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Affichage des articles du février, 2008

Ligéria ! Nantes Jazz 2007, Yolk, 2007

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La compilation Ligéria ! Nantes Jazz 2007 est une huître avec de l'odeur et des recoins un peu partout. Une huître qui s'ouvre un peu plus à chaque écoute et dedans, des perles. L'album regroupe différents groupes de Jazz nantais et on est à la fois surpris par l'éclectisme des morceaux et la cohésion de l'ensemble. Nantes et le Jazz c'est une longue histoire qui commence par le premier concert de jazz symphonique donné sur le vieux continent. Le lieutenant James Reese "Jim" Europe et les musiciens du 15 ème régiment "Hellfighter" de soldats noirs américains déboulent au Théatre Graslin le 18 février 1918. En Octobre 1919 le premier article sur le jazz paraîtra dans La Revue Romande à la rubrique "Nantes Mondain" sous le plume d'Ernest Ansermet ; il cause alors de Sidney Bechet. Par la suite Sidney Bechet, Josephine Baker, Thelonious Monk, Archie Shepp, Stan Getz, Hines, Dizzy Gillespie, les Jazz Messengers, Albert Nicholas, M...

Robert Plant & Alison Krauss, Raising Sand, Rounder, Decca, 2007

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Un ancien pilote du Zeppelin qui n'a plus rien à prouver et la chanteuse violoniste bluegrass/country que l'Europe a pu découvrir avec la BO de O'Brother . Un coup d'oreille à Gone, Gone, Gone (Done Moved On) ou Rich Woman et on se rend tout de suite compte que leurs voix s'harmonisent impeccablement. Après, on met T-Bone Burnett, Jay Bellerose, Norman Blake, Dennis Crouch, Marc Ribot et Riley Baugus dans le même studio et ils revisitent avec une cohérence inattendue les tounes de Tom Waits, Everly Brother, Gene Clark, Rolly Salley... Un florilège folk, blues, country, roots et agréablement languide. Le duo avait déjà rendu hommage à Leadbelly lors d'une soirée Panthéon du rock à Cleveland. Là c'est pour tout un disque qu'on s'embarque. Un sacré bon voyage. Robert Plant & Alison Kraus , Rich Woman tiré de l'album Raising Sand .
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Madness, it must be love/Shadow on the House , Stiff Records, 1981 On prend la voiture et on conduit avec tout ce bazar dans le ventre, sans trop savoir d'où ça vient. Quoi qu'il en soit nos mains, nos pieds et quelque chose dans l'air nous informent que quelque chose est en train de se passer. Et puis dans l'auto radio, Madness, la réponse : It Must Be Love ! La chanson originale a été enregistrée en 1971 par Labi Siffre pour l'album Crying, Laughing, Loving, Lying , Pye International, 1972 rééditée par EMI en 2006. Madness la reprend en 1981 et l'agrémente d'un clip ubuesque. Une spécialité chez Madness, rappelez vous donc de Shut Up sorti la même année. On retrouve It Must Be Love dans le film The Tall Guy (1989) dirigé par Mel Smith. En 2007 la chanson réapparait encore dans Der Wixxer (2004) de Tobi Baumann qui parodie les romans policiers d'Edgar Wallace. Paolo Nutini reprend It must Be Love sur un rythme reggae dans la compilation Radio 1...
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Black Roots, In Session , BBC Lp, 1986 réédité et augmenté de 6 titres par Makasound, PIAS, 2007 En 2004, Makasound avait réédité deux opus des Black Roots ( Black roots et The Frontline ) en un seul album On The Frontline . Le label continue la chasse au trésor avec In Session . La majorité des membres de Black Roots débarque en Angleterre avec leurs parents, portés par la vague d'immigration jamaïcaine des années 60. Un soir à Bristol, quartier Saint Paul, le groupe se forme autour d'une partie de dominos. Ils enregistrent un premier EP en 1980 et parcourent le Royaume Uni de 1980 à 1986 en commençant par les petites scènes et les pubs. A la fin, ils tournent avec LKJ, Toots & The Maytals et UB40. L'album In Session regroupe les deux sessions enregistrées en avril et novembre 1982 pour la BBC 1 par le légendaire John Peel. En plus de ces deux session live radio on retrouve les premiers maxis du groupe ( Bristol Rock , The System originalement pressés sur le label ...
