Ugly Kid Joe, dernières pitreries avant le sérieux...



1991... C'était l'époque où, une fois sur deux, on achetait la musique sans savoir ce que l'on allait entendre. J'étais rentré chez le disquaire et sur le présentoir à cassettes la jaquette d'Ugly Kid Joe n'était pas trop pourrie ; je consultais les titres, il y avait Sweet Leaf (un de mes morceaux préférés de Black Sabbath), elle coûtait 25 francs et j'avais ça sur moi.

Un Sweet Leaf torpillé par le funk.

J'avais tellement apprécié la chose que j'en avais écrit une lettre à un copain en reproduisant le petit bonhomme roux qui fait un doigt en cachant une bouteille de bière dans son dos. À l'époque pas d'Internet pour partager immédiatement nos découvertes, un bon disque, un bon morceau étaient comme une pépite et dans As Ugly they wanna be il se passait quelque chose de nouveau, un son dans le sillage des Red Hot Chili Peppers. Sur Madman ou Whiplash Liquor le chanteur rappait un petit peu - trois fois rien mais à l'époque on n'entendait pas ce genre de phrasé dans le hard rock qui arrivait jusqu'à nous - et l'espoir de réconcilier l'écoute de Public Enemy avec celle d'Iron Maiden pointait le bout de son nez. Plus tard le slow débile Everything about you passerait à la télé ; c'était rare ça... voir ce qu'on écoutait.

Et puis Ugly Kid Joe c'était un peu les dernières pitreries avant le sérieux des chansons de Kurt Cobain.

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