Shadows in the night, des ombres apaisées



Un peu déstabilisant mais beau à première écoute, c'est après trois ou sept passages sur la platine, que l'album devient superbe. Une atmosphère hors norme se dégage, un peu comme si Julie London était un homme et qu'elle avait été transposée dans une autre dimension à Hawaï qui serait la capitale du monde...

Ces reprises de Frank Sinatra on été enregistrées dans les conditions du live avec une ou deux prises par morceaux ; tous le musiciens jouaient ensemble sans utiliser de cabine pour s'isoler. Sur la vingtaine de titres (vivement les bootlegs), il en reste dix qui composent l'album Shadows in the Night. Nul doute que Dylan et ses gars connaissent ses morceaux par coeur et qu'ils peuvent en faire ce qu'ils veulent. À maintenant 73 ans Bob possède une voix rauque, fluide et douce et ses musiciens sont hors pair et fins. Les morceaux coulent des enceintes nimbés d'une brume bienvenue dans un monde qui parait à la fois lointain et englobant. C'est beau, bon et apaisé.

Bob Dylan, Shadows in the Night, Columbia, 2015

Posts les plus consultés de ce blog

Bob Dylan, Empire Burlesque, Columbia, 1985

The city de Vangelis, il s'en passe des choses dans les chambres d'hôtel

Nantes manifestation 24 Octobre, les Centaures, la pluie et la joie

On n'y voit rien de Daniel Arasse

Toots Thielemans et le Shirley Horn Trio, ça se balade tranquille

24 Octobre, des milices d'extrême-droite dans la ville

Cercle ou pré carré ?

Repos court, repos long & Points de Vie (Donjons & Dragons)

Donjons & Dragons, Le Bonus de Maîtrise

Octobre, un premier bouquet de courts-métrages