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Maple Bee, Hello Eve , Prikosnovénie, 2006 Mélanie Garside aka Maple Bee arrive en France avec Hello Eve sur le label Prikosnovénie . Elle compose elle-même ses airs fantomatiques. Elle délivre une musique épurée entre pop, folk et bruitages électros bien sentis, le tout empreint d'une esthétique gothique. Multi-instrumentiste : guitare, piano, flûte, basse et nappe de cordes, ses effets de voix accrocheurs ne laissent pas indifférents et l'album gagne en profondeur à chaque réécoute. De léger, il devient peu à peu envoûtant. Maple Bee nous entraîne doucement dans la brume et le coton. On entre dans Hello Eve comme dans un bain. On savoure, en partant des accents orientaux de Something qui ouvre l'album, jusqu'à la ballade délicieusement érotique de No Place qui le clos. Et il arrive ce moment, dans la journée, où la voix de Mélanie Garside nous manque alors on remet la galette dans la chaîne et on repart pour une longue danse. Mélanie Garside n'en est pas à ses...
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Cast King, Saw Mill Man , Locust, 2005 He'd sit on a the corner of a piano bench and I'd sit in an old folding chair. We'd pick and sing while the roosters crowed and black walnuts fell on the tin roof..... Matt Downer liner notes from Saw Mill Man . Il y a ce type dans les montagnes (Old Sand Mountain, Alabama) il habite un cut throat road et pas de numéro de rue, juste quelques repères dans le paysage pour s'y retrouver. Au mois de mai 2003 Matt Downer, qui enregistre les musiciens du coin, arrive enfin à mettre la main sur Cast King, 77 ans. Premier groupe à 14 ans The Alabama Pals, puis les Country Drifter. Il existe un enregistrement de cette époque, des sessions mises en boîte par Sam Philips au Studio Sun pour Sun Records, puis le groupe s'est séparé et Cast a continué la musique pour les copains et la famille, un peu comme le bluesman Otis Taylor . Maintenant il est assis avec Matt Downer sous le porche de la maison et ils vont en passer des heures comme ça ...
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Hervé Le Corre et les trois questions du dj duclock J'ai eu la chance de croiser Hervé Le Corre pendant la deuxième édition du salon Du Sang Sur La Page organisé à Saint Symphorien pas très loin de Bordeaux. L'Ours Polar et le comité de pilotage de la mairie de Saint Symphorien y proposaient des rencontres avec des auteurs de polars et de bandes dessinées polardeuses, des surprises musicales, des expositions dont une de tableaux tirés des chroniques du dj duclock "La musique adoucit les moeurs", qui paraissent depuis maintenant plus de deux ans dans chaque numéro de L'Ours. C'était au soleil du Sud Ouest, à l'ombre des arbres d'une place accueuillante comme le Sud Ouest sait si bien les faire. Dj Duclock : Hervé, je t'appelle Hervé, hein... Hervé Le Corre : Je m'appelle Hervé. Dj Duclock : Hervé, qu'est-ce que tu lis en ce moment ? Hervé Le Corre : Ce que je lis en ce moment... Je lis plusieurs choses : un roman noir de James Lee Burk...

Romain Dudek, La poésie des usines, Taxi Records, 2007

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Une gueule de gavroche et une guitare qui causent du monde, du ventre et du cœur. Romain Dudek et Maël Guézel (dont les rythmiques expérimentales ne sont pas sans rappeller celles de Björk) font valser les étiquettes musicales de la musette au tango électrique. Dudek use de plusieurs registres de voix et de paroles acides et justes qui font du bien par où elles passent. Rien que pour La poésie des usines et la force de cette chanson portée par une rythmique infernale ou encore pour 40 vierges et l'humour salvateur que Romain Dudek y manie, courez vous procurer La poésie des usines . Retrouvez ici Romain Dudek et les trois questions du Dj Duclock. Et voici Bernadette n'aime pas les enfants de Romain Dudek .
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The Blind Boys Of Alabama, Down In New Orleans , Proper, 2007 They play with what you call syncopation, a push and pull. I have heard jazz before, what people used to call Dixieland music, and I like it – but I never had to sing to it before. We had to make some adjustments to get used to that beat. But it wasn’t hard. First of all, those New Orleans guys were so nice – they’re good musicians, good people, clean people. We enjoyed working with them. And they didn’t just try to do it all, they listened to our ideas, too. We put our heads together with them, and with our producer Chris Gold-smith and our manager Charles Driebe. The communication was good. And we did alright with it. Jimmy Carter member of The Blind Boy Of Alabama. Bientôt 70 ans de musique, quelque chose comme une soixantaine d'albums et voilà les Blind Boys of Alabama qui débarquent à la Nouvelle Orléans. Ils y rencontrent le légendaire pianiste producteur Allen Toussaint, le guitariste de rythm & blues Earl Ki...

