Art et ses sidemen - le pianiste Dolo Coker, le contrebassiste Jimmy Bond et le batteur Frank Butler - prennent des standards comme  I Can't Believe That You're in Love with Me , Gone with the Wind ,  I Wished on the Moon ou Autumn Leaves ... et les passent à la moulinette be-bop tout en restant feutré ( West Coast Jazz oblige ). Enregistré les 23 et 25 Novembre 1960 à Los Angeles (Californie), le disque produit par Lester Koenig sort en 1963 ; c'est le dernier album de Pepper avant une interruption dû à ses séjours en prison. Un porte d'entrée dans le genre.   Emeric Cloche. Art Pepper , Intensity , OJC / Contemporary, 1963

Goodbye Miles

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(Jazz Magazine n°698, détail) C'était en 1991 un 28 Septembre, Miles Davis se faisait la malle. Il a laissé pas mal de disques derrière lui, pas mal de vidéos, pas mal de souvenirs et pas mal de musiciens. Parmi eux, le bassiste Foley que l'on retrouve sur Amanda (Warner Bros Records, 1989).  Comme leader Foley n'a enregistré qu'un seul disque : 7 Years Ago.... Direction In Smart Alec Music (MoJazz, 1993). la chaîne YouTube  de takminister propose quelques vidéos de concerts avec le Chris Dave Trio. Il serait dommage de passer à côté.

Joe Hertenstein / Achim Tang / Jon Irabagon, Future Drone, Jazzwerkstatt, 2012

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Facile à écouter C'est le batteur allemand Joe Hertenstein qui dirige ce trio batterie, contrebasse, saxophone enregistré en Juin 2011 à Köln en Allemagne. À l'écoute de Future Drone  les paysages défilent en improvisation free jazz, et comme dans l'album live It takes all kind rien ne vient vraiment perturber l'auditeur qui pourra se laisser transporter. Si Jon Irabagon n'est pas ici le leader du groupe ce disque consolide la thèse que tout ce que le saxophoniste américain touche devient facile à écouter. Une porte d'entrée Les explorations musicales du trio restent prudentes, l'ensemble est à la fois cohérent et varié. Tout est sous contrôle sans empêcher l'émotion et certains passages sont simplement magnifiques. Les trois musiciens tissent une toile bien à eux, le jeu de batterie délivre un groove extra terrestre. À l'instar de la pochette signée Jorgo Schäfer des paysages de science fiction pourront s'immiscer dans la constructio...

Binker & Moses, Journey To The Mountain of Forever, Gearbox Records, 2017

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Dans un premier temps la pochette de l'album signée Jim Burns ravira les amateurs de fantasy et de science fiction. Déjà, avec les yeux, vous plongez dans un autre monde. La musique ensuite - deux disques - enregistrée en deux jours pendant l'été 2016, vous emmènera loin. Le premier disque  The Realm Of Now  est consacré au duo batterie et saxophone pour 6 compositions, la formule produit une musique resserrée et urgente. Un duo sans chichis ; les morceaux se déploient avec grâce et précision, le langage musical est clair, les mélodies sont très présentes et tout de suite assimilables. On pourra évoquer John Coltrane... et quelque chose de résolument rock. Le second disque  The Realm Of The Infinite  présente une palette d'invités qui se fondent dans le décor pour 9 morceaux improvisés, une musique ample et profonde. Le paysage est complexe et se déploie sur plusieurs niveaux. On pourra ici penser à Pharoah Sanders ou Alice Coltrane... et aux années ...

Jon Irabagon, It takes all kinds, 2013

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En découvrant Jon Irabagon avec un disque de jazz classique de fort belle facture  et nous nous étions dit qu'il y avait quelque chose à creuser. It takes all kinds est le 7 ème opus du saxophoniste en tant que leader. C'est un enregistrement en concert (Peitz Festival, juin 2013, Allemagne) sous la forme trio avec Mark Helias à la contrebasse et Barry Altschul à la batterie. L'occasion de découvrir le saxophoniste sous un angle free jazz . Un free jazz balisé Les habitués des longues phrases ponctuées de gémissements articulés au saxophone s'y retrouveront dès l'ouverture ( Wherewithall ). Ce même saxophone se fait parfois funky ( Vestiges ) et Bird (Charlie Parker) survole le concert sur Quintessential kitten . Irabagon a du souffle, la batterie de Barry Altschul tisse une toile assez souple avec un jeu qui lorgne vers la mélodie. À faible volume d'écoute l'enregistrement ne met pas en avant la basse, on la devine cependant et c'est toujou...

