Nacthmystium, The World We Left Behind (Century Media, 2014)


Le Black Metal est une poésie qui fonctionne avec les images sombres et froides et la chaleur inaccessible d'un monde à jamais perdu.

The hour came
The decision was made
To leave this all forever

The world we left behind
All we loved
All we held
The world we left behind
Gone now...
As we dive into hell


Le titre du dernier album de Nachtmystium annonce la couleur : The World We Left Behind... la fin et la perte sont deux thèmes chers à cette musique. Une rage punk émerge de l'ensemble des compositions traversées par des éléments et des rythmes de rock plus mainstream. Ces diverses entorses au genre et quelques effets électroniques discrets permettent au groupe de développer un Black Metal original (un peu comme Myrkur et Watain).

Point de vue texte, si le vieux monde est laissé pour mort, ce n'est pas uniquement pour pleurer sur ce qui n'est plus. Cet abandon est aussi le début de quelque chose d'autre. Entendons-nous bien, cela n'empêche pas la nostalgie de fonctionner mais ce sentiment est rehaussé par l'inconnu ; une page se tourne, la suivante va pouvoir commencer.

The World We Left Behind est un disque testament. C'est beau, triste et dépressif. Quelque chose brille au loin et attire l'oreille comme un aimant.
Que va-t-il se passer une fois que ce monde sera laissé loin derrière ?
Le prochain album de Blake Judd et sa bande nous le dira. En attendant ils s'enfoncent à toute vitesse dans la nuit et la nuit derrière eux est encore plus noire.








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