samedi 21 novembre 2009

Petit Kit de Survie

Voici trois jaquettes de survie.









vendredi 20 novembre 2009

7 morceaux qui tournent


Ce n'est pas Billy le Kid qui m'a demandé ça. Alors voilà les 7 morceaux qui ne tournent pas en ce moment sur la platine...


Something Burning, baby de Bob Dylan

Tiré de l'album Empire Burlesque. Pas des plus connus de Dylan comme album, pas le pire non plus. C'est un peu comme une bonne scène de route de Jim Jarmush.

Black, Gold & Green de Ken Boothe
Sur Facebook il y a des groupes Playlist Party Time, Playlist Canapé et bientôt Playlist Road Movie, pour la route... C'est sur Playlist Canapé que j'ai découvert ce morceau.

Tousssaint L'Ouverture de Courtney Pine
Un genre de voyage dans l'histoire à la sauce jazz entre île et bop... tiré de l'album Transition in Tradition de Courtney Pine. Un disque plein de bonnes choses et qui se tient du début à la fin.

A Little Bit More de Jamie Lidell par Tim Exile
Le label Warp fête ses 20 ans en ce moment. A l'écoute des compilations qu'ils sortent pour l'occasion je me suis replongé dans certains morceaux électro. J'aime bien le côté langoureux des morceaux de Jamie Lidell et là Tim Exile reprend la chose.

Channel 7 & Channel 8 de Aufgang
Un genre de cinoche intérieur... parfait pour la nuit. Difficilement dissociable de Channel 8 avec des bouts de Ran Blake dedans. Deux morceaux pour le prix d'un, en quelque sorte. C'est un problème (un faux) avec cet album une fois qu'il est sur la platine on n'a pas vraiment envie de l'arrêter.

Red Lights de Carl Craig
Une ambiance extra ordinaire avec un synthé-clavecin.

Ô Amazonie de Gérard Manset
Lors de la sortie de l'album c'était pas mon morceau préféré, mais alors maintenant à chaque fois qu'il dit Manitoba ne répond plus... il s'est brisé les ailes le Gérard, hé bien ça me donne envie d'avaler trois litres de rhum et de lancer la bouteille si haut qu'elle ira se ficher dans la lune.

Et voilà t'y pas que... c'est le jeu les aminches, j'aimerais que :

André Marois
Cinetic Mess
Je suis une tombe
Blogart
Dr Franknfurther
Court Toujours
Branloire Pérenne
Berceuse électrique

s'y collent aussi. Oui je sais il y en a plus de 7, mais c'est comme ça. Pour ceux qui voudraient écouter la chose c'est ici que ça se passe :


jeudi 19 novembre 2009

Gossip, Music For Men, columbia, 2009


Je me souviens du tube de l'album Standing in the way of control (le 3ème du groupe, le premier connu en France) : une pulsion entraînante tout à l'énergie. Il y a quelques mois on était allés déguster un peu de rhum arrangé (il y a plusieurs fournisseurs de bon rhum plein de vitamines du côté de Nantes...) et on a écouté un peu le Music For Men. Je l'avais noté dans un coin de ma caboche en me disant, hé il se passe quelque chose là-dedans. J'ai enfin pris le temps de l'écouter peinard. Music For Men est énergique et il faut absolument que j'emmène ce skeud en voiture. Il semble bien que Beth Ditto, la chanteuse de Gossip, soit branchée sur une centrale nucléaire, mais cette fois-ci son trop plein de pêche est un peu plus retenu, moins punk, et je me dis que c'est un plus pour sa voix. Le clavier - qui lorgne de temps en temps du côté de Flashdance - et les guitares funky donnent très envie de faire défiler le paysage. Dès le premier titre il plane quelque chose de soul, une soul chauffée à blanc, un peu comme chez les Bell Rays et puis il y a ce background dans la voix, une forte accroche comme chez Marianne Faithfull sauf que la façon de chanter est ici beaucoup plus proche de Pat Benatar. Autant dire tout de suite que toutes les pétasses à paillette de télévision ravalent leurs couinements à deux balles et retournent fissa à la niche, ici sous le strass, entre nostalgie et grosse patate, il y a du corps et du coeur. C'est un album particulièrement jouissable comme dirait une de mes connaissances capable de faire disparaitre indifféremment une bouteille de Ricard ou un lapin et il va falloir revenir goûter voir si les rhums arrangés du côté de Nantes s'arrangent aussi bien avec l'âge. Ah au fait, à la production de Music For Men, c'est Rick Rubin...