Art Pepper, living legend, Contemporary, 1975

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En 1975, cela fait 14 ans qu'Art Pepper n'a pas enregistré un album. Alors quand il se pointe le 9 août au studio Contemporary à Los Angeles il est un peu nerveux. Mais on lui a dit que tout ce qu'il avait à faire s'était de se relaxer et de souffler dans son saxophone. Et puis Art a de nouveaux morceaux, il a composé Ophelia entre deux séjours à la prison de Saint Quentin, en ressortant il a écrit Lost Life . 10 ans de prison, pas mal de temps perdu... Dans les années 60 le rock a pris la place du jazz et il n'a pas été facile de trouver du boulot dans les clubs. Et il y a eu ce problème de rupture de la rate, d'opération et de cure de désintoxication à Synanon. Si la composition  What Laurie Like  témoigne de la présence du rock, Mr. Yohe  a été écrite pour celles et ceux qui lui ont permis de refaire de la musique. Les sidemen qui enregistrent avec lui sont de vieilles connaissances avec qui il a joué dans les années 50. Le batteur Shelly Mann et Ham...

Jon Irabagon, The Observer (Concord Jazz, 2009)

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Si l'envie d'écouter un jazz classique et de bonne facture vous prend comme une envie d'aller voir la mer ou de déambuler sur la corniche au volant d'une grosse voiture américaine, vous pouvez poser l'album The Observer de Jan Irabagon sur la platine. Tu veux des classiques... Un saxophone qui ne sera pas sans évoquer Paul Desmond et Lee Konitz, une rythmique qui vous rappellera Stan Getz avec Kenny Barron au piano, Rufus Reid à la basse et Victor Lewis à la batterie. Nicholas Payton joue de la trompette sur deux morceaux et la pianiste Bertha Hope vient enregistrer un titre. Jan Irribagon est aussi compositeur, sur les 10 morceaux de l'album il en signe 7. Sept pièces qui sonnent comme des classiques. Tout est beau et abordable par ici et il serait dommage de s'en priver. And the winner is... L'enregistrement de cet album a été possible parce que Jan Irabagon a gagné le prix Thelonious Monk . Si la musique du compositeur sonne comme l...

Le Bour-Bodros, la tradition bretonne n'est pas figée

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Il y a quelques jours Duclock fêtait ses 10 ans d'existence sur la toile ... 2016 c'est aussi les 10 ans du duo Le Bour - Bordos . Pour l'anniversaire du groupe un week-end événementiel sera organisé à Cavan (22) les 16 et 17 Décembre prochain et  Chandenn leur nouvel album sort aujourd'hui Vendredi 18 Novembre. 

Bour-Bodros Quintet (Paker Prod, 2014)

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Cette musique avance par vagues et par cercles qui englobent rapidement l'auditeur.

Vincendeau Felder Quartet, Affinité's, Paker Prod 2014

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Créé en 2008, le label Paker Prod est dirigé par Yann Pelliet. Il vient de sortir sa 13 ème production avec un duo devenu Quartet.  Affinité's , premier album du Vincendeau Felder Quartet va ravir quelques oreilles.

Thelonious Monk Underground

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À l'époque nous jouions parfois cinq heures d'affilée aux échecs et je me souviens très bien de l'enregistrement pirate italien du concert de Monk qui accompagnait certaines de nos parties. Plus tard le boss du magasin de disques Harmonia Mundi de Toulouse me remettait Monk entre les oreilles avec les trois Black Lion Session . Depuis j'ai toujours un Monk à portée d'oreille et si je n'ai rien pour l'écouter, je me ressors un de ses airs de mémoire. Ces mélodies sont de celles que tu peux siffloter au bout de trois ou cinq écoutes. Il faut cependant que je vous dise quelque chose : parfois, ce que je préfère chez Monk, c'est son saxophoniste : Charlie Rouse. Undergroung est le dernier disque où apparaît Rouse (c'est aussi l'avant dernier album studio de Monk). Charlie est au saxo et c'est un type particulièrement constant. Son jeu est bon. Il y a une surprise dans ce disque : les vocaux de Jon Hendricks sur In Walked Bud . La photo...