The Mighty Diamonds, Inna de Yard, Makasound, Pias, 2008

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Le trio vocal Mighty Diamonds officie depuis 1969. Parti du coin des rues des Trenchtown, Lloyd "Judge" Ferguson, Fitzroy "Bunny" Simpson & Donald "Tabby" Shaw parcourent le monde de concert en concert et d'album en album et acquierent une grande renommée dans les années 70. Ils se posent ici avec un disque de reprises acoustiques qui sonnent bien roots (c'est le principe des enregistrements de la collection Inna De Yard ). Earl "Chinna" Smith , qui conduit les sessions Inna de Yard, est à la guitare avec son jeu dépouillé et particulièrement efficace. Les percussions sont assurées par Jah Youth, Ken Bob, Emmanuel I, Burchel, Kiddus I. Le chant est sobre et apaisé. Les versions de leurs anciens tubes que les Mighty Diamonds chantent ici sont épurées et posent une ambiance sereine. "On a tous grandit à Trenchtown, on squattait le même coin de rue. On y était la nuit, et on jouait de la guitare en chantant des petits airs." ...
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Dave Douglas, Song For Wandering Soul , Winter & Winter, 1999 Le label Winter & Winter fait un boulot de jaquette particulièrement soigné et appréciable. Le livret de Song For The Wandering Soul est illustré par des photos de Ghost Ranch : Land Of Light , Balcony Press de David Scheinbaum. Après l'extra-ordinaire Charms of a night sky (Winter & Winter, 1999) et Convergence (Soul Note, 1999), Dave Douglas signe Songs for Wandering Soul avec le Tiny Bell Trio*. Dès le premier morceau et le jeu d'écho entre la guitare éthérée de Brad Shepik et la trompette tour à tour fanfarre et sussurante de Dave Douglas- les tressautements imprévisibles de Jim Black - on sait qu'on s'installe pour un bon voyage. Et c'est comme un vent épique qui souffle sur la colline et un tapis d'herbes qui anticiperait chaque nouveau mouvement du vent, puis le vent se dirige vers les montagnes. On pense à Bill Frisell pour les paysages qui défilent, sauf que le côté musiq...
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Dj Duclock, un docteur pour les oreilles, séance de radio n°2 Voici donc la deuxième prescription pour les oreilles et la playlist qui va avec, y a plus qu'à cliquer. 1. The Dusty Foot Philosopher de K'naan , The Dusty Foot Philosopher , Sony, 2005 2. I will Survive (Freddie Perren/Dino Fekaris) par Nils Landgren , Sentimental Journey , Act, 2002 3. Ma place... (et ce qui va avec) de Magyd Cherfi , Cité des étoiles , Barclay, 2004 4. Like Castanets de Bishop Allen , The Brocken String , Dead Ocean, 2007 5. La poésie des usines de Romain Dudek , Poésie des usines , Taxi Records, 2007

Public Enemy, How you sell soul a souless people who sold their soul ??? SlamJmaz, 2007

