Papier bulle, Vivaldi et quelques pistes sur la toile

Papier Bulle / Emeric Cloche. Une statue dans une église, elle est recouverte de papier bulle.


Au gré des pérégrinations sur la toile vous pouvez croiser un court concert de Thierry Crommen en trio (harmonica, guitare et clavier) Entre Vues 2004. Si vous êtes abonné à Stage+ (le service de streaming du label Deutsche Grammophon), il ne faut pas rater la mise en ligne de l'archive d'une pièce de Rachmaninoff pour deux pianos, Symphonic Dances, Op. 45  jouée par Gerhard Oppitz et Nicolas Economou au Munich Klaviersommer en 1985 ; comme nous le disions hier, c'est plus fort que Rocky.

La photo que vous voyez en en-tête de ce ces quelques mots a été prise à Épinal, la basilique étant en travaux, certaines oeuvres sont protégées par du papier bulle. L'édifice est un bel endroit avec les ouvriers qui vont et viennent sur les échafaudages. Un décor parfait avant d'aller voir - c'était le jour de sa sortie sur les écrans - Vivaldi et moi (Primavera), le film réalisé par Damiano Michieletto. Habitué de la mise en scène à l'Opéra, le réalisateur (dont c'est le premier film) a su mettre en valeur la musique (excellente) sans que cela ne vienne manger son histoire. Son histoire ? Celle de Cecilia, une prodige du violon dans un orphelinat où les pensionnaires sont toutes entières dévolues à la musique de concert avant que l'institution ne leur trouve un mari. Dans cet orphelinat, l’Ospedale della Pietà à Venise, le maître de musique s'appelle Antonio Vivaldi. Du baroque pour les yeux, du baroque pour les oreilles, un très bon moment en costume (et pas un biopic).

(Photo : Papier Bulle / Emeric Cloche, basilique Saint -Maurice d'Épinal, 2026).