J'avais raté Spread Eagle

 Le début des années 90 n'était le moment le plus opportun pour monter un groupe de hard rock et sortir un disque. C'est pourtant ce qui firent Paul DiBartolo, Rob De Luca, Tommi Gallo et Ray West. Ils sortirent même deux disques chez MCA Records : Spread Eagle (1991) et Open to the Public (1995) avant de se séparer. Le groupe se reforme en 2006, ce n'est qu'en 2019 qu'un nouvel album, Subway to the Stars, voit le jour chez Frontiers Records. Un quatrième vient de sortir, The Brutal Divine.

Le groupe joue un hard rock de la fin des années 80. La voix de Ray West possède un quelque chose, un plus, qui apporte une saveur. Peut-être bien un côté dandy qui pourra faire penser à Maynard James Keenan le chanteur de Tool (jetez une oreille dans les premières chansons de Subway to the Stars).

J'écoute et je pense à Gene Simmons dans le film documentaire Burning Ambition sur Iron Maiden (projeté au cinéma le 13 Mai dernier). En une phrase, Gene dit tout son dédain pour le grunge, "une mode passagère". C'est un fait, à l'époque où Spread Eagle sortait ces deux premiers albums, j'écoutai Nirvana et les L7. Et puis, surtout, leurs disques n'avaient peut-être même pas franchi l'Atlantique...

Emeric Cloche.



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