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20 ans après Yo! Bum rush the show le premier album, 19 ans après It Takes A Nation Of Million To Hold Us Back, l'album qui clôt les années 80 (selon Harry Allen dans City Sun) et propulse Public Enemy comme les nouveaux représentants du militantisme noir avec, entre autre, le clip Fight The Power tourné par Spike Lee.
Come Together , The Beatles mais pas qu'eux. 'Come Together' changed at the session. We said, 'Let's slow it down. Let's do this to it, let's do that to it,' and it ends up however it comes out. I just said, 'Look, I've got no arrangement for you, but you know how I want it.' I think that's partly because we've played together a long time. So I said, 'Give me something funky and set up a beat, maybe.' And they all just joined in. John Lennon en 1969 à propos de l'enregistrement de Come Together . On prend la voiture et on s'en va porter ces quelques roses à celle ou à celui qu'on aime. La toune Come Together ouvre le dernier album des Beatles, celui qu'ils ont fait alors qu'ils étaient déjà plus ensemble. Au départ elle avait été composée par Lennon pour supporter la campagne électorale du truculent Timothy Leary, qui se présentait alors comme gouverneur de la Californie face à Ronald Reag...
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Igort, Casino , Nocturne, 2008 Mosquitos were dreaming to be stars in the blue of this melhancolic night . Igort in American Rock'n'Roll . C'est avec l'argent de la Cosa Nostra que Bugsy Siegel ouvrit en 1946 le Flamingo, premier casino de Las Vegas, mais l'affaire ne marcha pas fort. Siegel manquait d'organisation et il ne put rembourser ses emprunts. Il fut assassiné dans sa villa le 20 Juin 1947 par des tueurs du Syndicat. Quelques années après, la ville perdue au milieu du désert devenait le temple du jeu avec entre autres les casinos de Lucky Luciano et les spectacles de stars telles Frank Sinatra. Casino sent le polar, l'histoire d'amour qui tourne au fait divers, la Vendetta, le costard classe porté par Al Pacino, le mac, la mafia, les prostituées et les bons vieux Black Mask. On navigue en eaux troubles avec en fil conducteur l'arrivée des macaronis aux Etats Unis d'Amérique et ce que cela va engendrer d'histoires et de cultures. Les...
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Sonny Rollins, The Sound Of Sonny , Riverside, 1957 Cet été de 1957 Sonny Rollins tressaute à souhait avec son saxophone ténor immédiatement identifiable, Sonny Clark un jeune pianiste venu de la côte Ouest complète la chose au piano. La section rythmique, tenue par Percy Heath à la basse (Paul Chambers le remplace sur deux morceaux) et l'excellent Roy Haynes à la batterie, est impeccable. De Last Time I Saw Paris brut et rugueux à la ballade langoureuse What Is There To Say on se promène en plein hard bop et c'est bon comme une route aux virages chaloupés le long de la corniche. On pourra se passer en boucle l'extra ordinaire Mangoes qui donne fissa envie de tortiller du popotin. La réédition cd de l'album contient en bonus track Funky Hotel Blues une composition de Sonny Rollins avec Paul Chambers à la basse. Et voici une reprise du thème Mangoes par Maurro Verrone au Saxophone, Notker Eberle au piano, Davide Peluso à la basse et Nicola Jocola à la batterie.
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Art Ensemble Of Chicago, Certain Blacks , America-Musidisc, 1970 réédité Free America, Universal, 2005. La musique que nous jouons demande des musiciens très complets. Des musiciens qui puissent jouer du bebop d'une main, du blues de l'autre, ou du classique d'une main, du ragtime de l'autre! Lester Bowie. De 1969 à 1972, Pierre "Berjot" Robert produit pour America-Musidisc une quinzaine de vinyles en laissant une totale liberté au musicien et en ne s'occupant que de la logistique. Cette collection, véritable hymne au free jazz sous toutes ses formes qui venait de débarquer à Paris, a été rééditée en 2005 par Universal. On y retrouve Roswell Rudd, Archie Shepp, Dave Burrel, Steve Lacy, Anthony Braxton, Alan Shorter, Frank Wright, Emergency, Paul Bley, Mal Waldron et le Clifford Thornton Quartet. Les disques sont tous réédités avec des jaquettes retravaillées et illustrées par des peintures abstraites de Jérôme Wilz. Pendant 23 minutes l'Art Ensemble O...
Norwegian Wood , The Beatles. We were waiting to shoot the restaurant scene [in "Help! " the movie] ... where the guy gets thrown in the soup and there were a few Indian musicians playing in the background. I remember picking up the sitar and trying to hold it and thinking, "This is a funny sound." It was an incidental thing, but somewhere down the line I began to hear Ravi Shankar 's name.... So I went and bought a Ravi record; put it on and it hit a certain spot in me that I can't explain, but it seemed very familiar to me. It just called on me.... I bought a cheap sitar from a shop called India Craft in London . I hadn't really figured out what to do with it. But when we were working on "Norwegian Wood" it just needed something. It was quite spontaneous ... I just picked it up and found the notes and just played it. We miked it up and put it on and it just seemed to hit the spot. Harrisson from The Beatles Anthology , Chronicle Books, 2000. ...

