Des effets pervers de Facebook





Le sujet Facebook a déjà été abordé sous un autre angle par ici : Facebook, une carte postale.

Je voudrais maintenant élargir un peu la réflexion après plus d'un an d'utilisation du réseau social. En règle générale le réseau FB me semble infantiliser la communication de par son vocabulaire et son mode de fonctionnement. Le fait notamment que l'on peut souvent se retrouver à attendre que les "amis" cliquent sur "j'aime". À l'usage il me semble que les gens cliquent sur j'aime quand le message les concerne ou qu'il connaissent déjà la vidéo que vous allez mettre ou qu'ils partagent l'indignation que procure l'article posté. Mais laissons de côté ceci pour nous concentrer sur le terme réseau social.

Facebook sert à tisser un réseau

Sauf que ce réseau tourne en boucle autour des centres d'intérêts, des idées et des goûts partagés. Alors que le forum est (était) un lieu d'empoignade, FB ressemble plus à un endroit où tout le monde est d'accord avec tout le monde au sein des cercles d'amis. Bien sûr de temps en temps une tempête menace d'éclater sur un groupe ou une page mais le ménage est vite fait pour que tout rentre dans l'ordre et que la chose redevienne gentille... sur un réseau social gentillet.




Ce renfermement en réseaux plus ou moins clos est un étrange paradoxe au vu du nombre de murs qui sont ouverts à tous. Et il y a sûrement un point à réfléchir ici autour de la problématique : cercle d'amis et non confidentialité du réseau. Mais la question pour cette fois est : dans quelle mesure cet effet de regroupement de gens tous d'accord entre eux risque-t-il d'engendrer l'absence de débats, de fond et d'argumentation sur les réseaux sociaux qui fonctionnent sur ce modèle de repli ?


Commentaires

  1. aaaarg "de par" m'a tuée...

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  2. C'est bizarre ce n'est pas ce que je crains.

    Sur le premier article, je suis assez d'accord que facebook participe à l'abaissement du niveau et de la longueur des échanges à distance. Peut-être même un peu à l’appauvrissement de la langue. Mais il ne fait qu'y participer. Ceux qui écrivaient avant écrivent toujours, et aiment toujours faire des phrases et dire bonjour. C'est pour ceux qui se construisent autour de ces outils qu'il faut être vigilant et veiller à ce que les enfants comprennent qu'il y a plusieurs niveaux de communication. Et là, quand on voit les nouveaux arrivants sur le marché du travail, il y a vraiment de quoi réfléchir, même si ce n'est pas forcément général.

    Sur l'absence de débat, je ne pense pas car, par nature, l'être humain n'est pas d'accord avec son voisin, ne serait-ce que pour nuancer ses propos, juste pour montrer qu'il existe. Les discussions de café ne sont pas mortes, et il suffit de parcourir les forums pour voir que seul le moyen de s'empoigner a changé.

    Facebook n'est pas un lieu de débat, à mes yeux c'est un lieu de passage, d'échanges furtifs, de transmission d'infos, une sorte de gare de triage. On y est souvent avec des gens connus, dont on connait les points communs et les divergences, elles ne sont donc pas forcément mises en évidence ici.

    On ne se bat pas sur le quai de la gare avec les amis qu'on vient de retrouver sous notre véritable identité, on les emmène dans une ruelle à l'abri des regards :) ^^. Par contre dans les dortoirs anonymes que sont les forums, on s'empoigne sans retenue avec de parfaits inconnus. Un truc rigolo est de lire un "débat" sur un forum et de transposer les propos à une discussion réelle, les mêmes propos mais dans la rue entre des gens qui ne se connaissent pas. C'est évidemment impensable.

    Donc les risques pour moi de ces outils sont bien d'une part le sms-like, et d'autre part la tombée de certaines barrières de politesse et de respect. Par contre les gens d'accord en eux, je n'y crois pas une seule seconde.

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  3. Salut l'ami Duclock,

    je ne saurais que trop te conseiller "Facebook m'a tuer" par les même zigotos que "L'open space m'a tuer". Un regard sociologico-marrant sur le sujet. Ca questionne de belle façon, sans donner de leçons.

    So long dude,

    MacO

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