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Affichage des articles du juillet, 2011

Subversion, musiques extrêmes et droite radicale (par Stéphane François)

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L'article Subversion, musiques extrêmes et droite radicale a été précédemment publié par Stéphane Francois le 19 juin 2010 sur le site Fragment sur le temps présent tenu par 9 intervenants qui observe et dissèque les mouvements d’extrême droite. Nous reproduisons ici l'intégralité de l'article. Nous avions déjà abordé de loin ce sujet sur Duclock par l'intermédiaire d'une critique de l'album du groupe Puissance . Nous parlerons prochainement des publications de Stéphane François et notamment du livre L'Ésotérisme, la Tradition & l'initiation, Essai de définition qui vient de paraître aux éditions Grammata. Merci à Stéphane de nous avoir permis de reprendre cet article ici-même. Il existe des liens entre certaines subcultures [1] musicales « jeunes » et les milieux des droites radicales occidentales. En effet, ces droites radicales ont tenté d’infiltrer, afin de les orienter, ces cultures minoritaires, entre autres les scènes [2] m...

Raoul Vaneigem, l'État n'est plus rien, soyons tout, rue des cascades, 2010

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Pour répondre à une invitation du Mouvement antiautoritaire pour une démocratie directe venu de Grèce, Raoul Vaneigem écrit un texte parce que "dans le texte écrit, le lecteur garde sa conscience et sa liberté de choix. Il peut relire, être d'accord ou non, il a le temps de réfléchir." " Le consumérisme a vulgarisé une démocratie de supermarché où le citoyen dispose de la plus grande liberté de choix à la condition expresse d'en acquitter le prix à la sortie" Le texte fait le constat que sous la pression des multinationales et de la mafia financière l'État ne garantie plus la survie, et que sa dernière fonction va vers la répression policière. Le texte propose que les personnes s'organisent elle-mêmes afin d'enfin devenir des être humains. "Et devenir être humain signifie se nier comme esclave du travail et du pouvoir pour affirmer son droit de créer à la fois sa propre destinée et des situations favorables au bonheur de tous." ...

Jean Pierre Havrin, Il a détruit la police de proximité, Jean-Claude Gawsewitch Éditeur, 2010

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Le livre de Jean Pierre Havrin commence par la description de la journée du 3 Février 2003 où le ministre de l’Intérieur se rend à Toulouse pour une "journée de lynchage" préparée à l’avance. Le livre s’ouvre sur cette « farce médiatique » et explique ce qu’est la police de proximité et les résultats auxquels elle était arrivée. « … un vrai républicain acquis à l’idée d’une police au service du citoyen… » Ce jour là Jean-Pierre Havrin et ses hommes se sentent trahis par leur ministre. Quelques années plus tard, dégagé de son devoir de réserve, il nous parle du travail de police de proximité qu’il avait mis en place avec ses hommes dans la quartier du Mirail à Toulouse et explique ce en quoi il croit : à l’action de fond avec une police partenaire de la population afin de prévenir, comprendre et aider. Une police qui « effectuait un travail de fond qui permettait également de mener une répression ciblée et efficace. » Le Mirail. On se souviendra que c’est dans ce quartier...

Green River de Tim Willocks

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"Peut-être le plus grand roman jamais écrit sur la prison", dit James Ellroy en 4e de couverture. Au secours. Enfin heureusement, il dit bien peut-être . Si Green River s'en sort honorablement pour ce qui est de divertir son lecteur, il ne représente pas le haut du panier en ce qui concerne les romans sur la prison (haut du panier qu'on vous a indiqué dans L'Indic n°8). Green River est un roman à sensations et rebondissements, fait pour être palpitant, dans la catégorie "j'indique au lecteur ce qu'il doit ressentir". Une juxtaposition antagoniste de forces hostiles attendant d'être déchaînées. La guerre étant l'état naturel de l'homme, la paix n'est jamais qu'un prélude, une préparation. Vous voici dans une prison fantasmée, aux plafonds de plaques de verre pour une surveillance permanente, avec quatre blocs : au A les Latinos et les Blancs, au B les Noirs, au C les Noirs et Latinos, et au D uniquement les Blancs. L...

Gwenaël se souvient de cet air...