Gossip, Diamstore Diamond




mercredi 18 novembre 2009

Sweetback, The Lost and Found Republic, Yotanka/Discograph, 2009


On a déjà causé d'Happy Apple sur Duclock, j'aimerais maintenant vous toucher deux mots de Sweet Back, un trio de jazz angevin qui sonne lui aussi comme un bon groupe de rock, lyrique (juste comme il faut), furieux (tout en groovant bien) et barré vers des contrés lointaines (on voyage pas mal au gré des morceaux qui donnent toujours l'impression d'avancer). Basse ronflante, batterie implacable et sax grave (pas sans rappeler Morphine) qui volute de manière particulièrement prenante. Et pour le même prix on vous met un rap qui sonne juste et ça c'est pas tous les jours... S'il faut parler d'étiquettes, il me semble là qu'on est bien plus proches de l'expression jazz rock (1). Effectivement, dans les années 70 où il se pose là, le jazz rock fait plus penser à du jazz funk. Dans le cas de Sweet Back, l'appelation jazz alternatif correspondra encore mieux. Quoi qu'il en soit, The Lost and Found Republic est le genre de disque que l'on pourra écouter des dizaines de fois en bagnole en ayant toujours l'impression de découvrir un truc tout en s'en faisant un genre de copain familier.

Au passage c'est grâce aux bons soins du blog Je suis une tombe que j'ai croisé la route de Sweet Back, à bon entendeur...

Sweetback. Photo : Service de Presse

Sweetback L'Interview

Raggy (Sax), Mehdi (Batterie), Kham (Contrebasse) et Tonyo (P-A + enregistrements) ont répondu à quelques questions par l'intermédiaire d'Internet.

Dj Duclock : Un album comme The Lost and Found Republic est assez rare, je veux dire, j'ai rarement croisé ce mariage réussi de rock et de jazz, à part chez Happy Apple ou Alexandre Saada... Comment se sont construits les morceaux qui sonnent à la fois urgents et travaillés ?

Raggy : Ca fait dix ans que le premier album AMOK est sorti. Il faut déjà savoir que ce premier disque est arrivé très tôt. Fabrice du label Shoshin Sounds nous a proposé de sortir un album à l’issue de notre deuxième concert ! A l’époque on n’avait donc pas du tout à l’idée de sortir un disque. Peu de temps après sa sortie, les choses se sont alors accélérées pour nos autres projets (Zenzile et Lo’Jo) qui se sont en plus retrouvés sur des calendriers similaires d’enregistrement d’albums et de tournées. Du coup, ça devenait très difficile de se voir.

Mehdi : On avait même eu l’idée de sortir un maxi vinyle à un moment vu qu’on ne trouvait jamais le temps d’enregistrer un album complet, puis pour diverses raisons ça ne s’est pas fait.

Kham : Et au bout d’un moment, d’une session de travail ou de demos à une autre, on s’est quand même rendus compte qu’on avait une trentaine de nouvelles ébauches. Donc le débat d’un nouvel album a refait surface.

Mehdi : Oui, parce qu’au final, même si on ne sortait rien ou même qu’on tournait très peu, on a continué à composer coûte que coûte. On s’est donc retrouvés avec ces ébauches à peaufiner. Et comme on avait un peu de temps devant nous, la question ne s’est pas posée très longtemps.

Raggy : Je dirais que nous avons cherché à mieux travailler les compositions là où, sur Amok, on jouait parfois la facilité en privilégiant l’énergie. Ici, on s’est quand même bien creusé la tête pour faire des morceaux cohérents, travaillés. L’autre différence assez évidente est le nombre d’invités sur le disque. On était tous les trois d’accord pour rester sur une formule trio qui nous convient très bien, mais on ne voulait pas que chaque morceau sonne forcément comme le précédent. Cet album est par conséquent plus arrangé.

