Olivier Greif, Sonate de Requiem, Trio avec piano, Harmonia Mundi, 2006


Olivier Greif est mort en l'an 2000 à l'age de 50 ans. La Sonate de Requiem opus 283 écrite lors de la mort de la mère compositeur est souvent belle - dans le sens harmonieuse - et il s'en dégage une impression d'errance qui parfois semble se transformer en cheminement. Certains passages avec le piano brillant (Pascal Amoyel) m'ont fait penser à la petite ritournelle du Largo de Beethoven dans son concerto pour piano n°1 joué par Stefan Vladar pour Naxos à ceci près qu' Harmonia Mundi et l'époque permettent une meilleure prise de son et qu'avec Olivier Greif on est après Beethoven, après Shostakovitch et Prokofiev, après Satie et Chausson. Il explique lui-même dans les notes de livret qu'il a séparé sa Sonate en 3 parties : Perte - Voyage - Contemplation. Il a aussi fait des emprunts de mélodies à Jean Jacques Rousseau, au chant montagnard des Tatry en Pologne, à Berlioz, à une chant de la Légion étrangère, à un negro spiritual... des réminiscences du monde en forme de collage musical.

Extrait du 1er mouvement de la Sonate de Requiem d'Olivier Geif.