Le Rock, cette madeleine.

Tant qu'on est pas mort, le corps est parcouru d'une multitude de décharges électriques. C'est ça que fait la musique des White Stripes (et plus généralement le rock) : ils envoient des milliers de petites décharges électriques, du coup ça fait connexion et communion. Et pour que la communion ne soit pas ennuyeuse, il faut des petites mélodies accrocheuses qui se renouvellent.



Un duo, une valeur sûr...
Moins t'en as et plus t'es obligé de te creuser la caboche, Meg et Jack ne sont que deux, Jack est un peu multi-instrumentaliste, mais il ne peut pas tout faire en même temps. L'économie de personnel oblige les White Stripes à se concentrer. Il  ne se passe pas mille truc en même temps et du coup la perception de ce qui se joue est évidente.


Toujours cette madeleine...
Il y a clairement quelque chose de Nirvana dans The Union Forever, dans le riff de guitare comme dans la voix. Le rock comme le jazz établie une communication perpétuelle avec le passé. Les passerelles se font de manière conscientes ou inconscientes dans la tête de la personne qui écoute. Les White Stripes et plus généralement les productions de Jack White, sont un peu notre Led Zeppelin à nous... et ce n'est pas finis.





The White Stripes, Blood Cell, XL Recording, 2001

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