Blackout & Crazy World, Hard Rock à tous les étages

Alors oui bien sûr il y a le bon vieux temps avec son cortège de souvenirs qui s'étire dans la lumière blanche, il y a le parfum d'une époque, la nostalgie de la lumière et compagnie ; mais cela est-il suffisant pour expliquer l’engouement persistant autour du Hard Rock ?



Je me souvenais très bien de Blackout, No One Like You et When The Smoke Is Going Down. Je me souvenais de l’énergie de l'album. Trois ou sept tonnes de joie de vivre et de déclaration d'amour au public. Enregistré en France du côté de Nice après une opération des cordes vocales pour le chanteur Blackout est un album important, Scorpions y étale une façon de vivre quelque part, là-bas, au début des années 80.




Blackout était sortie en 1982 et ce n'est que quelques années plus tard après AC/DC, Krokus, Iron Maiden, Blue Öyster Cult et Metallica qu'il devait nous arriver entre les feuilles. À l'époque pas d'Internet, juste des magazines et des copains pour se prêter des cassettes, puis des cd afin de satisfaire notre curiosité musicale, toute en calmant nos hormones en folies....




J'ai tout de suite accroché au son aiguë de Crazy World. Je me souviens de cette découverte (quatre tubes tournaient en boucles : Restless Night, Wind Of Change, Send Me An Angel et Still Loving You) et pourtant l'album ne fonctionne pas vraiement comme une madeleine de Proust et je suis tout à fait capable de me détacher de l'époque. il y a peu, je me suis rendu compte à la faveur d'un trajet en voiture que je connaissais TOUTES les chansons de cet album sur le bout de la langue. Notez que je n'étais pas le seul à chanter dans la voiture...

Il y a a beaucoup de chose dans ces deux albums et pas que des flashbacks ou des réminiscences des Guns n' Roses à venir. Il y a surtout une putain d'envie d'ouvrir la bouche et de croquer dans ce qui reste à croquer.


Voilà ce qui nous pend au nez, un retour de hard rock. Nous finirons vieux (pour celles et ceux qui tiendront le coup) et nous écouterons ses solos de guitares électrique, ces braillards portés par des diesels basses batterie, et ce sera de la musique de grand père et de grands mère.



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