Ludovico Einaudi, Nightbook, Ponderosa, 2009


Dès que les premières notes commencent à tourner on sait qu'on peut s'installer tranquillement dans le fauteuil. Ceux qui auront posé les oreilles à ses précédents albums (Divenire, Eden Roc, LaScala...) reconnaîtront immédiatement le toucher de Ludovico Einaudi, quelque part entre Chopin, Jarret façon Köln Concert, Steve Reich et Glass. Le morceau Lady Labyrinth est un bon exemple de petit film musical personnel proposé par Nightbook ; une grosse réussite haletante avec un côté Ennio Morricone en moins rêche. Les effets électroniques, comme sur Divenire, sonnent juste et se fondent très bien dans l'ensemble. Il y a une urgence dans certains morceaux, quelque chose de tendu que l'on ne trouvait pas forcément dans les précédents albums (tout au moins ceux que je connais) à part peut-être, en moins prégnant, dans Eden Roc. Ludovico Einaudi continue à bâtir des mélodies fluides immédiatement identifiables, mais jamais ennuyeuses et c'est un peu comme si quelque chose de la culture rock était entré dans le classique pour donner une musique contemporaine facilement assimilable. Sur Eros par exemple on n'est pas loin de Metallica période Master Of Puppets. La progression d'accords sur la fin de Bye Bye mon amour est particulièrement rock, on a presque l'impression d'entendre une guitare.

Ludovico Einaudi, Lady Labyrinth


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