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« Y' a une route, tu la prends qu'est-ce que çà te coûte ? » chante Manset. Les lacets se succèdent sur celle que l'on prend avec ma chérie, en ce mois d'aôut 2010. Nous sommes sur les terres de celui que les médias proclamèrent un temps rejeton officiel de Manset ou pour les critiques les plus désœuvrées, pâle copie d'une idole. Entre Aurillac et Saint-Flour, Sandrine et moi traversons le pays de Jean-Louis et je suis presque en pèlerinage. Encore heureux que ma covoiturière apprécie JLM car c'est « Le cours ordinaire des choses », dernier album de Murat, qui emplit en boucle l'habitacle de la fiesta. Je suis en pleine extase. Autour de nous, tous les types de verts habillent la montagne auvergnate, la nature s'impose à l'état presque brut avec les rondeurs et la douceur que lui procurent les vieux reliefs volcaniques. La bande son que j'ai choisie pour nous accompagner me semble idéale et j'ai prévu une étape pour ponctuer cette route. ...

Sacré portrait du père à travers le temps par Adrien

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Adrien tient le blog l'écriture ? sur Internet. Aujourd'hui, sur Duclock, il nous parle d'un livre de James Sacré  Le père de James Sacré décède le 1er avril 2001, resté discret jusqu'au bout. La mécanique de la disparition s'enclenche, les silences se placent « entre l'enfance jusqu'à demain ». Ce livre, publié en 2009 aux éditions La dragonne, est un outil de deuil et de travail sur la langue que nous donne à voir le poète James Sacré. Le texte est accompagné par des lithographies du peintre et éditeur Djamel Meskache. Au delà de l'intime, il y a de la langue qui, chez James Sacré, sans cesse s'interroge et se met en mouvement. Deuil Ce livre fait bien plus qu'évoquer ce long travail d'apprentissage face à la mort d'un parent. De 2001 à 2007, Sacré y interroge les langues, les souvenirs, le temps voire le poème lui-même. Au fil de ce travail, dont nous ressentons l'effort chaque page tournée, le poète fabrique des fragment...

Нейро Дюбель + une traduction en français, Pépite de l'Est à l'Ouest

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On en discutait un peu il y a peu en Belgique autour d'une vodka avec monsieur Thierry Marignac et Caroline... Il me semble bien qu'il va de plus en plus falloir regarder du côté des pays de l'Est (ici en Biélorussie ) avec Neuro Dubel d'une part et Gurzuf de l'autre . Резиновый дом (Нейро Дюбель) Et pour celles et ceux qui ne parlent pas couramment le russe voici une version dans la langue de Molière : la traduction est Yuri Vavokhin, l'arrangement de Zmitserr Vaïtsiushkevich (le gars de WZ Orkiestra ), il chante avec Pani Marion (notre principale pourvoyeuse de musique de l'Est ) ; la guitare c'est Aleg (de WZ) et l'accordéon c'est Sasha Shuvalau (de WZ). Y a plus qu'à cliquer (Mais je crains que le DivShare ne fonctionne plus...) :

Miranda, growing heads above the roof, From Scratch, 2009 et 2011

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Quelque part sur un chemin entre Nirvana et The Ex se trouve un groupe italien appelé Miranda . Piero Larafa est à la basse et à la voix ; Guiseppe Caputo est aux synthétiseurs, à la guitare, aux samples et à la voix ; Nicola Villani tape sur sa batterie et ses percussions. Ils cheminent tous les trois entre gimmicks new-no-wave-pop-punk forcément entraînant et blagues poéticos musicales. Avec tout de même un fond de sérieux dans tout ça, allez savoir pourquoi je pense à Kurt Cobain quand il plaçait les Buzzcocks dans l'éventail de ses références et qu'il écoutait en cachette R.E.M...(mais peut-être n'est-ce pas pas Kurt Cobain qui a dit ça et qu'il s'agit simplement des délires d'un critique rock). Miranda se coltine au monde avec des gros mots et de bonnes idées qui ne sentent pas le poisson pourri, dans une ambiance expérimentalo destroy maîtrisée. Quelques mélodies à siffler et des morcifs à placer dans les compilations. À ranger pas trop loin de The Vaseli...