It Follows (Robert Mitchell, 2014)



Voilà encore un film manqué lors de sa sortie en salle... c'est le genre de chose que tu sais très vite en voyant la qualité des images. Dès les première minutes devant ta télé tu te dis : faut voir ça en grand pour être convenablement enveloppé dans l'histoire. Une histoire d'angoisse et de traque. Une allégorie de la fin de l'innocence, de la prise de conscience de la vanité, et de la mort qui vient.


Robert Mitchell avait déjà réalisé un film (The Myth of the American Sleepover) qui était sorti directement en DVD et qui avait fait parler. Avec It Follows il enfonce le clou dans un autre genre. Les préoccupations adolescentes sont là, parfois à peine esquissées (certains passages ne sont pas sans rappeler Elephant de Gus Van Sant). Poésie est un des mots qui vient en tête à l'évocation du film. Un film qui fait peur grâce à son sujet, à la musique (Rich Vreeland) et à la photo parfois un peu floue. La réalisation bien travaillée oscille entre le glauque et un certain réalisme. Il y a du Gregory Crewdson, du John Carpenter (Halloween) et du Jacques Tourneur (La Féline) là-dedans. À voir, de toute urgence, et de préférence sur grand écran...


Commentaires

  1. La comparaison avec une MST peut tenir (mais dans ce cas là la solution est de ne pas arrêter de faire l'amour pour survivre, une longue chaîne de relations sexuelles effrénées semble être la seule solution).
    Le film ne donne pas de lecture morale du type "il faut ne pas faire l'amour", au contraire le final (je trouve d'ailleurs qu'il s'en sort très bien, j'avais peur que cela finisse à la fin de la scène de piscine) peut suggérer qu'il faut faire l'amour, puisque c'est agréable et que de toute façon la mort viendra.
    Si il faut faire une comparaison c'est d'ailleurs celle-ci qui je préfère : la mort qui vient, la prise de conscience de la mort.

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  2. J'en fais référence, difficile quand même de ne pas le faire, à une MST, mais on est bien d'accord, tout ne repose pas la dessus. Évidemment.
    Prise de conscience de la mort, oui, c'est ce que j'écris en gros :"le film tend à présenter l'éveil à la sexualité des adolescents comme un basculement irrémédiable vers le monde funeste des parents".
    Il n'empêche. On s'emmerde. Et la dernière partie ridicule n'arrange rien. Au contraire. De là à penser qu'on ne leur souhaite qu'une chose, la mort, il n'y a qu'un pas...

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  3. Franchissons-le gaiement, et donnons-leur RDV au Bataclan vendredi dernier !
    une critique plus nuancée :
    http://ilaose.blogspot.fr/2015/02/it-follows.html
    j'adore ces mecs.

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