Coming out


Dans son livre Gangsta Rap Pierre Evil écrit : "Souvenez-vous : "We don't like them hoes / On n'aime pas ces putes", lâchait Snoop sur Gin & Juice. Et c'était vrai, il ne les aimaient pas ; ils les baisaient, mais sans sentiment, sans respect, sans échange ; ils les baisaient, mais simplement pour pouvoir s'en vanter ensuite auprès de leur potes, parce que "Ain't no fun if the homies ain't no" / "C'est pas drôle si les potes s'en payent pas une tranche", comme le chantait Nate Dogg un peu plus loin sur l'album. Ces postures, ces insultes, ce mépris, ce n'est pas la misogynie classique du séducteur compulsif couvert de femmes auxquelles il ne s'attache pas (et dont le maquereau n'est qu'un modèle dégradé en version ultra-mercantile) ; c'est une misogynie de types qui, finalement, n'aiment pas être avec des femmes. Mais préfèrent rester entre eux. Entre homies. Entre hommes."

Dans le hip hop l'homosexualité semble bien être la plupart du temps une insulte. Les stars du rap US comme Eminem ou 50 Cents disent leur haine des homosexuels, on retrouve souvent les même postures dans le hip hop francophone où par exemple Admiral T (dont l'album est distribué par Universal) chante sur un morceau dancehall : « On est venu pour brûler les pédés qui restent près de l'hôtel de ville... Tu peux en être sûr, ils ne s'en sortiront pas sans bobos... Ce que je dis, c'est ce que je pense moi-même, je ne suis pas un menteur... Si tuer les pédés, c'était du sexe, je serais un nympho... Ils vont souffrir, souffrir, ils vont prendre du gaz, du gaz... Au lieu de tirer au fusil sur ton frère, tire sur eux... Ils vont cuire comme de l'eau dans un chauffe-eau... Les pédés, c'est des cigarettes, brûlez-les comme des mégots... ». Il faut dire que dans le reggae qui est un des ancêtre du rap, l'homophobie est plutôt courante.

Il y a un hip hop qui se tient à l'écart de la plupart des radios et des clichés et qui ne s'enlise pas, même s'il continue à suivre des codes et des poncifs...

QBoy, Coming Out 2 Play feat. She


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