Ombra Felice, territoire d'introspection et équilibrisme




Ok, ce n'est pas Régis Campo qui a reçu hier soir la Victoire de la musique classique dans la catégorie compositeur. Guillaume Connesson, dont nous avions particulièrement apprécié le Cosmic Trilogy, a reçu le prix et il en a profité pour inviter les gens à venir écouter la musique qui se fait actuellement. Mais avant de nous pencher sur sa dernière oeuvre (Lucifer) ainsi que sur la soprano Sabine Devieilhe et le claveciniste Jean Rondeau (nous causerons aussi d'Edgar Moreau) je vous propose de vous plonger dans les cordes d'Ombra Felice.


Le quatuor à cordes, d'une part, est une forme que je trouve particulièrement propice à l'introspection profonde et à l'évocation de sentiments et/ou d'images suivant l'humeur ; c'est aussi un territoire d'expérimentation et un numéro d'équilibriste. Une forme de composition musicale précise et sans pitié. Régis Campo, d'autre part, est un compositeur qui a marqué mon oreille. L'album Ombra Felice propose 3 quatuors à cordes (Les heures maléfiques, Ombra Felice, Quatuor à cordes n°2 et une réunion de trois quatuors à cordes (The Lifes & soul of his imagined landscape). La réunion du genre et de Régis Campo interprété par le Quatuor Diatona est une pépite ; indispensable.

Ombra Felice, Régis Campo, Quatuor Diatona, Radio France, 2012


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