The World we inherited de Final Coil

 

The World we inherited de Final Coil

(Bilingual review - English version below)

C'est la jaquette du disque qui m'a amené à l'écouter. On ne juge pas un livre par sa couverture, ok, mais il y a de forte chance que la couverture soit un élément décisif dans le fait que le livre se retrouve entre vos mains. Et elle fonctionne cette jaquette d'album signée Andy Pilkington. Elle fonctionne avec son arbre tordu à droite, son usine à gauche et ce banc vers lequel nous entraîne un sentier. Avec une autre police de caractères on aurait pu se retrouver avec un disque de death metal. Mais c'est vers le rock alternatif et progressif que se tourne Final Coil, un trio de Leicester qui m'était alors inconnu.

Le groupe et le producteur Russ Russell (The Exploited, At The Gates, Amorphis, Napalm Death...) font un fort beau travail ! Le son est riche et intense. La thématique de l'album est - on s'en serait douté - sombre. Médias contrôlés par de grands groupes financiers, émiettement de la démocratie, replis identitaires, luttes et guerres pour les ressources se déclinent sur une musique organique avec un peu d’électronique. Final Coil joue son rock alternatif et progressif en tirant vers le metal. Si l'on se prête au jeu des comparaisons (Phil Stiles en parle dans l'interview qu'il a donnée pour Duclock) on pourra dire que le rock de Final Coil se joue un peu à la manière d'un Porcupine Tree mais sans être Porcupine Tree. Pour parler du son on pourra convoquer Katatonia (en moins metal) et Killing Joke (en plus lent) et pourquoi pas Nine Inch Nails... End of History par exemple me fait penser à un mélange de Nirvana et des Pixies en plus... plus mélancolique, comme si Marillon s'emparait des années 90. Mais ce petit "name dropping" ne doit pas cacher l'essentiel concernant cet album : Final Coil possède une atmosphère et des mélodies entêtantes.

Nul doute que le groupe pourra trouver refuge dans les magazines, sites et fanzines de metal un peu comme la littérature fantastique se réfugie en France dans certaines collections polar. Cet album étant le troisième et dernier d'une trilogie, il nous faut maintenant remonter le temps pour découvrir Persistence of Memory (2017) et The World We Left Behind (2019).

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It was the cover of the record that led me to listen to it. The adage says that don't judge a book by its cover, ok, but there is a good chance that the cover is a decisive element in the fact that the book is in your hands, isn't it. And it works with this album cover signed Andy Pilkington. It works with its twisted tree on the right, its factory on the left and this bench to which a path leads us. With another font we could have ended up with a death metal record. But it is towards the alternative and progressive rock that turns Final Coil. This trio of Leicester which was then unknown to me.

The band and the producer Russ Russell (The Exploited, At The Gates, Amorphis, Napalm Death...) are doing a great job. The sound is rich and intense. The theme of the album is - one would have suspected - dark. Media controlled by large financial groups, crumbling democracy, identity withdrawals, struggles and wars for resources are declined on organic music with a little bit of electronics. Final Coil plays its alternative and progressive rock move towards metal. If we lend ourselves to the game of comparisons (Phil Stiles talks about it in the interview he gave for Duclock) we can say that the rock of Final Coil is played a little bit like Porcupine Tree but without being Porcupine Tree. To talk about the sound we can call Katatonia (less metal) and Killing Joke (slower) and why not Nine Inch Nails... End of History for example makes sound like a mix of Nirvana and Pixies... but more melancholic, as if Marillon captured the 90s. But this little "name dropping" must not hide the essential concerning this album : Final Coil has an atmosphere and heady melodies.

There is no doubt that the band will find refuge in metal magazines, sites and fanzines a bit like "littérature fantastique" takes refuge (in France) in certain crime novel collections. This album being the third and last of a trilogy, we must now go back in time to discover Persistence of Memory (2017) and The World We Left Behind (2019).

Emeric Cloche.