La Gale, un verre de kérosène pour parer à tout stress


Je ne suis plus curieux du rap.
Je n'écoute quasiment que des vieux trucs.
Je n'y connais plus grand chose et passé l'an 2 000 les albums que je garde dans ma discothèque se comptent sur les doigts de la main : Eminem, Casey, Awol One & Factor, Buck 65, Lil Wayne, K'Naan...
Bref, c'est en allant chercher des places chez le disquaire (1) pour le concert de Little Bob le 6 Avril à Nantes que j'ai entendu pour la première fois La Gale.
Beat minimalistes (2), samples de vieux films, voix chaude et quelque peu désabusée, paroles sans concessions... Je demande ce que c'est et le gars me répond en me montrant le LP.
Le lendemain - après quelques écoutes sur la toile - je retournais chercher la galette.

Il fait sombre chez La Gale, il fait sombre, mais ça fait du bien, parce que moi aussi je ressens ça, parfois, moi aussi je pense ça, parfois. Et y en a pas beaucoup pour le dire comme ça.

Comme avec Casey ou Angle Mort je retrouve en 2013 ce que j'avais dans les années 90 avec les Béruriers Noirs, OTH ou Banlieue Rouge (3) et tout ça sans écouter les Béruriers Noirs, OTH ou Banlieue Rouge. Le rap francophone possède un style et une voix.




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(1) Les morceaux feat Dj Chikano ont quelque chose de Wumpscut en moins pompier.
(2) Oui il reste des disquaire à Nantes dont Mélomane.
(3) En plus de l'énergie brut et de la poésie rude on retrouve les contradictions.

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