Le Concert de Resistenz & Philippe Gicquel


Je ne savais pas trop comment vous parler du concert de Resistenz qui a eu lieu au Violon Dingue le 24 Octobre dernier - ce fut pour moi un très bon moment de poésie et de rock n' roll - et ne voilà-t-y pas que j'apprends quelque part entre un résumé de baston dans les bars, un dîner chez le chinois et un thé dans un salon de thé que Philippe Gicquel en a fait un à sa façon.
Philippe Giquel entretient par ailleurs quelques blogs sur la toile : dedale21052, mosaique52 et vagabondage52.

J'ai regretté une chose ce 24 Octobre, c'est d'être venu sans bouquet de fleurs à jeter sur la scène. L'art répond à l'art voici donc les textes de Philippe :




l’influence de la musique et des mots – ambiance générale du début du concert – il s’agit d’un premier jet. Aucune réécriture.


Visages de grottes –
Ciels dantesques
&
piaulements de souris. Au début du monde,
au premier matin du monde.
REVOLVER
des aurores bleu électrique.

La tribu piaule (les hommes sont aussi des souris).


Un slow suave et soyeux évoquant les bébés roses des cités noyées de lumière.
Lampadaires du rock’n roll –
Resistenz & ses guitares qui dansent
sur la scène des tribus rock –




Sur Milena -
Ici, j’ai essayé de rebondir sur les paroles (qu’on retrouve en italique dans le texte) et d’écrire en restant immergé dans la musique – aucune réécriture


Des anges se lamentent au-dessus du monde.
Ils ressassent, leurs gestes sont trop connus.
Toutes les guerres se tiennent dans une seule, celle d’aujourd’hui, ici-même, ailleurs, partout.
Le peuple ne crie pas, il gronde.
Les anges se taisent.
Les anges sont des emplumés qui replient leurs ailes.
Yeux furibonds,
écoulés en Europe,
couleurs fanées,
rues grises, en cendre.
Les anges piaulent, crient.
Condamné à mort.
Le peuple ne crie pas, il gronde.
Je suis d’un autre temps où les anges visitaient les enfants quand ils étaient endormis, d’un temps où les hommes étaient encore des assassins un peu artisans, un peu maladroits. Alors que nous sommes devenus des assassins industriels, des enfants salopards, des enfants de la machine indifférente.




Sur une autre chanson – même procédé et toujours texte brut non réécrit


Un vieux dragon
chante au Violon dingue.
C’est la nuit,
la révolution
On entend encore d’anciens cris
On entend un cheval de couleur pâle.
Il hurle au bout de la Terre
marche avec une ombre
qui ira le chercher
qui ira le
sauver par un rire


(Musique)

&

(Musique)

Qui ira se pendre au bout du monde

(Applaudissements)




Sur une autre chanson – même procédé et toujours texte brut non réécrit


(Tam-tam)

Elles reviennent sur leur passé.
Qui ?

Mais les vieillardes des cités occidentales.
Elles reviennent se saouler,
les vieillardes roses des caves du monde,
là où s’étiolent les oubliés, les rejetés
Elles sont furieuses.
Qui ?

Mais les vieillardes, les mères des passants, les mères de tous ceux qui déambulent sur les trottoirs de nos cités.

(FIN)

Philippe Gicquel.



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