The Beatles, The Beatles, Parlophone, EMI, 1968

J'ai mis du temps à me rendre compte que les Beatles me plaisaient beaucoup. Il y a de cela disons un mois, après que la lecture de John et Yoko sont dans un hosto de Jan Thirion m'ait laissé groggy, je n'ai rien pu faire d'autre que de m'écouter l'album blanc, parce que c'est en rapport, et sûrement aussi parce que c'était le mois de Mars et que le soleil se pointait sur la côte ouest de la très vieille Europe.

Les Beatles sont forts de tout ce que l'on a déjà dit et écrit sur eux et leur musique. Chacune de leurs tounes - ici il y en 30 - résonne avec mille milliers d'échos, d'autres chansons, celles d'avant - ce violon des Appalaches appuyé par un piano bastringue dans Don't Pass Me By - et celles d'après, des versions jazz, électro, classique, baroque... La race humaine parle à la race humaine. Ob-La-Di, Ob-La-Da, Life goes on bra... je répéte Ob-La-Di, Ob-La-Da, Life goes on bra... Dear Prudence... Mille milliard de frissons, comme Bach ou Mozart, un genre de grande communion de l'ère industrielle. Des millions de disques, des millions d'heures d'écoute et des millions d'heures de discussion... While My Guitar Gently Weeps pour tous.

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