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Affichage des articles du juillet, 2012

Comment la propriété intellectuelle a transformé les Jeux olympiques en cauchemar cyberpunk

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La débilité et la gravité des moyens de contrôles économiques et d'expressions pour les grandes messes sont de plus en plus voyants. La Marchandise, arrivée à ce niveau, développe un totalitarisme visible. Voici un article de Lionel MAUREL paru initialement le 27 Juillet 2012 sur S.I.Lex . Comment la propriété intellectuelle a transformé les Jeux olympiques en cauchemar cyberpunk par Lionel Maurel À première vue, il y a assez peu de rapports entre les Jeux olympiques de Londres et les univers dystopiques du cyberpunk, tel qu’ils ont été imaginés à partir des années 80 dans les romans de William Gibson, de Bruce Sterling de Philip K. Dick ou de John Brunner. À bien y réfléchir cependant, le dopage – dont le spectre rôde sans surprise toujours sur ces jeux 2012 – est déjà un élément qui fait penser au cyberpunk, où les humains cherchent à s’améliorer artificiellement par le biais d’implants bioniques ou l’absorption de substances chimiques. Mais c’est plutôt à trav...

5171 Classics, Sunnyland Slim (1952-1955)

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Le disque (3ème Sunnyland Slim chez Classics) regroupe 7 séances d'enregistrements de Sunnyland Slim à Chicago de 1952 à 1955. Les enregistrements sont proposés dans leur ordre chronologique et les musiciens des sessions sont mentionnés dans le livret et ,bonus, vous avez une photo de Sunnyland et Red Nelson prise à Chicago en 1959. Le collectionneur se frotte les mains et enverrait bien la photo à Robert Crumb pour qu'il en fasse un dessin... Le blues a quelque chose d'international, d'époque à époque et de grattement en 78 tours, nous pourrions comparer cette musique à la musette française, sauf que les racines du blues sont sûrement un peu plus multiples et le Shake It Baby qui ouvre l'album n'a rien à envier au morceaux graveleux du Gangsta Rap.

Un son que tu pourrais voir

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Il y a de cela un peu plus de 6 mois j'ai ressortie un Klaus Schulze qui n'avait pas tourné depuis plus de 13 ans... Il s'appelle Picture music . C'est le 4ème disque solo de Schulze enregistré dans son studio à Berlin durant l'année 1973 avec toute une armada de claviers devenu vintage : EMS VCS 3, Arp Odyssey, ARP 2600, un orgue Farfisa... À l'époque où il met en boîte Picture music il avait déjà quitté Tangerine Dream après qu'Edgar Foese lui ait reproché d'avoir utilisé lors d'un concert d'étranges bandes d'orgues préenregistrées. Sur la jaquette Klaus explique que son idée première était de créer "un son que tu pourrais voir". Le disque se compose de deux longues plages Totem (face A),  Mental Door (face B) et remplie son contrat bien mieux qu'une cassette de sophrologie... Klaus Schulze , Picture Music , ariola, 1976

Mama Béa Tekielski fait éclater cette ville

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Il y a peu du côté de Saint André de Cubzac, près de la Dordogne, on m'a présenté un disque de Mama Béa Tekieslski. Cela me disait vaguement quelque chose. J'ai gardé ça dans un coin de ma caboche. Plus tard, par curiosité, je consulte la liste de Ma compilation dans un bac d'une médiathèque de Nantes... je tombe sur les titres Faire éclater cette ville , Les Glycines et Soleil , trois chansons que je connais toujours par cœur et dont je me rappelle chaque instant. Comme tout le monde, je garde un souvenir très net des images que me provoquaient certaines chansons de mon enfance. Mama Béa Tekielski , Faire éclater cette ville Le côté apocalyptique de ses titres collaient parfaitement à mes centres d'intérêts (qui sont sensiblement resté les même...) : il était alors tout à fait possible - thématiquement parlant - de faire cohabiter Mama Béa et Iron Maiden sur une compilation. Mama Béa Tekielski, Les Glycines  Last But Not Least, S...

