Quelqu'un a du feu ?

On - mais qui est ce on ? - nous dit qu'il faut envoyer un signe fort aux marchés, ce qu'illustre très bien Guy Birenbaum :


C'est comme un air de pipeau, le même qu'en 2008, non ?

Il y a des meutes à Londres dans un "quartier multiethnique". Pourquoi multiethnique ? A quoi jouent les médias qui emploient ce genre de terme pour parler d'émeute et les géolocaliser ? Est-ce que par hasard il n'y aurait pas là une volonté de faire passer un message empreint d'essentialisme : "l'ethnique" brûle de la voiture et incendie du magasin parce qu'il est "ethnique" ? Pourquoi ne pas titrer qu'à Londres un quartier envoie un signe fort aux marchés ?



Commentaires

  1. Bravo Duclock pour le commentaire sur la ressucée des médias sur le caractère "Multiethnique". Je suis à 1000 % avec toi contre la bêtise sémantique, la paresse linguistique et l'insuffisance sémiologique des médias (et merde aux pompeux geeks qui scrutent les contresens à longueur de journée).
    Tu prouves assez régulièrement par tes articles approfondis avec lesquels je ne suis pas toujours d'accord, qu'une étude minutieuse de ce qui nous entoure, par la curiosité et la recherche sans cesse remise en cause,c'est une école du journalisme. Je l'oppose aux écoles de journalisme comme à celles de la politique qui ont vocation à couper les têtes qui dépassent. Ainsi, on nous ressert sans cesse les mêmes blabla copiés-collés sans réflexion sur les "évènements". Bon, y en a qui font des efforts aussi, car tout n'est pas que caricature dans ce bas monde, heureusement et je pense que même indépendant, on peut assez vite tomber dans ce que les autres attendent de nous. Difficile jonglage mais qui mérite plus que jamais d'être poursuivi maître cloche.
    A bientôt
    gwenaël (et merci pour la rage d'Arkana, çà défoule en plein cagnard)

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