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Affichage des articles du mars, 2007
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Otis Taylor Otis Taylor est né à Chicago en 1948. Quand son oncle est abbatu la famille migre à Denvers. Son père socialiste qui bosse sur les voies ferrées fréquente des musiciens de jazz. Sa mère a un penchant pour Etta James et Pat Boone. Otis passe son temps au Denver Folklore Center . Très vite il se met au banjo et au folk (aujourd'hui il est sponsorisé par les marques OME et Blue Star) en écoutant Mississipi John Hurt puis il se met à l'harmonica et forme son premier groupe The Butterscotch Fire Depatment Blues Band puis le Otis Taylor Band . A 19 ans il signe chez Blue Horizon. Il est sur un projet avec le chanteur guitariste de Deep Purple Tommy Bolin quand en 1977 il décide de rompre avec le business musical. Il devient antiquaire et coach une équipe de vélo tout en restant un bluesman de référence dans sa région. Puis il revient à la musique enregistrée en 1995 avec Kenny Passarelli et sort l'album Blue Eyed Monster . Avec du vieux, Otis Taylor fait du neuf. Il...
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Arcade Fire, Neon Bible , Barclay/Universal, 2007 Neon Bible est le titre d'un roman de John Kennedy Toole l'auteur de La conjuration des imbéciles qui se suicida de dépit et dont l'oeuvre connut le succés après sa mort. Même si lors de l'enregistrement de leur premier album les membres d'Arcade Fire eurent à déplorer quelques morts, ils connaissent le succés de leur vivant ( Funeral , leur premier album, c'est vendu à plus d'un million d'exemplaires dans le monde entier). Sur Neon Bible , enregistré à "The Church" le studio église du groupe, on retrouve Win Butler, Régine Chassagne, Richard Reed Parry, Tim Kingsbury, Will Butler, Sarah Neufeld et Jeremy Gara avec leur pléthore d'instruments (guitare, basse, batterie, piano, violon, violoncelle, xylophone, accordéon, orgue) et d'invités : Liza Rey à la harpe, des cuivres, des choeurs, l'orchestre national Radio Studio de Budapest, des chanteurs et des chanteuses de gospel, Hadji B...
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Otis Taylor, Definition of a Circle , Telarc, 2007. Je cherchais le duo Archie Sheep /Siegferd Kessler. Kessler vient de passer l'arme à gauche dans la grande bleue, mais c'est une autre histoire sur laquelle on reviendra. Il l'avait pas. Alors je lève les yeux au ciel et là, dans le facing jazz et en écoute, le dernier Otis Taylor. Oui, Otis Taylor, le sombre blueseux electrique de Denver. Alors je jette une oreille, loops de guitare entraînantes, voix chaude, genre de fenêtre sur les grands espaces. Je me sent tout de suite mieux. M'en faut pas plus. On l'a déjà dit y a que le blues pour guérir du blues. Je craque. Plus tard je me rends compte que Gary Moore et Charlie Musselwhite se sont pointés sur le disque pour quelques tounes. La pianiste Hiromo Uehara aussi, déjà présente au catalogue Telarc. Definition of a Circle le septième opus de Taylor pousse les frontières du blues un peu plus loin, lorgne du côté du jazz avec le cornet de Ron Miles, l'orgue de B...
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Dj duclock, Spring is here again , Mars 2007 Le dj duclock n° 36 s’ouvre sur le délicatement érotique Misty d’Errol Garner et se termine sur le suave et éraillé When a Man Loves a Woman de Karen Dalton . La boucle est bouclée. Entre temps vous avez pu faire un peu de cheval avec le Homecoming Queen de Mark Linkous et son Sparklehorse , jouer les magiciens fumant sur le Opus Pocus de Jaco Pastorius. Sans oublier la chanson d’amour du printemps aux côtés de Radiohead, bande de veinards ( Lucky ). Grand nettoyage oblige faut laver les carreaux ( Windowlicker ), Richard James (aka Aphex Twin) est là pour filer un coup de main. Si Lyrics Born vous refourgue des cauchemars ( Bad Dreams ) vous n’avez qu’a penser à l’autre ( Thought about you ) Rosenwinkel et sa guitare vous y aiderons. Buck 65 vous ballade dans sa Rough House Blues et le Medeski, Martin & Wood passe en revue les crânes ( Anonymous Skulls ). Il est pas beau le printemps qui s’avance ?