All Cops Are Bastards, le film

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Peu de gens aiment les flics, quasiment personne n'aime les CRS. Partout en Europe la pression sociale augmente et la répression est de plus en plus violente ; entre le peuple et l'État il y a des flics. A.C.A.B. nous plonge du côté de l'équivalent des CRS italiens par le truchement de quelques hommes idéologiquement engagés à l'extrême-droite. Un sujet à prendre avec des pincettes Le film choisit de nous montrer le point de vue d'un petit groupe de CRS qui s'organisent au-delà de leur travail autour d'une idéologie fasciste. Le personnage d'une jeune recrue un peu candide sert de point de vue sur les agissements de la compagnie. Nous ne pénétrerons quasiment jamais chez les hooligans à part aux moments où les flics sont en contact avec eux. Il en va de même pour les groupes d'habitants qui doivent être expulsés et pour le campement de Roms qu'ils doivent démanteler. Le seul contrepoids à cette vision unilatérale est l'ex-femme d...

Pussy Riot dedans l'église.

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Un tribunal de Moscou a ordonné le maintien en prison pour six mois de Nadejda Tolokonnikova, 22 ans, Ekaterina Samoutsevitch, 29 ans, et Maria Alekhina, 24 ans. Ces 3 membres du groupe Pussy Riot resteront donc en détention jusqu'au 12 janvier 2013 dans l'attente du procès pour "hooliganisme". Elles encourent 7 ans de prison suite aux événements filmés et diffusés sur You Tube où l'on voit la performance du groupe donnant une prière contre Poutine.

BÖC, Mariage entre hard rock et cold wave

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À l'époque il y avait un chouïa trop de clavier pour les copains et moi dans cet album du BÖC. Maintenant que je suis grand et c'est un de mes préférés. Un an après  Cultösaurus Erectus  le BÖC refrappe un bon coup à la porte des années 80.  Plus proche de l'énergie Rock n' Roll au début des années 70 avec  Blue Oyster Cult   (1972),    Tyranny and Mutation   (1973) et   Secret Treaties   (1974), le groupe amorce un virage plus pop sur   Agents Of Fortunes   (1976),    Spectres   (1977) et   Mirrors   (1979) ;   Cultosaurus Erectus   (1980) marque le retour d'un son plus heavy tout en lorgnant du côté des expérimentations... Pour   Fire Of An Unknown Origin   (1981) Sandy Pearlman, Richard Meltzer, Michael Moorcock et Patti Smith apportent leurs pattes. On notera qu'Albert Bouchard (batterie, composition) n'est plus de l'aventure, remplacé par Rick Downey... il reviendra plus t...

Dead Season, du zombie

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Un homme, une femme Cela semble être devenu la norme du genre : les zombies envahissent le monde, un homme et une femme se rencontrent et tentent de survivre. Puis ils rencontrent un groupe qui lui aussi tente de s'en sortir. Les thématiques peuvent alors se dégager : organisation du groupe, place de l'individu, morale... Dans Dead Season , tout cela est abordé de manière efficace et assez intelligente.  Un bon moment La musique très présente dans le film n'est pas utilisée pour faire sursauter, mais pour installer une atmosphère et cela fonctionne, la façon de filmer (qui n'est pas sans rappeler 28 Jours plus tard et 28 semaines après ) est assez prenante et s'arrête juste avant d'en faire trop. Charme du petit budget Avec Dead Season vous retrouverez le plaisir des films d'horreurs tournés avec un budget restreint : 2 boitiers Canon EOS 7 D, une flopée d'acteurs inconnus (mais avec des rôles principaux qui s'en sortent bien), ...

