Jamie Cullum, Mixtape


Souvent parmi les gens qui écoutent de la musique en France et qui en font un des référents émotionnels majeur et/ou un des sujets de discussions récurrent on croise de très nombreuses références de musique anglo-saxonne, beaucoup de chansons, et je remarque que la voix et les paroles de la chanson font alors office d'instrument de musique et que très très peu d'auditeurs français de musique anglo-saxonne s'intéressent aux paroles. Mais peut-être que ce désintéressement envers les paroles est le même pour les auditeurs anglo-saxons ? Je me souviens avoir lu il y a peu dans Gueule de Bois ou Cardiff Dead de John Williams une pensée d'un des personnages qui s'interroge sur la débilité des paroles du refrain d'une chanson de Radiohead. Depuis que j'écoute Léonard Cohen, Bob Dylan et Nirvana il m'arrive souvent de tenter de traduire les paroles, bien des fois je me construis mon propre sens, je tords un peu le morceau, ça a son charme.

Jamie Cullum vient de sortir un nouveau disque (1) et dedans il y a la chanson Mixtape, il y chante l'importance de ces compiles que l'on fait pour les offrir à quelqu'un ou pour marquer un moment... Tout ce qu'on y met de Morrissey à John Coltrane et de Nine Inch Nails à Louis Armstrong. A chaque fois que je l'écoute je me souviens du livre de Rob Sheffield Bande Originale paru chez Sonatine en 2009. Rob cause de ses compiles sur cassettes des années 80 et 90 qui ont accompagné sa vie. Il cause aussi du deuil, de ce que ça fait d'être veuf et jeune. Il déterrera quelques souvenirs musicaux et vous donnera envie de ressortir vos vieilles compilations et les souvenirs qui y sont accrochés. De la musique comme la madeleine de Proust...

Jamie Cullum, Mixtape




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(1) The Poursuit chez Decca Records, on ne sera pas sans en reparler sur Duclock.

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