Hubert Félix Thiéfaine, Defloration 13, Sony, 2001


Il y a du renouvellement dans le rock d'Hubert Félix.
La musique est plus sucrée, plus ronde, moins tranchante. Avec Défloration 13 Hubert Félix Thiéfaine arrive à se renouveler tout en restant Thiéfaine. Il traine ses caisses d'ironies et de désespoirs sur un rock torpillé au rap désabusé (Also Sprach Winnie l'Ourson). Sa joie contenue dans une bluette à la con taillé pour la radio donne envie de se coucher au soleil (Le Touquet 1925). L'histoire de désir obligé (Guichet 102), la déconnade jouée à grande vitesse (Joli Mai Moi de Marie)... et un Éloge à la tristesse fonctionnent bien. L'effet "mur du son" guitare électrique saturé "rythmique de machine à laver" peuvent fatiguer l'oreille à la longue... Mais tout de même, nous avons là un beau missel qui a su digérer le rock de la fin des années 90.


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