Rencontre au centre culturel Kurde de Nantes (Semaine de Résistance)

Photo Ouest France lors d'un rassemblement du centre culturel Kurde.

La salle était remplie au centre culturel kurde hier soir. Vous auriez dû venir. Avec le thé et la café offerts, il y avait de quoi se réchauffer. 

Plus de deux heures d'échanges pour mieux connaître un peuple et une lutte.
Il a été question des dernières manifestations à Paris (15 interpellations) et à Nantes (12 blessés, des grenades lancées au milieu du cortège familial) face à des CRS en nombre devant le consulat de Turquie. L'Etat français n'aime pas que les kurdes aillent déranger la Turquie. À Nantes, le représentant de l'Etat a reçu la délégation kurde en répondant à leurs questions par une moue d'impuissance. "Ca nous tue." répond la femme qui présente la situation.
Mais pourquoi les kurdes ont manifesté, au fait ?
Parce qu'il y a eu 60 civils brûlés dans des caves à Cizre en Turquie. Entre autres, vu les conditions qu'ils endurent. Nous apprenons qu'un autre massacre semble se préparer à Diyarbakir dans le silence des grands médias
Alors nous avons écouté, discuté, parlé projet politique et auto-gestion concrète, féminisme et place de la femme, idées reçues (la femme qui parlait se présentait comme féministe et musulmane), contrat d'armement entre la France et la Turquie... Il aurait fallu encore plus de monde, il en faudrait toujours plus, mais bâtir cette soirée dans le cadre de la Semaine de Résistances est déjà une belle réussite.
Pour conclure, nous pourrions reprendre une phrase prononcée hier. Il est question d'étincelle et de déséquilibre. Car les kurdes revendiquent un projet politique (le Confédératlisme Démocratique) qui déplaît aux États, un projet dont la réussite sur le terrain peut provoquer "un déséquilibre qui va dans le bon sens pour qui y habite, mais dans le mauvais sens pour ceux qui y règnent."

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