Haunting Siren, Desaster

Herbert_James_Draper,_Ulysses_and_the_Sirens,_1909
Ulysses and the sirens, Herbert James Draper, 1909

Le titre Haunting Siren de Desaster ouvre une nouvelle série de textes regroupés sous le tag "elle dit quoi la chanson ?".

Être mythique antique (Ulysse) et médiéval (Mélusine) la sirène peut être l'incarnation de l'inconscient, de la puissance du désir et de l'autodestruction. Elle est à la fois belle et morbide... du petit lait pour le Metal.

Eldritch flows the Rhine

Le paysage a toujours une importance dans les morceaux de Black Metal, ici on retrouve la nuit froide, la montagne (sûrement le rocher Lorelei), des falaises déchiquetées et l'étrangeté (Eldritch) qui coule avec le Rhin. La chanson s'ouvre sur l'idée de chasse sans que l'on sache très bien s'il s'agit des marins qui partent pêcher ou des sirènes qui sortent des flots (plus probable) pour chasser.

Lovely maidens flair

Une femme émergeant de l'eau, les seins nus ses longs cheveux tombent dans l'onde. L'image de la sirène est connue de tous. Desater n'insiste pas sur son attrait érotique. Au passage on peut se demander s'il existe des hommes sirènes (Non, Triton n'est pas l'équivalent masculin de la sirène).

Invited to let life

Se laisser aller dans la nuit voilà ce que chante le narrateur. On peut presque penser au suicide, à l'appel et au désir de la mort. Le passage calme de la chanson dit qu'il sent que sa vie touche à sa fin mais qu'il n'a pas peur. L'idée d'être submergé (par la folie, la beauté et l'ombre) est là.

And Now I'm forever her

C'est qu'en cédant à l'appel des sirènes le narrateur se laisse envahir par quelque chose d'immense. L'idée de se perdre dans quelque chose de plus grand est contenue dans le mythe de la sirène qui entraîne sa proie dans les profondeurs ; elle peut incarner la dissolution de la conscience. Les morceaux de Black Metal s'attachent souvent à la perte, ici cette idée de perte est englobante, elle se fait dans quelque chose de plus grand que soi.

Haunting Siren est tirée de l'album : Desaster, The Oath Of An Iron Ritual, metalblade records, 2016.

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