Death Dealer, Reign of Stell

Qu'est-ce que nous raconte une première écoute ? Faut-il écouter un album trois ou cinq fois avant d'en parler ? Sûrement, oui. Mais je vais vous causer d'un disque pioché (presque) au hasard ; vous en parler en l'écoutant juste une fois. Reign of Steel de Death Dealer est sorti hier vendredi 23 Janvier sur le label Massacre Records. C'est du power metal.

J'ai toujours peur de manger un trop plein de doubles croches martelées par la batterie quand je me lance dasn l'écoute d'un disque de power ou de speed metal... et c'est ce qui se passe dès le premier morceau de Reign of Steel, la batterie est un métronome. Les voix rappellent ce que propose un groupe comme Helloween avec de belles montées dans les aigus. Les guitares caracolent fendant le ciel d'une pluie d'éclaires aveuglants. Après cette entrée en matière classique et solide (Assemble), la tempête s'installe avec un soupçon de... Ho surprise... calme. Oui. La chanson Devil's Triangle alterne speed et mid tempo. Il y a encore un changement de rythme pour Riding on the Wind et son refrain fonctionnant comme un hymne (c'est la lois du genre). Autre surprise Bloodbath est un mix entre de la fusion metal des années 90 (Suicidal Tendencies) et du heavy metal hurlé (façon Judas Priest). Raging Wild and Free, propose un mid tempo qui freine dans les virages pour mieux nous lancer sur la grand route : Blast the Highway, un classique de chez classique (single taillé pour le bitume). Compelled ralentie faussement. Les guitares hachent l'atmosphère et le chant hargneux (un côté Accept) s'aventure dans les contrés menaçantes du heavy metal des années 80. Au jeu des comparaisons Dragon of Algorath m'évoque Iron Maiden, c'est une chevauché avec de beaux solos de guitares et des vocalises de malades. Viennent ensuite Sleeping Prophet et Reign of Chaos, plus de 6 minutes chacune, presque 1/3 de l'album. Elles sonnent comme des B-Side, peut-être parce qu'elles sont plus longues, ou alors parce qu'elles mélangent un peu de tous les ingrédients des morceaux précédents. Ces titres gagneront sûrement à la réécoute. 

Une impression de profondeur et d'intensité se dégage lors de la première écoute de Reign of Steel. 3/4 d'heure qui passe vite et qui donne envie de rejouer l'album pour voir. À remettre sur la platine au minimum 5 fois.

Emeric Cloche. 

Pochette de l'album de Death Dealer Reign of Steel