La nuit ne viendra jamais, Joseph d'Anvers



L’idée la plus chouette de ce roman vient de son contexte météorologique. Imaginez un jour de pluie, et celui-ci qui se répète, encore et encore, tous les jours la pluie, les égouts qui débordent et le temps changé à jamais. Cette toile de fond apporte une touche d’anticipation agréable (certains passages se situent en 2024), une atmosphère étrange pour un roman au final bien classique, et surtout, écrit de façon laborieuse, m’a-t-il semblé. Un peu trop emphatique. La Mona Cabriole en voit toujours de belles. Après que Chainas l’ait traînée dans les sous-sols parisiens la voici transportée de l’autre côté du miroir rock’n’roll, les belles lumières et le glamour en moins... L’histoire est bien faite, on a bien envie de comprendre qui tue les spectateurs des concerts de ce groupe célèbre. Le roman reste dans l’univers musical jusqu’à ce final où on peut voir un croisement entre Dorian Gray et une légende du blues...

Joseph d’Anvers est musicien, auteur de 2 albums et du texte Tant de nuits sur l’album Bleu Pétrole de Bashung. Je ne sais pas ce que ses textes et sa musique valent, j’irai voir. En tout cas au niveau de l’écriture romanesque, je ne suis pas du tout convaincue.

Joseph d'Anvers, La nuit ne viendra jamais, La Tengo Editions, 2010, 8 euros 50, 167 p.

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