Battles, Mirrored, Warp, 2007

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Il y a quelque chose de Morricone et des fanfares de rue dans Mirrored de Battles , des bribes d'Aphex Twin aussi, du cirque et puis pourquoi pas des bouts de 2001 l'Odyssée de l'espace pendant qu'on y est ? Les compositions conduites par un ordinateur maboulard sont exécutées à fond la caisse par une bande d'êtres humains. De temps en temps ces êtres humains, véritables têtes chercheuses, s'offrent des plages de liberté et sortent du carcan de l'intelligence artificielle. On notera la façon hallucinante dont Tyondai utilise sa voix, passée au travers d'effets électroniques, elle devient alors instrument de musique à part entière. Battles est composé de Tyondai Braxton (guitare, clavier, voix) le fils du jazzman avant-gardiste Anthony Braxton ; John Stanier, l'ancien batteur du groupe grunge Helmet (toujours à la batterie résolument rock avec des incursions tribales) ; Ian Williams le guitariste de Don Caballero et Dave Konopka à la guitare et à la...

Marc Villard et les trois questions du dj duclock

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Marc Villard et les trois questions du dj duclock J'ai eu la chance de croiser Marc Villard pendant la deuxième édition du salon Mauves en Noir organisé à Mauves pas très loin de Nantes. Alors bon, entre le fromage et les verres de vin je me suis fendu d'une petite interview avec le monsieur et d'une dédicace de mes exemplaires de Corvette de Nuit et La guitare de Bo Diddley, qui se lisent l'oreille collé au vieux Teppaz... Dj Duclock : Alors voilà la première question, qu'est-ce que tu lis en ce moment ? Marc Villard : En ce moment je suis en train de lire une biographie de Topor, l'écrivain et aussi le graphiste... Je l'aime beaucoup en tant que graphiste et en tant que dessinateur. Et je viens de terminer un roman de la Série Noire qui s'intitule Manathan grand angle de Shannon Burke. C'est un roman noir et non pas policier qui se passe entièrement à New York, c'est l'histoire d'un infirmier ambulancier. Dj Duclock : De...
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Cecile Daroux & Pablo Marquez, Piazzolla, Histoire du Tango , Harmonia Mundi, 1999 Cécile Daroux & Pablo Marquez , deux musiciens issus du classique revisitent le tango de Piazzolla. Au programme Histoire du Tango , pièces pour flûtes et guitare de Bordel 1900 à Concert d'aujourd'hui en passant par Café 1930 et Nightclub 1960 , donne à écouter un siècle d'évolution du tango. On passe de l'insouciance au lyrisme romantique avec un zeste de Bossa Nova jusqu'à la musique classique et au jazz avec tout ce qu'il peut y avoir de joie et de nostalgie contenues dans cette musique. Les Tango-études , la Tango-suite n°3 et les Cinq pièces qui suivent alternent mouvements vifs et lents joués Décidé , Motlo marcato e energico , Compadre en passant par une marche funèbre... Sur le dernier morceau, le trio Gomina (que l'on retrouve chez Label Bleu avec plusieurs membres du quintette d'Astor Piazzolla) vient prêter main forte pour un Oblivion magique. Le...
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Earth, Phase 3 Thrones and Dominions , Sub Pop, 1993 Dans Phase 3 Thrones and Dominions Dylan Carlson assène ses nappes de guitare entêtantes, genre de gros bourdon continu, et propose une longue exploration de la saturation. Une étude sur quelques notes qui peut paraître ennuyeuse sur les premiers morceaux (même si Tommy Hansen vient faire la deuxième gratte sur Harvey et Song 4 ) . Mais cet ennui est un leurre et quand la batterie de Rick Cambern se pointe- comme une bouffée d'oxygène - sur Site Specific Carnivorous Occurence (dont la guitare soliste fait un peu penser à de la musique classique indienne revisitée par du blues) on jubile. Puis les douzes minutes de nappes de vents électriques et répétitives de Phase 3 : Agni Detonating Over The Tar Desert prépare le voyage Thrones and Dominions : quatorze minutes dans l'espace, pas très loin de David Hykes & The Harmonic Choir A l'écoute des vents célestes (Ocora, Radio France, 1982) et une séance de relaxation po...
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On prend la voiture, on braille à tue-tête... ... et on s'interroge : Monkberry Moon Delight est-elle une chanson sur les mauvaises habitudes alimentaires ? Souvent délaissé par la critique malgré d'excellents disques qui passèrent à la trappe lors de leurs sorties, on oppose Paul McCartney à John Lennon (passé oblige) en brandissant John en "contestataire" et Paul en "conformiste" voir en "mièvre". Mais alors, par exemple, cette surréaliste Monkberry Moon Delight que Screaming Jay Hawkins aurait pu entonner à pleins poumons... Cette abracadabrante histoire de sucette à la baie de moine lunaire , de l'horrible son du ketchup et de banane la plus âgée ... avec quelle sucrerie va-t-on la ranger ? Monkberry Moon Delight se trouve sur l'album RAM (EMI, 1971).
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On prend la voiture et on conduit tout seul. La toune Eleanor Rigby était toute seule en face B du single Yellow Submarine sorti en Août 1966. On la retrouve sur l'album Revolver (sorti en même temps). Une étrange chanson portée par les cordes : quatre violons, deux Altos et deux violoncelles jouent une partition de George Martin. Martin dit avoir été influencé par la Bande Originale du Film Farenheit 451 composée par Bernard Herrmann. La chanson parle d'une vieille femme seule qui nettoie l'église après les offices, du père McKenzie qui écrit des sermons que personne n'écoute et qui reprise ses chausettes tout seul la nuit. Pour finir Eleanor Rigby meurt et le père McKenzie est tout seul pour l'enterrement. Eleanor Rigby , The Beatles avec les images du film Yellow Submarine (1968) de George Dunning. Aretha Franklin reprend Eleanor Rigby à la sauce Rythm & Blues dans The Girl's In Love With You (1970) : Ray Charles s'y coll...

