Living Colour, Stain, epic, 1993


Stain commence avec un gros riff à la Metallica, la voix peut faire penser à James Hetfield sur ce premier titre, l'efficacité du refrain aussi sauf que ça sautille. C'est Metallica plombé par une rafale de funk, mais les solos de Vernond Reid avancent moins que ceux de Kirk Hammet. Dès le deuxième morceau on pourra convoquer ZZ Top. Du bon hard donc, avec une basse funky, pile poil dans la fusion dont Living Colour sont les précurseurs aux côtés de Fishbone, des Red Hot Chili Peppers et plus tard d'Infectious Groove et Rage Against The Machine. Avec les précédents albums le groupe s'est taillé la part du lion dans la lutte contre la mentalité WASP et le racisme. On trouve sur Stain une chanson sur la bisexualité (Bi). Des morceaux comme WTFF lorgnent clairement du côté de Public Enemy pour l'ambiance alors que This Little Pig est trash de chez trash. Un peu d'Inde se pointe sur T.V. News. Carré, technique, gras et sautillant c'est un album taillé pour remuer de la tête et taper du pied.

Living Colour, Never Satisfied

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