Angelus Apatrida, Hidden Evolution (Century Media, 2015)


En littérature comme en musique le poncif et le cliché (quand ils sont bien maniés) font comme une bonne paire de chaussons que l'on aime enfiler.
Le groupe espagnol Angelus Apatrida propose de bonnes charentaises Thrash. Précision et rapidité sont au rendez-vous. Les vocaux typiques alternent couplet-refrain-chorus et s'inscrivent dans la continuité des Metallica, Megadeth, Suicidal Tendencies et cie qui tenaient le haut du pavé dans les années 80. Sans toutefois être immédiatement aussi charismatique le chanteur a une voix et la technicité des morceaux fait qu'on ne s'ennuie pas.

Les paroles causent de notre monde avec - comme c'est souvent le cas dans le Thrash - une conscience politique (Immortal, Serpents on Parade) mélangée avec un peu de science fiction (Architects, Hidden Evolution). Je ne sais plus qui disait que les thrashers étaient des punks qui savaient jouer de leurs instruments, mais ici c'est encore une fois le cas. La patate plus la technique ça donne la frite.

Hidden Evolution est le cinquième album du groupe depuis 2006.


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