Telepolis (La Antena), La BOF

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La musique a la faculté fondamentale de créer de l'expression, une atmosphère, des sentiments et des rêves. Dans le cinéma muet, on pouvait le percevoir très clairement : la musique accompagnait les images en instaurant un climat d'abstraction idéale pour transmettre de manière simple l'idée du film. Par ailleurs, le choix des musiques dans Telepolis permet de retranscrire une atmosphère infantile et hypnotique qui accompagne très bien cette fable. Esteban Sapir dans un entretien tiré du Weblog officiel de Telepolis . De Meliés au film noir en passant par Fritz Lang et Terry Gilliam, Telepolis ( La Antena , 2008) de Esteban Sapir regorge d'idées d'animation et de clins d'oeil au cinéma noir et blanc. De part son sujet, le film est quasiment muet. La musique reprend une importance qui s'est effilochée avec l'arrivée du cinéma parlant, et qu'elle a surtout perdu avec la Bande Originale de Film faite de morceaux de musiques déjà existants. En regardant...
On prend la voiture, la jaune & amphibie et on roule de l' Angleterre jusqu'en Inde où un étrange groove hypnotique de 3 minutes enregistré le 11 Avril 1966 nous emmène, entre petit ragga du matin et blues, à réfléchir au jour qui passe si vite et à ce qu'on va faire de cette journée qui se pointe. Dans Love You to Georges Harrisson chante, joue de la guitare, de la sitar (Ravi Shankar lui a filé quelques tuyaux pas piqués des hannetons) et de la tamboura (un genre de luth). Anil Bhagwat est au tabla et Ringo Star tambourine. Sûrement que les autres Beatles sont partis suivre les conseils de Love you to ... The Beatles , Love you to .