Le rock des années 90, ça va faire 20 ans que ça a commencé

Disons la vérité vraie, celle qui ne ment pas trop, je n'arrive plus vraiment à écouter Nirvana. Je connais les chansons par coeur et elles sont tellement pleines de souvenirs et de vécu qu'elles craquent de partout. Alors j'hésite à les mettre sur la platine ; bien sûr quand j'en mets une elle passe très très bien. Il suffit de me dire un titre pour que je le déroule dans ma caboche, oui même les D-7 et autre Return of the rats. A la grande époque Nirvana, 24 albums s'alignaient dans mon étagère à disques : les 5 officiels - le live électrique n'était pas encore sorti - et 19 pirates allant de Kurt Cobain chantant dans sa salle de bain à la tournée avec le violoncelle sur scène. Aujourd'hui il m'en reste 5 et puis aussi ce disque the "Priest" they called him de Kurt et William Burroughs. J'ai une version de Polly avec de la batterie jouée à toute berzingue.



Pour retrouver cette athmosphère de liberté et de monde réél, loin des gonzesses en maillot de bain au bord de la piscine et des types body buildés qui lâchent devant les micros - de tout cet érotisme hygiénique, macho et puant que dégueule une bonne partie de la musique actuelle - je me plonge dans les Meat Puppets, The Vaselines, Les Breeders, L7, les Melvins, Mudhoney... les Pixies, bien sûr. Ces kilomètres de rock à guitare qui nous ont un peu laissés orphelins. Quoi que en France les Deportivo, par exemple, soient animés de la même énergie.



Il y avait là-dedans un rage et une révolte adolescente, mais aussi un rock un peu détaché qui cherchait autre chose que les gros effets à guitare. Un genre de souffle un peu cradingue, pas lisse, que je peine à retrouver. Mais peut-être que c'est ça le passé, quelque chose comme ce qui a été n'est plus et qui est marqué de souvenirs qui déforment la perception ; parce que le dernier album des Felice Brothers ou des Eels, il pourrait bien se poser là. Et les Two Gallants, c'est quand leur prochain album ? - Hein ? Quoi ! On m'apprend à l'instant que Tyson et Adam feraient un break et qu'ils vont jouer chacun de leur côté dans d'autres groupes... Ah, et les Polite Sleepers alors ?



Bon sang, c'est cette foutue nostalgie qui nous fait croire qu'il ne se passe plus rien.

Commentaires

  1. O diferenta enorma intre anii '70 si '90 .

    RépondreSupprimer
  2. Je me retrouve complètement dans ce que tu dis et je n'arrive pas à expliquer comment j'ai pu me taper les vieux albums de Michael Jackson récemment alors que c'est à ce point pénible pour ceux de Nirvana, un peu comme regarder chanter un enfant à l'école des fans.
    Peut-être qu'effectivement ces chansons et tout ce qu'il y avait autour représentent bien plus que de la simple nostalgie à ré-écouter des vieux titres.

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire