Lescop, dans le rock c'est toujours un peu étrange de comprendre les paroles



Les textes sont plus travaillés que la voix, mais comme les textes sont biens travaillés... 

The Cure se tient en embuscade derrière certaines chansons, Indochine nous avait déjà fait le coup, avec Lescop c'est un peu pareil en plus dark... la basse est en avant, les guitares sont aigües, la batterie date de 1982 ou 1986, les claviers répondent présent à chaque morceau. Si tu veux danser tu peux rester les pieds collés au sol et te déhancher en remuant le popotin, les épaules et les bras. Tu peux aussi écouter ça le cul dans le canapé, façon dandy, un cocktail à la main.

C'est bon d'entendre des chansons en français dans le texte, l'oreille s'habitue petit à petit à la langue. Dans le rock c'est toujours un peu étrange de comprendre les paroles sans passer par le filtre de la traduction. Du coup la voix perd de son côté instrumentale. Lescop à une voix faussement désinvolte, un peu comme les paroles... des chansons d'amours qui savent défocaliser et qui lorgnent vers le fait divers. Nous ne sommes pas dans la tradition chanson française et francophone d'avant le rock, mais dans la ligné "poésie rock" où le jeu se fait en premier lieux sur le rythme et la résonance des sons. Les textes sont plus travaillés que la voix, mais comme les textes sont déjà biens travaillés, ça passe. Le mixage est peu être un peu sourd pour les instruments, mais ça rajoute un côté, heu... punk.




Lescop, Pop Noire Records, 2012. Je ne sais pas si l'album passera souvent sur la platine, je ne sais pas trop non plus en quelles occasions ? Mais ce qui est sûr c'est que je peux écouter trois ou sept fois de suite Le mal mon ange sans ressentir la moindre lassitude. Voilà un premier album solo d'un artiste que l'on va suivre de prêt, parce que curieux d'entendre l'évolution. Si vous accrochez, je vous conseille d'aller faire un tour du côté de Frustration, des Rebels de Tijuana version française et de Mustang.

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