Bob Dylan, Empire Burlesque, Columbia, 1985


La pochette de l'album est terrifiante, Dylan devait être fin saoul au moment de la séance photo. On imagine un Bob Dylan avec du plomb plein les ailes. Le plomb des années 80. Il continue à composer et à chanter, c'est touchant. Il a ce côté rock que l'on retrouve sur les chansons comme Cold Iron Bound (cf. Bob Dylan Live 1961-2000). Et même un peu rock'n'roll avec Clean Cut Kid qui a donné un single à l'époque.
C'est aussi l'album de Bob Dylan avec des synthés, mais même sur When The Night Comes Falling From The Sky où il en met une couche, ça fini par passer, parce qu'il y a la voix, les paroles et comme un fond de dérision bienvenue qui plane quelque part. Même que sur Something Burning, Baby ils sont plutôt bienvenus les synthés.
La voix de Dylan doublée par celle de Madelyn Quebec ça passe bien...
En fait tout ce qui me faisait arrêter fissa l'album il y a dix ans parce que ça sonnait trop années 80 a fini par passer.
Oui, les temps changent.
Les quelques fulgurances reggae de Sly Dunbar et Robbie Shakespeare que l'on trouvait déjà sur Slow Train Coming sonnent bien. Aucun tube (1), reste ce titre Empire Burlesque...
Au final, un disque au mixage assez bordélique (2), qui donne envie de prendre la route, même si la bagnole n'est plus à la mode.

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(1) quoi que When The Night Comes Falling From The Sky avec son rythme entre Iron Maiden et Indochine, sa fin qui n'en finit pas... et puis Something Burning, baby pourrait bien devenir un hit quelque part... dans une autre dimension.

(2) À quand la possibilité de faire soi-même le mixage d'un album avec une chaîne qui tient la route, un genre de 4, 8 ou 16 pistes maison où l'on pourrait choisir de mettre soi-même telle ou telle piste en avant ? Voilà peut-être une piste de réflexion pour un nouvel objet musical qui viendrait remplacer ce bon vieux disque.

Commentaires

  1. Avis hautement intéressant, et intriguant.
    La trilogie chrétienne, j'y arrive. Infidels, j'y arrive. Il y a même beaucoup de perles dans ces "machins".
    Mais Empire Burlesque, j'aimerais bien pouvoir me dire que j'arriverai à l'encadrer dans dix ans...

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