Sidony Box, Rules & Interview

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Ce trio est un dialogue entre trois musiciens qui proposent des voyages mouvementés Le Free jazz, le rock, le jazz, le saxophone, le math rock, la batterie, le XXIème siècle, la guitare, l'électricité, le monde des idées, l'urgence... il y a sûrement plusieurs étapes qui mènent à ce genre de musique entre jazz et rock matiné de hard core façon année 90. Créé en 2009, Sidony Box signe là son troisième album et si vous n'êtes par allergique à  Happy Happle ,  Sweet Back ,  Battles  ou encore  Gâtechien  et  Kafka  je ne saurais que trop vous conseiller de jeter les oreilles dans le chaudron de  Rules  qui sort ce 29 Janvier. De vastes étendues vous y attendent et ces étendues peuvent très bien être intimistes. En attendant de vous en parlez un peu plus je vous laisse avec l'interview... Manu Adnot le guitariste de Sidony Box a répondu à quelques questions... Sidony Box sort demain son troisième album, depui...

62. Friday Night At The Cadillac Club

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La guitare de Mike Stern pour quelqu'un qui c'est fait l'oreille avec un peu de hard rock ça passe plutôt bien et puis là il est avec Bob Berg ... Tout à fait le genre de morceau porte d'entrée dans le jazz pour les hardos ou les rockers.

Ron Carter, Where ?, Prestige, 1961

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Le morceaux be bop conduit à 200 à l'heure ( Rally ) semble être l'ouverture classique des albums de l'époque et puis on enchaîne sur quelque chose de plus expérimentale et risqué : un duo de basse ( Bass Duet ) avec George Duvivier. Where ? qui sort en 1961 est le premier album de Ron Carter en tant que leader. Notez au passage qu'il y a quelque chose de free là-dedans.   On le sait Thelonious Monk a étudié Debussy et à l'écoute de la composition Where? avec Mal Waldron au piano on se dit qu'il n'est pas le seul. Un léger parfum de fantastique tranquille s'échappe parfois de cette musique ; on peut aussi s'y ennuyer mollement. Plus loin Eric Dolphy enfonce le clou de la douceur contemplative et baladeuse avec Yes Indeed .

Straight Life, Art Pepper

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L'album qui porte le même nom que la biographie qu'Art Pepper à écrit avec sa femme Laurie Miller est sortie en 1979. Tommy Flanagan est au piano, Red Mitchell à la basse, Billie Higgins à la batterie et Art Pepper au saxophone alto. Kenneth Nash se pointe à la cloche à vache et au reco reco sur Make a List . Le disque s'ouvre sur Surf Ride , 7 minutes de course bop puis enchaîne sur une balade Nature Boy . Et le schéma se répète du speed, une balade, du speed, une balade pour finir sur un morceaux mid-tempo chaloupé. C'est clair et carré, triste et mélancolique avec quelques éclats apaisants. La vie d'Art Pepper n'a pas été de tout repos entre ses allées et retours à la prison de Saint Quentin (pas en tant que gardien...) et la drogue. Art Pepper , Make A List

It's Monk Time

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L'art répond à l'art Il y a de très courts passages dans le jeu de piano de Thelonious Monk qui me font penser à Howard Philip Lovecraft. C'est plus dans sa façon de jouer que dans ses compositions elles-mêmes ; quelque chose de glacé et cristallin, trois notes dans les aigus soudain inquiétantes et comme reliées à un immense édifice. C'est un sentiment fugace que l'on peut ressentir au début du Lulu's Back In Town enregistré pour l'album It's Monk Time qui sort en 1964. On le sait, Monk étudiait les oeuvres de Debussy. Est-ce que Monk avait lu Lovecraft ?.. L'un comme l'autre ils ont construit une œuvre fortement marquée par leur univers et immédiatement identifiable. J'ai plusieurs fois hésité avant de parler de ce rapprochement étrange que je fais parfois, je me suis dit : "c'est dans ta tête vieux que Monk dessine une page de Lovecraft". Peu importe, l'art répond à l'art dans ma tête aussi. Et peut-être que ce...