Chick Corea, Now he sings, now he sobs, Blue Note, 1968



Chick Corea, Miroslav Vitous (basse) et Roy Haynes (batterie) se sont rencontrés trois fois les 14, 18 et 27 Mars 1968 au A&R Studio de New York où ils ont enregistré 13 morceaux. Voilà le résultat.

L'album Now he sings, now he sobs est moins exubérant que le premier Chick Corea. Si l'on retrouve les phrases explosives et véloces du pianiste, ce deuxième album sonne plus "intime", la formule trio n'est pas pour rien dans cette impression. Le phrasé fait parfois penser au jeu de Thelonious Monk (vers la fin de Matrix ou dans Now he beats the drum, now he stops), nul doute que d'autres pianistes dont Bud Powell planent ici et là. À 26 ans Chick Corea pose une pierre bien stable dans ses oeuvres. Chacun des musiciens trouve sa voix pour s'exprimer. Now he sings, now he sobs fait partie de ces enregistrements dont on ne se lasse pas. Les compositions sont à la fois complexes et spontanées. Moins marquées dans "l'air du temps", plus surprenantes.

NB : La version CD propose 13 morceaux (l'ensemble des sessions) soit 8 morceaux de plus que le disque original (dont une reprise de Pannonica de Thelonious Monk). Dans sa version courte, en 33 tours, l'album devait faire l'effet d'une brève secousse intense.

Chick Corea enregistrera de nouveau avec les mêmes musiciens 13 ans plus tard pour ECM. Le disque comportera des improvisations et des reprises de Monk.



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