Bob Dylan, Infidels, Columbia, 1983



Il y a quelque chose de nostalgique qui court tout au long de cet album. Le début des années 80 avec son électricité peaufinée, domptée, un peu trop aseptisée... la patte de Mark Knopfler à la production et à la guitare. Mike Taylor ex-guitariste des Rolling Stones est aussi là. La batterie de Sly Dunbar mixée très forte et la basse de Robbie Shakespeare marquent l'oreille et font des merveilles sur les tubesques Jokerman et I and I. Dylan balance ses chansons là-dessus avec leur lot de références biblique et politique sur un ton résolument rock. La controversée Neighborhood Bully et sa vision du peuple juif, d'Israël et de leurs rapports avec les autres pays et surtout les pays arabes environnants résonne avec la photo de la pochette intérieure : Dylan qui ramasse une pierre aux alentours de Jérusalem. La jaquette de under the red sky sept ans plus tard y fera écho. La swinguante Union Sundown cause déjà de la mondialisation et du capitalisme qui régit le marché mondial. L'excellente chanson Foot Of Pride que l'on retrouve sur Bootleg Series volumes1-3 était prévue pour cette galette.


Posts les plus consultés de ce blog

Bob Dylan, Empire Burlesque, Columbia, 1985

Stab & Madball au coeur de l'été

Nothingness, Cognizance et One Day In Pain, du growl pour l'été

Repos court, repos long & Points de Vie (Donjons & Dragons)

Il fait chaud, non ? Canicule !

New Job, please accept

Papier bulle, Vivaldi et quelques pistes sur la toile

Les disques du Vendredi 29 Mai : Baroque, country et death metal