Calme Blanc (Dead Calm), Phillip Noyce


Orson Welles débute le tournage de The Deep en 1967 au large des côtes de Dalmatie avec un casting costaud : Laurence Harvey, Jeanne Moreau et Welles lui-même. Des problèmes financiers et la mort de Laurence Harvey en 1973 font tomber le projet à l'eau. Le réalisateur Phillip Noyce rachète les droits du roman vers 1986 et s'en va tourner du côté de Gold Coast, la grande barrière de corail, Hamilton Island et Sydney.

Le livre de Charles Williams (De sang sur mer d'huile puis Calme Blanc à la Série Noire) est un de mes thrillers préférés, par thriller j'entends un bouquin avec un suspense costaud. Le film est une réussite, le huis clos en pleine mer fonctionne très bien. Nicole Kidman est extra ordinaire et Billy Zane (même si je me demande ce qu'aurait donné un type comme Brad Pitt ou Di Caprio dans le rôle) est impeccable. Sam Neil est plus classique mais on le voit pas trop souvent. Quand ce ne sont pas les craquement du bois ou des cordages, la musique omniprésente de Graeme Revell qui signe la sa première bande originale participe pleinement à l'angoisse. Le film contient aussi trois morceaux de Tim O'Connor et le chien le plus stupide de l'Histoire du cinéma.

Calme Blanc (Dead Calm) de Phillip Noyce, 1989, 93 min.

Who Stole The Isopropyl Alcohol, Tim O'Connor




Charles Williams est pas mal adapté à l'écran ; il reste à voir : Allo ! L'assassin vous parle (Hubert Cornfield,1960), Peau de banane (Marcel Ophuls, 1963), Les Félins (René Clément, 1964), Le Gros coup (Jean Valère, 1964), L'arme à gauche (Claude Sautet, 1964), Don't just stand there (Ron Winston, 1968), Fantasia chez les ploucs (Gérard Pirès, 1971), The Man Who Would Not Die (Robert Arkless, 1976), Vivement dimanche ! (François Truffaut, 1983), Mieux vaut courir (Elisabeth Rappeneau, 1989), Hot Spot (Dennis Hopper, 1990) et La Fille des collines (Robin Davis, 1990).


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