RJ Ellory, Seul le silence, MiCkey [3d] et Olivier Dahan
Seul le silence est conté par un narrateur qui agonise et revient sur les évènements l’ayant mené où il est. La force de ce roman, à mon sens, c’est de mélanger une histoire de serial killer d’enfants à la peinture d’une petite ville américaine de Georgie. Les peurs des gens refermés sur eux, leur hypocrisie, leur solidarité et leur haine à la fois. « On y prônait la religion, la tolérance et l’abstinence, mais les bars étaient bondés, et quelque part à la périphérie de la ville se trouverait une maison appartenant à une femme célibataire, une maison dans laquelle il y aurait deux ou trois filles. (...) Les gens de Stone Gap abhorraient la violence, mais chaque homme possédait un pistolet et chaque femme avait plongé les mains dans le sang d’un porc égorgé. » Certains passages vantent légèrement un passé meilleur opposé à un monde qui devient fou, mais sans trop appuyer, d’une manière qui n’est pas sans rappeler Cormac McCarthy. Nous sommes au début de la seconde guerre mondiale, évè...