Kham: Pour finir The Lost & Found Republic bénéficie de nombreuses années de maturation, de l'aide et de la confiance de beaucoup d'amis, de l'encouragement de notre ingénieur du son Tonyo (qui fait partie du groupe à part entière), d'expériences personnelles et collectives .

Dj Duclock : D'où viennent vos influences ?

Raggy : La formule trio, pour nous, n'était pas préméditée mais s'est imposée d'elle même quand, après diverses expériences nous nous sommes retrouvés tous les 3, avec une énergie et un propos commun. Notre démarche se rapproche plus d'une démarche punk (nous n'avons pas attendu de maîtriser nos instruments pour commencer à composer), voire post-punk ou new-wave, dans le sens où nous mélangeons les genres sans se soucier d'étiquette. La seule contrainte que nous assumons est de ne pas rester trop éloignés du dance-floor, d'une énergie que nous voulons ressentir entre nous et l'auditoire. A ces groupes j'ajouterai : Parliament, les expérimentations électriques de Miles Davis, Fela, Lee Perry, Queens of the stone age...

Kham : Voici une liste non exhaustive des trio qui nous ont marqués pour leur attitude, énergie, musicalité et l'engagement : MotorHead, The Jimi Hendrix Experience, The Police, The beastie Boys, The Melvins, John Spencer Blues Explosion, Sloy, NTM.

Dj Duclock : A l'heure actuelle la scène jazz française vous cause-t-elle ? Y faites-vous des découvertes marquantes ?

Kham : Mise à part le line-up (batterie, sax Ténor et contrebasse ) la musique de Sweetback est somme toute très éloignée du jazz. J'écoute et respecte énormément les pionniers de ce style musical. Récemment j'ai encore découvert des novateurs français grâce au label chief-inspector et puis d'autres sur scène... pour ne citer qu'eux le fantastique quartet PRINT (Paris) et l'étonnante machine OCTOBRE (Bordeaux).

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(1) mais peut être que le jazz c'est cette étiquette qui accueille toutes ces musique que 'on ne sait pas trop où ranger.

mardi 17 novembre 2009

Weather Report, Columbia, 1971


Bien sûr dans le retroviseur on a In A Silent Way et Bitch Brew, plus quelques autres pierres... comme les albums solo de Wayne Shorter et de Joe Zawinul. On pense aussi à la liberté de l'Art Ensemble Of Chicago. Au moment où le Weather Report voit le jour Joe Zawinul vient de bosser pendant 9 ans avec Cannonball Adderley, et Wayne Shorter vient de quitter Miles Davis ; ils s'étaient déjà rencontrés - Shorter et Zawinul - en 1959, mais c'est après l'enregistrement du mythique In A Silent Way qu'ils décidèrent de faire un groupe avec le bassiste Miroslav Vitous. Le très jeune batteur Alphonse Mouzon et Aetro Moirera (percussions) se joignent à l'affaire. Barbara Burton et Don Alias sont aussi présents aux percussions lors des séances d'enregistrement mais il ne seront pas crédités.

Ce premier album du groupe est un genre de cocon branché sur les étoiles, où les figures rythmiques se confondent avec la mélodie. L'album s'ouvre avec Milky Way, un duo de piano/saxophone étrange comme branché sur ce que l'on appelle la musique contemporaine. Le morceau débouche sur un Umbrellas funky à souhait. Ces deux premiers morceaux résument bien ce qui va se développer par la suite : une musique marquée par une intense liberté. Il m'arrive de me réveiller vers les 5 heures du matin en me disant, bon sang il faut que j'écoute ce premier album de Weather Report, il me faut ces coup de sax langoureux de Shorter, les nappes de Zawinul et les cling cling cling percussifs façon jungle amazonienne de Mouzon et Moirera. Il y plane ici quelque chose de spacial et de profondément communicatif.

Weather Report Medley Seventh Arrow / Umbrellas


dimanche 15 novembre 2009

Heavy Metal Valley, Koudlam

On prend la voiture, celle de l'espace. Goodbye, le dernier album de Koudlam est dans les bacs.


samedi 14 novembre 2009

... Fire in the sky


Il y a 3 ans jour pour jour Duclock voyait le jour sur Internet avec un mot sur le Sparklehorse de Mark Linkous.

Sparklehorse, It's a wonderfull life