Jon Irabagon, It takes all kinds, 2013

Jon Irabagon, It takes all kinds, 2013


En découvrant Jon Irabagon avec un disque de jazz classique de fort belle facture et nous nous étions dit qu'il y avait quelque chose à creuser. It takes all kinds est le 7 ème opus du saxophoniste en tant que leader. C'est un enregistrement en concert (Peitz Festival, juin 2013, Allemagne) sous la forme trio avec Mark Helias à la contrebasse et Barry Altschul à la batterie. L'occasion de découvrir le saxophoniste sous un angle free jazz.

Un free jazz balisé

Les habitués des longues phrases ponctuées de gémissements articulés au saxophone s'y retrouveront dès l'ouverture (Wherewithall). Ce même saxophone se fait parfois funky (Vestiges) et Bird (Charlie Parker) survole le concert sur Quintessential kitten. Irabagon a du souffle, la batterie de Barry Altschul tisse une toile assez souple avec un jeu qui lorgne vers la mélodie. À faible volume d'écoute l'enregistrement ne met pas en avant la basse, on la devine cependant et c'est toujours un plaisir quand le contrebassiste prend l'archet (ici sur un des morceaux les plus cinématographiques de l'album : Elusive). Le saxophone devient hachoir sur la bien nommée Cutting Corner et c'est un peu comme si Thelonious Monk avait délaissé le piano. Après Sunrise (une ballade) le concert se termine sur un morceau qui alterne cavalcade et courtes accalmies (Pause & flip). 

Facilement écoutable

Si cela reste presque scolaire dans l'impro on ne s’ennuie pas et à aucun moment l'oreille ne souffre ; la promenade est fort agréable et sans échauffourées, ce "sans échauffourées" semble être une marque de fabrique des productions de Jon.



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