Avantasia, Ghostlight (Nuclear Blast, 2016)




Ghostlight, le nouvel opéra metal de Tobias Sammet est sucré et entraînant. La liste des chanteurs de ce 7ème opus du projet Avantasia est longue comme le bras.

C'est la voix de Dee Snider (Twisted Sister) sur la chanson The Hauting qui m'a fait basculer cette voix et la composition qui ouvre l'album (Meat Loaf n'est pas loin). Il y a des choeurs, des refrains, des envolées et des cavalcades. Les voix manquent peut-être un peu de différences de tessitures pour couvrir toutes les octaves d'un opéra, le chant reste très heavy metal (on ne vas pas vraiment s'en plaindre) mais au bout de quelques écoutes les chanteurs se détachent les un des autres. Quelques titres se détachent immédiatement du lot grâce au niveau mélodique, puis les autres se taille une part dans les 73 minutes de musique. Les titres sont de facture classique : les amateurs de speed metal ne resteront pas indifférent aux douze minutes de Let the storm descent upon you et à Ghostlight qui mouline à tout va, il y en a aussi pour les gothiques avec un Draconian Love qui lorgne du côté de la new wave (la voix basse de Herbie Langhans colle parfaitement). Babylon Vampyres un morceau sans synthétiseur, ni orchestre est un concentré de hard rock FM. Lucifer navigue sur plusieurs tableaux... 

Ah oui j'allais oublier, le sujet de l'album est le temps (un coup d'oreille à Master of the Pendulum résume bien le concept) et le disque qui dure une heure et quinze minutes si il n'est pas très surprenant n'ennuie jamais. Un opus tout à fait jouissable pour qui ne craint pas un peu de paillettes et de sucre glace (vous pouvez tester votre résistance au sucre qui dégouline de partout avec la balade Isle of Evemore chantée par Sharon Den Adel).




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