Négocier les années 80, méthode BÖC

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Si l'on considère que les années 80 représentent une période de sérieuses perturbations pour la musique des années 70, la question est comment le BÖC va négocier ? Le Blue Öyster Cult négocie sans complexes. Les gros solos de guitares ne sont pas trop mis en avant mais ils sont là, portés par la rythmique et renforcés par les gimmicks au clavier. Ce sont les années 80 dans toute leur splendeur (avec les paillettes). The Revölution by Night se range dans la catégorie rock FM (un coup d'oreille aux chœurs et au saxophone de Shooting Shark , devrait suffire à vous convaincre) et on comprendra que les amateurs du Cult des années 70 soient quelque peu désorientés même si le terrain pop a été amorcé avec Mirrors . Il faut que je vous avoue que, périodiquement, cet album du BÖC est un de mes préférés. Mais n'y a-t-il pas une période pour chaque BÖC et un BÖC pour chaque période ? Et puis tout le monde passe des moments difficiles, pas vrai ? Entendons nous bien,...

Considération n°25

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Si mes souvenirs sont bons c’était fin février, Bernard Friot venait à Nantes à l'initiative d' Alternative Libertaire pour parler de "la crise". À un moment il a comparé le système boursier et les marchés à une religion avec ses temples (les bourses) et sa messe à la radio, tous les jours avant le journal. Les Marchés sont souvent considérés par les journalistes et certains intervenants politiques comme une sorte d'entité immatérielle, ingérable et inattaquable. Ils trônent comme un dieu, ils envoient des signaux et leur intercesseurs répètent la bonne parole. S'ils prennent peur, il faut les rassurer. Voilà un article : La religion du marché d’Éric Toussaint de CADTM Belgique dont nous avions repris un article sur Duclock au sujet du FMI : Un FMI "redevenu utile", mais pour qui ? . Et après Le Capital de Karl Marx en manga dont nous parlions il y a quelques temps, sachez que vous pouvez trouver chez le même éditeur le manifeste du part...

Pas besoin de tout montrer

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Dans Ghost Writer (Roman Polanski, 2010) on croisera quelques montées d'escalier somptueuses ; les fesses de Pierce Brosnan et un décolleté en peignoir d'Olivia Williams qui laissera voir le côté du galbe d'un sein. Le passage Sex Scene ne montre rien et pourtant il fonctionne. Outre le fait que le film soit une réussite du point de vue de la photo, de l'ambiance, du jeu d'acteur et du scénario (tiré d'un bouquin de Robert Harris) cette économie de chair n'altère pas l'érotisme discret. Le passage quasi obligé de la relation charnelle y est à peine effleuré, joué sur un ton mi-humoristique, mi-tendre qui produit son effet. La Sex Scene n'a pas vraiment lieu dans Ghost Writer , mais le chemin qui y mène s'y dessine en quelques scènes bien senties et l'après est tout aussi réussi. D'autres films qui jouent sur un autre registre n'ont pas besoin de tout montrer, Les sorcières d'Eastwick (Georges Miller, 1987), par exemple, ...

Du baiser à baiser

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Photo : Internet Au cinéma, la scène du baiser est peu à peu devenue une scène de baise. En fait non, ce n'est pas tout à fait ça, disons plutôt qu'une Sex Scene plus démonstrative est venue s'ajouter à la scène du baiser. Ce rajout est parfois devenu une scène obligée et elle peut être tournée ou ressentie comme telle, surtout quand elle est ratée. Et beaucoup d'entre nous savent combien cela peut être long, un peu gênant et ennuyeux. N'oublions non plus les scènes décalées ou burlesques... Je me rends compte que de se pencher sur les Sex Scenes dans les films est un véritable sacerdoce, d'autant plus qu'il me paraît difficile de considérer la scène en question (même si cela est tout à fait louable) en dehors de sa place dans le film. Certains films ont fait parler d'eux par ce biais là, Basic Instinct (1992) de Paul Verhoeven ou encore le duo Alec Baldwin / Kim Basinger dans Guet Apens (Roger Donaldson, 1993). Si le cinéma évolue, les ...