Les copains d'Eddie Coyle, de George V. Higgins


Un roman qu’on voit bien au cinéma, avec des scènes et des dialogues tout droit sortis d’un film de Tarantino. En fait le film existe ; il a été réalisé par Peter Yates en 1973.



Très peu de descriptions, toute l'histoire se comprend grâce aux monologues improbables et aux tirades à rallonge. Embrouilles de gangsters : untel vend des armes à truc qui les revend à bidule qui lui-même rencarde le flic tuyauté par machin... Un noeud inextricable ou chacun joue son coup, et ça finira très mal pour un de tous ces gars-là. Eddie Coyle là-dedans ? Il est au milieu ; c’est celui qui s’est fait casser les doigts pour n’avoir pas été assez prudent en refourguant des armes. Alors maintenant, il essaie de faire gaffe. Pas sûr que ce soit gagné, avec un flic au cul, et des braqueurs trop gourmands. À noter que le fournisseur en armes s'appelle... Jackie Brown. Très rythmé par la permanence des dialogues, le roman semble léger avant de plomber par sa fin, sèche et bien noire.

George V. Higgins est un auteur américain mort en 2000 en laissant presque une trentaine de romans, dont quelques autres ont été traduits chez Rivages : Le contrat Mandeville, Paris risqués et Le rat en flammes. Il semblerait que son oeuvre mérite le détour.

George V. Higgins, Les copains d'Eddie Coyle, Rivages/Noir, 1991, 7,80 euros, 191p.

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