Un été ardent avec Andre Camilleri

Puis il resta à lire jusqu'à 11 heures du soir un beau roman policier de deux auteurs suédois qui étaient mari et femme et où il n'y avait pas une page sans une attaque féroce contre la social-démocratie et le gouvernement.
Montalbano le dédia mentalement à tous ceux qui dédaignaient de lire des polars parce que, selon eux, il ne s'agissait que d'un passe-temps du genre énigme.

Je suis loin de dédaigner le polar, ou le roman noir ou qu'importe le nom, mais j'étais jusqu'ici passée à côté de Montalbano, la plume de Camilleri et la traduction de Quadruppani. Sacré chaud mélange avec un goût de reviens-y.

L'Italie continuait à être servante d'au minimum deux maîtres, l'Amérique et l'Eglise, et la tempête était devenue journalière à cause d'un pilote ch'era megliu perdirlu ca truvarlu, qu'il valait mieux le perdre que le trouver. Certes, les provinces dont l'Italie était femme s'élevaient maintenant plus ou moins à une centaine, mais en compensation, le bordel avait cru de manière exponentielle.

Andrea Camilleri, Un été ardent, Fleuve Noir, 2008, 19,90 euros, 221 p.

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