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Dreams , Sony 1970 “ There was the rock world and jazz world, and this was kind of the point where they joined. ” Jeff Kent. Dreams a été enregistré à Chicago en studio durant l’été 70 dans des conditions live. Les types qui jouent là-dessus ont pas mal tourné entre Greenwich Village (Randy & Michael Brecker, Barry Rogers aux cuivres ont improvisé sur les morceaux, l’incroyable Bill Cobham est à la batterie) et Nashville (Jeff Kent, Doug Lubahn ont écrit les canevas). On retrouve aussi la wah wah d’Hendrix sous le pied de John Abercrombie. Le tout donne une bombe jazz rock psyché ou encore soul funk mâtiné de rock tiré par la voix d’Edward Vernon qui se déguste très bien avec le cocktail soleil, bagnole, corniche, plage. Miles Davis venait souvent écouter les performances du groupe, il recrutera Cobham pour quelques sessions légendaires comme le Live Evil beaucoup moins acidulé...

Considérations.

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Jazzman, dans son numéro 132 de Février 2007, passe Sonny Rollins à l’interview pour la sortie de son Sonny, please . Il en a des choses à dire. Il s’en suit une disco tête où les coiffes et coiffures du colosse sont mises en parallèle avec ses évolutions. On pourra sûrement faire pareil avec les chemises des folkeux . Fin février, j’ai cessé de snober Radiohead et bon sang, je crois que j’ai bien fait. Dur de passer à côté de la chose. Notez, je portais déjà Kid A dans mon oreille, des morceaux comme The National Anthen ne peuvent pas laisser indifférent. Je me souviens aussi d’une toune à toute berzingue entendue entre trois ou sept bières, la nuit, sur le siège passager d’un camion avec un gars qui négociait les virages comme Scarlet Rivera, la violoniste de Dylan, sur Desire . Je me souviens avoir demandé « c’est qui qui joue là ? ». C’était Radiohead et leur How do you ? . Everything in the Right Place tournait déjà sur What’s New Pussicat ? le dj duclock numéro deux (nove...
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Radiohead, Kid A , Parlophone, 2000. Quatrième album, sortie trois ans après OK Computer . Il est des moments de grâce où chaque chose dans le monde semble être à sa place. Kid A contient de ces instants magiques. Radiohead se range des guitares et marie à merveille l'electronique avec son rock aventureux. Des bruitages façons gamelans dézingués en peau de robots tout droit sortis des meilleures pointures du label Warp aux cuivres de National Anthen en passant par les ondes Martenot de How to disappear completely et le livret réalisé par Stanley Donwood et Tchock (alias Thom Yorke), l'album dégage une aura magnifique et reposante traversée d'orages libérateurs. Hymne lyrique et lancinant qui nous promène vers de nouveaux univers. Culte et indispensable. Ed's O'Brien a tenu un journal durant l'enregistrement de l'album Kid A, on peut le consulter ici .
Radiohead, Creep , Parlophone, 1993 " Actually, live, there are elements of that strutting stuff in us. But still, at the same time, we're fully aware of it. I have a real problem being a man in the '90s, anyway. Any man with any sensitivity or conscience toward the opposite sex would have a problem. To actually assert yourself in a masculine way without looking like you're in a hard- rock band is a very difficult thing to do. . . . It comes back to the music we write, which is not effeminate, but it's not brutal in its arrogance. It's one of the things I'm always trying: To assert a sexual persona and on the other hand trying desperately to negate it. " Thom Yorke pour The Boston Globe , 8 Octobre 1993 en parlant de la chanson Creep . Creep est le premier single du groupe Radiohead, extrait de l'album Pablo Honey . Il comporte la version album de Creep , une chanson désespérée et envoutante (que l'on peut rapprocher du Smeel Like Teen Spirit...
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Bugge Wesseltoft, Moving , Jazzland, 2001 « Je voulais créer d’autres contextes, plus porté sur la danse, où les solos deviennent secondaires par rapport au rythme et la mélodie. » Troisième album du New Conception of Jazz . Enregistré live en trois jours dans un studio au cœur d’Oslo. Le claviériste Wesseltoft avance dans le jazz avec un pack d’élecrto à ses côtés. Ses morceaux sont construits comme de longs voyages en voiture : il y a un début, un milieu et une fin avec quelques arrêts dans des stations services parfois chaudes, souvent froides et désertes, rendues crues par la lumière grelottante des néons. Une ambiance indéniable. Des trouvailles, « gimmicks » épurés au fender rhodes, au piano trafiqué ou pas, le saxophone ténor de Hakon Kornstad qui fait son apparition sur Yellow is the color . Des rythmiques surprenantes. Mais pourquoi ? Pourquoi s’encombre-t-il de ce « pied » house, ce poum-poum daté qui sonne maintenant comme un cœur ringard, une palpitation en toc qui vampiri...